« La Charte de l’UNESCO indique clairement que la nouvelle Organisation propose de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations. Quelques lignes plus loin, il est précisé que cela devra se réaliser « sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ».
Ainsi, dès sa création, l’UNESCO s’est vue confier la mission de renforcer la coopération scientifique internationale, de s’assurer du succès d’une telle coopération, afin que soit refusée toute discrimination, notamment entre les hommes et les femmes. Pour ce faire, l’UNESCO s’inspirerait (en tant qu’organisation confrontée aux aléas de l’histoire) du bouillonnement spectaculaire des idées au cours des années 70. A l’origine, les activités de l’UNESCO avaient pour but d’assurer l’égalité des chances pour les femmes, laquelle débuta, principalement en matière d’éducation, au cours des années 50, le programme scientifique n’étant pas véritablement concerné. Puis, incitée par plusieurs organisations non-gouvernementales, l’UNESCO se mobilisa en 1967 à cette fin. Ce fut au Chili, avec l’accès des jeunes filles aux carrières scientifiques et techniques. Le projet reçut le soutien financier de l’UNESCO jusqu’en 1974. Toutefois, au cours des trente premières années de son existence, les résultats de ces initiatives ne portèrent pas leur fruit. Doit-on pour autant en conclure que l’UNESCO, à l’instar des sociétés scientifiques de l’époque, fit peu de cas de la question des femmes ?... »
Pour lire l’article dans son intégralité, cliquer sur le lien ci-dessous. Tapping at the glass ceiling: Women, Natural Sciences and UNESCO est une contribution de Renée Clair à Sixty Years of Science at UNESCO 1945-2005, UNESCO, 2006 (695 pages), Editions UNESCO cliquer ici pour un achat en ligne.
Pour en savoir plus : r.clair@unesco.org
Renée Clair a rejoint l’UNESCO en 1997 ; elle est responsable du projet spécial « Les femmes, science et technologie ». Elle a contribué à lancer le Prix L’Oréal-UNESCO « Pour les femmes et la science » et, depuis 2002, elle est la Secrétaire exécutive pour ce Prix. De 1993 à 1997, elle fut conseillère de la Commission nationale française pour l’UNESCO, et a coordonné l’édition d’un livre sur l’éducation scientifique des filles, publié en quatre langues.