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Le Directeur général de l'UNESCO se félicite de la décision de la Cour suprême Israelienne de sauver des maisons historiques de la Vieille Ville d'Hebron

Paris – Vingt-deux maisons d’époque mamelouk et ottomane de la Vieille Ville d’Hébron, dont certaines du XVe siècle, ont été sauvées de la démolition hier, quand la Cour suprême d’Israël a statué contre un décret des Forces de défense israéliennes (FDI) qui avait ordonné leur destruction.



Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, s’est félicité de cette décision en déclarant : « La décision de la Cour suprême d’Israël de sauver de la destruction 22 maisons d’époque mamelouk et ottomane à Hébron représente un pas très encourageant vers la reconnaissance de l’importance primordiale qu’il y a à protéger le riche patrimoine culturel de valeur universelle de la région, face à des préoccupations d’ordre militaire ou sécuritaire ».

Les 22 maisons concernées sont situées sur une route utilisée par les colons juifs pour rejoindre leur lieu de culte. Des raisons de sécurité ont été invoquées par les FDI pour élargir la route, suite à la mort, sur ces lieux, de 12 Israéliens il y a environ deux mois. La Cour suprême a demandé aux FDI qu’elles lui présentent une proposition, qui n’entraînerait pas la destruction de biens. Lorsque le nouveau plan sera présenté à la Cour, les plaignants palestiniens seront de nouveau invités à venir y défendre leur cause. En tant que dépositaire de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (la Convention du patrimoine mondial adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO en 1972), l’Organisation a exprimé sa grave préoccupation aux autorités israéliennes en décembre dernier, en soutenant que la destruction des bâtiments contreviendrait à la Convention du patrimoine mondial signée par Israël en 1999, et que l’importance historique des biens voués à la démolition prévalait sur tout autre considération.

De nombreuses interventions, qui venaient à la fois de l’intérieur d’Israël et de l’étranger, ont été faites auprès de la Cour suprême, pour attirer son attention sur la valeur universelle des biens voués à la démolition. Pendant tout ce temps, l’UNESCO a maintenu des contacts étroits avec les autorités israéliennes et palestiniennes, le Comité de réhabilitation de la Vieille Ville d’Hébron, ICOMOS/Israël et d’autres partenaires, qui ont tous soutenu que la destruction de ces maisons anciennes représenterait une grande perte architecturale et historique et que la Vieille Ville d’Hébron, étant de la même époque et du même style architectural que la Vieille Ville d’Acre (Acco) en Israël, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 2001, méritait la même attention et la même reconnaissance.



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Communiqué de presse N° 2003-12
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Espagnol | Arabe
Date de publication 14 Feb 2003
© UNESCO 1995-2007 - ID: 9463