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Création du Centre Sesame :
un pas en avant pour la coopération scientifique dans la région du Moyen-Orient
Contact éditorial : Formosa-gauci, C. Tel : 33 (0) 1456 83931 - Email

04-02-2003 3:00 pm Le projet SESAME (Centre international de rayonnement synchrotron pour les sciences expérimentales et appliquées au Moyen-Orient) vient de franchir deux étapes importantes: la pose de la première pierre et l’acceptation des statuts du projet par sept membres. La cérémonie officielle pour la pose de la première pierre du Centre a eu lieu le 6 janvier 2003 à l’Université Al-Balqa’ (Jordanie) en présence de Sa Majesté le Roi de Jordanie, Abdallah II Ben Al-Hussein, du Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, des membres du gouvernement jordanien, et de dignitaires internationaux dont Werner Burkart, Sous Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique

Le Directeur général de l’UNESCO a souligné à quel point le projet était significatif pour la région, tant d'un point de vue scientifique que pour la promotion d'une coopération pacifique : « Il y a plusieurs profits à tirer de ce Centre, notamment l’amélioration de la recherche fondamentale, ainsi que de la recherche appliquée, dans des domaines aussi variés que la médecine, l’environnement et la technologie, domaines qui ont un impact direct sur la vie quotidienne. La création de ce Centre facilitera l’établissement d’une infrastructure adaptée à la coopération scientifique à l’échelle régionale. Des institutions scientifiques de différents pays seront impliquées dans ce travail et cela peut se traduire par la formation d’un réseau régional. Le Centre SESAME sera un pont entre le Sud et le Nord et il ouvrira de nouveaux horizons à la coopération Nord-Sud et Sud-Sud ».

« La diversité culturelle du personnel travaillant au Centre créera un environnement enrichissant, propice à la discussion, aux idées nouvelles et à la créativité. Le travail en commun au Centre ouvrira la voie à la solidarité et à la compréhension mutuelle. Autant de facteurs qui viennent s’ajouter aux travaux de recherche traitant de besoins communs fondamentaux, et favorisant la construction d’une culture de la paix à travers la science », a ajouté Koïchiro Matsuura.

Le projet est né en 1997 quand l'Allemagne a décidé de démanteler son synchrotron BESSY I - d'une valeur de 60 millions de dollars - afin de mettre en place une nouvelle installation, BESSY II. Lorsque les autorités allemandes décidèrent d'offrir BESSY I à la communauté scientifique du Moyen-Orient, un groupe de scientifiques basés au Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN) proposa à l'UNESCO d'être l'organisation hôte, et de servir d'intermédiaire dans les négociations intergouvernementales.

Créé sous l'égide de l'UNESCO, le Centre SESAME est une institution autonome qui aura pour fonction de mettre en place, exploiter, entretenir et améliorer la source de rayonnement synchrotron, les faisceaux de rayonnement, les spectromètres et autres détecteurs, ainsi que le matériel auxiliaire et les laboratoires. Il proposera des installations de recherche et des possibilités de formation à des scientifiques du Moyen-Orient et d’ailleurs. Il n'entreprendra pas d'activités secrètes à des fins militaires ou autres recherches secrètes.

Les équipements fonctionnent en accélérant des particules, généralement des électrons, dans un anneau jusqu'à une vitesse prodigieuse, ce procédé libérant des "grains" de lumière, les photons. Le rayonnement synchrotron qui en résulte couvre de façon très large le spectre électromagnétique, de l'infrarouge aux rayons X durs. Depuis sa découverte dans les années 1940, il est devenu la meilleure source disponible de rayons X, très utiles aux scientifiques dans de nombreux domaines des sciences et technologies fondamentales et appliquées. Citons parmi ces domaines : la physique atomique, la structure de molécules complexes importantes en biologie, la matière condensée, les semi-conducteurs, ainsi que la technologie et la science des matériaux, l’écologie, la pharmacie et la médecine moléculaire.

Il existe environ 45 sources de rayonnement synchrotron dans le monde actuellement, mais on compte sur les doigts d'une main celles qui se trouvent dans les pays en développement. Aucune ne se trouve au Moyen-Orient ni dans le Sud du Bassin méditerranéen, ce qui représente pour les scientifiques de cette région un désavantage certain.

Le gouvernement jordanien a fourni le terrain qui hébergera le Centre et s’est engagé à financer la construction du bâtiment, dont le coût est estimé entre 6 et 8 millions de dollars. Outre l'équipement principal, le projet comprend des laboratoires, une bibliothèque et une salle informatique. Les plans du bâtiment ont été réalisés et des appels d’offres ont été lancés. La signature du contrat de construction est prévue pour février 2003. Selon le ministre jordanien de l’Education, le Centre devrait être opérationnel en 2006.

Koïchiro Matsuura a déclaré, lors de la cérémonie, que le Centre SESAME était officiellement lancé puisque sept membres fondateurs lui avaient notifié qu’ils acceptaient les statuts du projet. Ces membres sont : Bahreïn, l'Egypte, l'Iran, Israël, la Jordanie, l'Autorité palestinienne et la Turquie. Ils forment à présent le nouveau Conseil de SESAME qui fournira le budget annuel du Centre. Le Koweït est observateur. L'adhésion de nouveaux membres et observateurs est attendue d’ici peu. La Libye a soumis une demande pour devenir observateur. Plusieurs pays en dehors du Moyen-Orient qui étaient observateurs dans le Conseil provisoire, à savoir l’Arménie, Chypre, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la Fédération de Russie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d’Amérique, devraient confirmer leur statut d’observateur dans le nouveau Conseil.

Le Conseil de SESAME remplace ainsi le Conseil provisoire qui aura tenu neufs réunions depuis sa création en 1999. Elu Président du nouveau Conseil, Herwig Schopper (ancien Directeur général du CERN) sera assisté de deux vice-présidents: Khaled Toukan, ministre jordanien de l'Education, et Dincer Ulku, professeur à l’Université Hacettepe de Turquie.

Une étude de faisabilité du projet a établi que plusieurs centaines de scientifiques participant au Moyen-Orient à des activités de recherche tireraient un profit certain d'une source de rayonnement synchrotron. De nombreux autres scientifiques du Moyen-Orient vivent en dehors de la région, et utilisent des infrastructures en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs.

Les éléments de BESSY I ont été expédiés en Jordanie et seront prochainement améliorés et modernisés. Six ateliers sur les sciences et les techniques ont été organisés au Moyen Orient et près de 30 experts et ingénieurs de la région ont suivi des cycles de formation, allant jusqu'à deux ans, dans des centres de rayonnement synchrotron en Europe et aux Etats-Unis. Ces activités ont été conjointement financées par les membres du Conseil provisoire, l'UNESCO, les laboratoires de rayonnement synchrotron en Europe et aux Etats-Unis, l'Agence internationale de l'énergie atomique, le Département de l'Energie des Etats-Unis et la Société japonaise pour la promotion des sciences.






Source Feature N°-01 / Février 2003
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 9176 | guest (Lire) Mise à jour: 17-01-2005 2:21 pm | © 2003 - UNESCO - Contact