Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
Les Seychelles, l'Ile Maurice et le Kenya: champions d'Afrique australe, orientale et centrale pour les maths et la lecture

Dar-es-Salaam - Les élèves en sixième année de scolarité de l'Ile Maurice, du Kenya, des Seychelles et de la Tanzanie sont les meilleurs de toute l'Afrique australe, orientale et centrale, d'après une récente étude sur la qualité de l'éducation, réalisée dans une quinzaine de pays de ces trois régions.

Selon cette enquête menée auprès de 45 560 élèves, accomplissant leur sixième année de scolarité (moyenne d'âge, 13 ans), dans 2 493 écoles, les meilleurs lecteurs sont ceux des Seychelles, immédiatement suivis par les Kenyans, les Tanzaniens et les Mauritiens. Les résultats les moins satisfaisants ont été obtenus au Lesotho, en Namibie et en Ouganda.

En mathématiques, l'Ile Maurice se trouve en tête de liste, précédant le Kenya et les Seychelles. Les élèves de la Namibie, du Lesotho et de l'Afrique du Sud ont obtenu les notes les plus basses.

L'étude a été rendue publique aujourd'hui, à Dar-es-Salaam (Tanzanie), au cours d'une séance de la huitième Conférence des ministres de l'Education des Etats d'Afrique (MINEDAF VIII). Elle a été réalisée par le Consortium sud-africain pour le suivi de la qualité de l'éducation (SACMEQ), soutenu par l'UNESCO et dont sont notamment membres les ministres de l'Education de l'Afrique du Sud, du Botswana, de l'Ile Maurice, du Kenya, du Lesotho, de Malawi, du Mozambique, de la Namibie, de l'Ouganda, des Seychelles, du Swaziland, de la Tanzanie, de la Zambie, de Zanzibar et du Zimbabwe.

Se penchant sur les réussites des systèmes scolaires de chacun des pays concernés, l'enquête établit des critères de performance. Selon ces derniers, les deux tiers ou plus des élèves en sixième année de scolarité en Afrique du Sud, au Lesotho, en Namibie et en Ouganda n'ont pas atteint en lecture le niveau minimum requis pour leur permettre de " juste survivre dans les classes supérieures ".

L'étude révèle également de grandes disparités de résultats entre les écoles d'un même pays. Les disparités les moins frappantes ont été remarquées aux Seychelles, ce qui témoigne d'un niveau relativement égal de la qualité de l'enseignement à l'échelle nationale. Les plus grandes disparités, désignées par le rapport comme " inégalités majeures ", ont été observées en Afrique du Sud.

Outre les résultats dans les connaissances de base, comme la lecture et le calcul, l'enquête du SACMEQ examine une série d'autres facteurs qui peuvent influencer la qualité de l'éducation : taux d'inscription, budgets nationaux alloués à l'éducation, différences linguistiques, nutrition des étudiants, âge moyen et qualifications des enseignants, équipements scolaires.

Dans tous les pays, presque la moitié des élèves vont dans des écoles qui, selon leurs directeurs, nécessitent des réparations importantes ou doivent être entièrement reconstruites. La situation la plus critique est celle de l'Ouganda et du Lesotho où, respectivement, les trois quarts et un tiers des établissements scolaires s'inscrivent dans cette catégorie.

Environ la moitié des élèves vont dans des écoles sans électricité. En revanche, seulement 15 % sont sans eau. Au Kenya et en Ouganda, moins d'un quart des élèves ont leurs propres manuels de lecture et de mathématiques. En Tanzanie, seulement 6% des élèves interrogés en possèdent.

Les budgets alloués à l'éducation varient considérablement d'un pays à l'autre. Le Swaziland, dont le budget alloué à l'éducation est le plus élevé (28,5%), dépense quatre fois plus que la Tanzanie (7%) qui enregistre le pourcentage le plus faible. " Là où ces pourcentages sont faibles, dit l'étude, on peut s'attendre à ce que les sommes octroyées aux écoles soient en conséquence les plus modestes, à moins que d'autres ressources financières ne soient mobilisées ".

L'enquête montre que près de la moitié de tous les élèves des pays concernés ont redoublé une classe au moins une fois, les Seychelles étant le seul pays où le redoublement ne pose pas de problème majeur. Avec l'Afrique du Sud et l'Ile Maurice, les Seychelles enregistrent également un des taux d'inscription les plus élevés. Ce sont les seuls pays où 90% des enfants de la tranche d'âge concernée vont à l'école primaire.

Initié par une équipe régionale de planificateurs en matière d'éducation, le SACMEQ bénéficie d'un soutien technique de l'Institut international pour la planification de l'éducation de l'UNESCO (IIEP) basé à Paris et d'un soutien financier des gouvernements d'Italie et des Pays-Bas. Son enquête est la plus importante jamais menée sur la qualité de l'éducation dans cette région. Elle vise à fournir des données pratiques aux ministères de l'Education, à les aider à déterminer les domaines spécifiques où ils doivent concentrer leur action afin d'améliorer leurs systèmes éducatifs.


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Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Communiqué de presse N°2002-98
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Date de publication 03 Dec 2002
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