Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
L'UNESCO FETE A VENISE TRENTE ANS

Paris - De l'archipel équatorien des Galápagos, qui fut le premier à figurer sur la Liste en 1978, au minaret de Djam (Afghanistan), le dernier monument inscrit (en 2002), 730 sites, répartis sur les cinq continents et considérés comme ayant " une valeur universelle exceptionnelle ", sont inscrits au Patrimoine mondial.

La Liste comporte des lieux aussi emblématiques et variés que le sanctuaire historique de Machu Picchu (Pérou), le camp de concentration d'Auschwitz (Pologne), la Grande Muraille de Chine, la médina d'Essaouira (Maroc) ou la Grande Barrière de corail australienne.

La Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, qui donna lieu à l'établissement de cette Liste, fête ses trente ans. Adoptée à Paris le 16 novembre 1972, elle est entrée en vigueur en décembre 1975, après avoir été ratifiée par vingt pays. Aujourd'hui, elle compte 175 Etats parties, ce qui en fait l'instrument juridique de l'UNESCO le plus universellement accepté. Pour commémorer dignement cet anniversaire, l'UNESCO organise à Venise, avec le concours du gouvernement italien, un Congrès international placé sous le parrainage de la Ville de Venise.

La rencontre, intitulée " Héritage commun, responsabilité partagée ", réunira, du 14 au 16 novembre, quelque 500 experts dans les locaux de la Fondation Cini, sur l'île de San Giorgio Maggiore. Son objectif est triple : analyser les succès remportés et les difficultés rencontrées au cours des trente ans d'existence de la Convention ; promouvoir la Convention en améliorant sa visibilité et celle des actions que l'Unesco met en œuvre pour protéger le patrimoine mondial ; déterminer de nouvelles orientations. Ce troisième grand thème de débat à l'ordre du jour à Venise consistera à envisager de nouveaux partenariats entre les secteurs public et privé susceptibles d'aider à la préservation du patrimoine mondial.

" La Convention du patrimoine mondial est une force noble et vitale du monde, qui encourage une coexistence pacifique et honore notre passé tout comme notre avenir ", affirme Koïchiro Matsuura, le Directeur général de l'UNESCO.

En effet, l'appellation convoitée de " patrimoine mondial " est bien plus qu'un titre prestigieux. Elle accroît, bien sûr, la popularité d'un site inscrit sur la Liste, mais elle le place aussi sous protection internationale et lui permet par conséquent de bénéficier d'une aide collective si l'Etat sur le territoire duquel il se trouve en fait la demande à la communauté internationale.

Le Fonds du patrimoine mondial investit ainsi près de quatre millions de dollars par an pour aider les Etats parties à préparer des candidatures de sites, pour envoyer des missions de techniciens et d'experts et pour accorder à des sites touchés par des catastrophes, naturelles ou non, des aides d'urgence.

La ville de Venise, inscrite - avec sa lagune - sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1987, constituera un cadre des plus adéquats pour évaluer la trajectoire de la Convention dont l'importance est marquée dès son préambule qui affirme que " la dégradation ou la disparition d'un bien du patrimoine culturel et naturel constitue un appauvrissement néfaste du patrimoine commun de tous les peuples du monde ".


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Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Avis aux médias N°2002-47
Site Web 1 (URL) Web: Plus d'information
Date de publication 24 Oct 2002
© UNESCO 1995-2007 - ID: 7199