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Accueil > Pas de développement durable sans éducation - Mise à jour: 04-09-2002 2:17 pm
02-09-2002 10:00 pm Johannesburg – Une nouvelle vision de l’éducation au service du développement durable a été proposée hier par le Directeur général de l’UNESCO Koïchiro Matsuura, le président équatorien Gustavo Noboa, le président mongolien Natsagiin Bagabandi et Kader Asmal, le ministre sud-africain de l’éducation, lors d’un colloque du Sommet mondial sur le développement durable.  
Ce colloque - baptisé « Eduquer pour un avenir durable : actions, engagements et partenariats » - était organisé par le ministère sud-africain de l’Education, en coopération avec l’UNESCO et l’ONG UNESCO Liaison Committee et s’est tenu les 2 et 3 septembre.

« L’éducation, sous toutes ses formes et à tous les niveaux, n’est pas seulement une fin en soi, mais aussi l’un des plus puissants outils à notre disposition pour effectuer les changements nécessaires permettant de réaliser le développement durable », a déclaré Koïchiro Matsuura.

« Cette nouvelle vision de l’éducation, a-t-il poursuivi, met l’accent sur une approche globale et interdisciplinaire, afin de développer les savoirs et les compétences requis pour un avenir durable, ainsi que les changements de valeurs, de comportement et de modes de vie. Cette vision exige une ré-orientation de nos systèmes, de nos politiques et de nos pratiques en matière d’éducation : ceux-ci doivent permettre à chacun - homme et femme, jeune et moins jeune - de prendre des décisions et d’agir d’une façon qui soit pertinente d’un point de vue culturel et qui ait un sens par rapport au contexte local, afin de s’attaquer aux problèmes qui menacent notre avenir commun. »

Cette nouvelle vision de l’éducation s’applique tant aux pays en développement qu’aux pays industrialisés, selon Kader Asmal, ministre sud-africain de l’Education. Pour lui, « De nombreux systèmes d’éducation considérés comme efficaces tendent en fait à produire des individus exclusivement préoccupés de leur avancement personnel et de l’accroissement de leurs revenus. Si nous croyons que l’éducation et la formation de par le monde ont négligé tout un ensemble de valeurs et d’attitudes, alors nous devons admettre que l’éducation pour un développement durable pose des défis considérables aux pays développés comme à ceux en développement. »

Kader Asmal a lancé un appel pour une action concertée. « Bertolt Brecht et Karl Marx, a-t-il rappelé, avaient appelé à l’union de « la tête et de la main ». Les défis mondiaux d’aujourd’hui nous amènent à appeler à l’union « du cœur, de la tête et de la main ». Nous devons absolument introduire un nouveau paradigme dans le discours de l’éducation. Mais nous devons le faire de façon réelle et conséquente, pour être en mesure d’élaborer des actions, des engagements et des partenariats concrets. Je déclare ceci tout en étant pleinement conscient des dangers d’une euphorie trompeuse. Nos délibérations ont, trop souvent, débouché sur des listes de mots nouveaux qui sont venus s’ajouter au vocabulaire existant du développement durable. La construction de ce nouveau paradigme ne doit pas consister à forger des néologismes, aussi séduisants soient-ils. Mais à agir. »

Une des premières réalisations de l’action internationale devrait consister à alléger la dette extérieure des pays en développement, a plaidé le président équatorien Noboa. « Le fait que ces pays doivent consacrer environ la moitié de leurs budgets au règlement de leurs engagements financiers internationaux est inhumain. Les ressources dépensées au titre de la dette devraient être utilisées pour réaliser des programmes éducatifs et sociaux, de façon à alléger l’extrême pauvreté qui est une cause majeure d’atteinte à l’environnement dans les pays en développement. »

Le Président a également appelé la communauté internationale à « abandonner toute vision paternaliste du développement. Rappelons-nous le vieux proverbe chinois : « plutôt que de donner du poisson à ceux qui n’ont rien à manger, il vaut mieux leur apprendre à pêcher ». C’est pourquoi, en dépit de la situation financière extrêmement difficile qui est celle de l’Amérique latine, l’éducation est un réel espoir pour un avenir meilleur ».

L’éducation à tous les niveaux - du primaire à l’université - est une condition préalable au développement durable, a estimé le président mongolien Bagabandi. « L’éducation est un facteur décisif pour construire un monde où les gens peuvent découvrir leur potentiel, le faire fructifier et mener une vie qui ait un sens. Il est donc vital d’offrir à tous les enfants une éducation primaire gratuite et de qualité ».

L’éducation à distance et l’accès à Internet sont extrêmement importants en Mongolie, un pays vaste dont beaucoup d’habitants sont nomades. « L’arrivée de la radio puis celle de la télévision ont provoqué chez nous une amélioration spectaculaire de la diffusion d’informations auprès de la population, disséminée sur un très vaste territoire, a expliqué le Président mongol. Aujourd’hui, un bouleversement du même ordre est en train de se produire grâce aux efforts que nous déployons pour développer les nouvelles technologies - satellite et Internet - afin de répondre aux demandes et aux besoins d’information de la population. Beaucoup de gens, en Mongolie comme dans d’autres pays en développement, souhaiteraient que l’information et les programmes diffusés par les grands pays industrialisés accordent plus de place à l’apprentissage et à l’éducation ».

La conférence, qui se termine ce 3 septembre, a aussi été pour l’UNESCO l’occasion de lancer trois nouveaux partenariats en matière d’éducation et de présenter la proposition du Japon à l’assemblée générale des Nations unies, celle d’une Décennie de l’éducation pour le développement durable qui débuterait en 2005.


Contact à Johannesburg :

Amy Otchet, Bureau de l’information du public
Tél. portable (+27) (0) 82 858 0718

Isabelle Le Fournis , Bureau de l’information du public
Tél. portable (+33) (0) 614 69 53 72






Source UNESCOPRESSE


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