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Accueil > L'UNESCO defend la diversité culturelle et l'éducation au Sommet Mondial sur le Développement durable - Mise à jour: 03-09-2002 4:03 pm
21-08-2002 10:00 pm La signature de nouveaux accords commerciaux et environnementaux ne suffira pas à faire diminuer la pauvreté ni la consommation effrénée, responsable de ravages écologiques et de l'aggravation des inégalités économiques dans le monde entier.  
Pour être réellement efficaces, les efforts visant à équilibrer les besoins de l'humanité et ceux de l'environnement doivent intégrer l'éducation et la diversité culturelle. Ces deux dimensions seront au cœur de la contribution de l'UNESCO au Sommet mondial sur le développement durable, qui se tiendra à Johannesburg (Afrique du Sud) du 26 août au 4 septembre.

" A Johannesburg, nous devrons faire un grand pas en avant en reconnaissant que les différentes visions culturelles du bien-être de l'humanité sont essentielles pour vraiment comprendre l'environnement et le protéger, tout en répondant aux besoins des générations présentes et futures ", déclare Koïchiro Matsuura, Directeur général de l'UNESCO. " Partout dans le monde, les communautés autochtones et traditionnelles ont développé une connaissance extraordinairement sophistiquée de la biodiversité, qui représente un fonds de savoirs sur leurs écosystèmes et un ensemble de valeurs pour les respecter. Nous ne pouvons plus nous permettre d'ignorer ces savoirs qui font le lien entre la diversité culturelle et la diversité biologique. "

Cette importance donnée au savoir rejoint une autre priorité de l'UNESCO, l'éducation. Seuls, les scientifiques et les décideurs ne seront pas en mesure d'effectuer les changements nécessaires pour réduire, par exemple, les émissions de gaz à effet de serre ou la destruction des massifs coralliens. " Le rôle de l'éducation est crucial si l'on veut s'attaquer aux opinions, aux valeurs et aux pratiques en vigueur dans les milieux économiques, politiques et sociaux qui ont orienté le monde sur une voie non durable ", poursuit le Directeur général.

Toutefois, l'approche scolaire traditionnelle ne suffit plus. C'est pourquoi l'UNESCO s'attache à développer des méthodes d'apprentissage originales pour encourager les indispensables changements dans nos modes de vie et susciter l'adhésion à une nouvelle vision écologique, basée sur la solidarité mondiale.

Les 2 et 3 septembre, l'UNESCO et le ministère sud-africain de l'Education organisent au Sommet une importante rencontre sur " l'éducation pour un avenir durable ", au Summer Place, près du centre de conférences. Elle sera présidée par le Directeur général et Kader Asmal, ministre de l'Education du pays hôte, et plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement y participeront.


Un large éventail d'experts, venus d'organisations non-gouvernementales, des cercles universitaires et des milieux d'affaires, s'y exprimeront sur des sujets aussi divers que la prévention du sida, l'alphabétisation, les besoins des femmes rurales africaines ou la formation des enseignants et les programmes universitaires. La diversité culturelle sera le thème d'une autre rencontre importante, le 3 septembre à l'Hôtel Intercontinental, organisée par l'UNESCO, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et le gouvernement français.

Parmi les chefs d'Etat et de gouvernement qui y participeront sont annoncés le Président français Jacques Chirac, le Président mozambicain Joaquim Chissano, et le Vice-Président iranien Massoumeh. Seront également présents les Prix Nobel Rigoberta Menchu Tum, du Guatemala, et Wole Soyinka, du Nigeria.

En règle générale, les débats sur la biodiversité tendent à être dominés par une perspective technique étroite, qui, souvent, ignore ou sous-estime les contextes culturels, politiques et écologiques. " Nous ne pouvons plus nous contenter de quantifier et de classer le nombre d'espèces végétales et animales, déclare le Directeur général. Nous devons tenir compte du lien entre la façon dont les différentes cultures façonnent leur environnement et sont façonnées par lui ".

La table ronde examinera les liens entre la diversité culturelle et la diversité biologique ainsi que les menaces qui pèsent sur elles. Ainsi, sept des neuf pays où la diversité linguistique est la plus élevée figurent également parmi les dix-sept pays en tête pour leur diversité biologique, selon une publication de l'UNESCO, Sharing a World of Difference (Partager un monde de différences). Cet ouvrage, réalisé avec les organisations non gouvernementales Fonds mondial pour la nature et Terralingua, sera publié en septembre.

On y apprend aussi que treize des dix-sept pays caractérisés par une " mégadiversité biologique " - Papouasie-Nouvelle Guinée, Indonésie, Inde, Australie, Mexique, Brésil, République démocratique du Congo, Philippines, Etats-Unis, Malaisie, Chine, Pérou et Colombie - font partie des vingt-cinq pays qui comptent le plus de langues endémiques (existant exclusivement à l'intérieur de leurs frontières). Généralement parlées par des peuples autochtones et des minorités, ces langues sont d'une très grande richesse pour tout ce qui concerne l'écosystème de ces communautés. Toutefois, celles-ci sont de plus en plus appauvries par les mêmes forces du marché qui menacent la biodiversité.

La controverse autour des savoirs indigènes et des droits de propriété intellectuelle fera l'objet d'une autre conférence de l'UNESCO, le 29 août au Village Ubuntu, à laquelle participeront des experts scientifiques et juridiques, venus d'Ethiopie, de Thaïlande et d'ailleurs. Cette rencontre est organisée conjointement avec le Conseil international pour la science (CIUS) et la Fondation Tebtebba (un institut autochtone de recherche et de politique internationale basé aux Philippines), en coopération avec la Chambre internationale de commerce.


Un autre temps fort de la participation de l'UNESCO au Sommet de Johannesburg sera le lancement de l'encyclopédie la plus importante et la plus exhaustive jamais publiée sur le développement durable, le 3 septembre au Village Ubuntu. Cette encyclopédie sur la biosphère (Encyclopedia for Life Support Systems-EOLSS), diffusée sur internet, est le fruit d'efforts sans précédent à l'échelle mondiale et sera disponible gratuitement pour les pays les moins développés.

Jamais auparavant une encyclopédie n'avait dépassé les limites des sciences écologiques pour couvrir tous les aspects du développement durable. EOLSS est la seule publication qui examine les origines de tous les systèmes vivants de la planète et les menaces pesant sur eux, du climat aux océans en passant par les forêts, le cycle de l'eau ou l'atmosphère. EOLSS aborde également toute une série de questions sociales, telles que la législation internationale concernant les droits humains, l'éradication de la pauvreté ou encore la psychologie des religions.

Une série de tables rondes (voir la liste en annexe) seront également organisées par l'UNESCO sur des problèmes aussi importants que les ressources mondiales en eau, l'état des océans et l'utilisation de satellites pour contrôler l'environnement. Une grande exposition des programmes, priorités et activités de l'Organisation sera organisée au Village Ubuntu, tandis que des expositions spécialisées porteront sur les océans, l'énergie solaire et l'Année internationale de l'eau douce, qui se déroulera en 2003 sous la houlette de l'UNESCO.

Le Sommet sera l'occasion de lancer de nouvelles initiatives en partenariat entre et avec des acteurs divers, que ce soit les gouvernements, les ONG et les milieux d'affaires, pour traiter de problèmes spécifiques comme la préservation de la biodiversité ou l'allègement de la pauvreté. L'UNESCO présentera quinze nouveaux partenariats dans différents domaines. Un projet sera ainsi développé avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour l'amélioration de l'éducation en milieu rural partout dans le monde. Un autre, conduit avec trois des plus importantes associations universitaires au plan international, visera à faire du développement durable une discipline à part entière. Le secteur privé sera aussi sollicité. Le géant américain de la publicité J. Walter Thompson, par exemple, travaillera avec l'UNESCO pour réaliser une vaste campagne de sensibilisation sur divers aspects du développement durable.


Contacts

Amy Otchet
Bureau de l'information du public
A Johannesburg : téléphone portable (+27) (0)828 580
Email : a.otchet@unesco.org

Isabelle Le Fournis
Bureau de l'information du public
Téléphone portable : (+33) (0) 614 6953 72
Email : i.le-fournis@unesco.org






Source UNESCOPRESSE
Auteur(s) Amy Otchet
Mots-clés Développement durable


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