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Troisième réunion du groupe de travail sur l'éducation pour tous

24-07-2002 10:00 pm Paris - Plus de 100 millions d'enfants, dont une majorité de filles, restent exclus de l'éducation. Si rien n'est fait, ils rejoindront les 875 millions d'adultes analphabètes que compte la planète. Pour répondre à ce défi, le Forum mondial sur l'éducation (Dakar, Sénégal, 2000), a fixé pour objectif l'enseignement primaire universel d'ici 2015. Deux ans plus tard, on enregistre les premiers résultats.

Le Groupe de travail de l'Education pour tous (EPT), constitué de représentants d'organisations internationales et non gouvernementales, de pays en développement et d'agences bilatérales assurant le suivi du Forum de Dakar, s'est réuni au siège de l'UNESCO, à Paris, les 22 et 23 juillet 2002.

" Deux ans après Dakar, nous pouvons constater des progrès dans la mise en place des mécanismes mais aussi dans la mobilisation des ressources visant à parvenir aux objectifs fixés à Dakar […] Nous devons cibler nos efforts conjoints afin de garantir qu'aucun groupe de population ne demeure à l'écart des possibilités d'éducation lui convenant et qu'aucun pays ne soit abandonné ou oublié, y compris les pays en conflit et en situation post conflit ", a déclaré le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura.

Parmi les 70 pays ayant déjà élaboré des plans nationaux de mise en œuvre du "Cadre d'action de Dakar", le Burkina Faso et l'Inde ont fait part lors de cette réunion de leurs expériences nationales.

Le Burkina Faso - 45% de la population en dessous du seuil de pauvreté (PNB par habitant, 220 dollars) et seulement 27% alphabétisés - a adopté en 1999 un Plan décennal de développement de l'éducation de base, qui a pris effet en 2001. Le gouvernement a identifié 20 provinces prioritaires, en raison de leur faible taux de scolarisation et a décidé d'augmenter, d'ici 2009, son budget de l'enseignement de base de 6,8%. Il a décidé de confier la responsabilité de l'éducation non formelle - alphabétisation et formation des enfants non scolarisés - aux ONG, associations et syndicats actifs dans ce domaine.

L'Inde, dont le gouvernement annonce avoir fait passer le taux d'alphabétisation de 52,2% (1991) à 65,4% (2001), avoir ouvert 130 000 nouvelles écoles et scolarisé 24 millions d'enfants de plus, a décidé de concentrer ses efforts sur les cinq Etats où vivent 75% des enfants non scolarisés du pays et de développer la participation des ONG. Ce pays d'un milliard d'habitants, à faible revenu (PNB par habitant, 450 dollars), avec un taux net de scolarisation de 71%, aura achevé l'élaboration de son plan d'action national d'ici la fin de l'année.

A l'échelle internationale, la Banque mondiale a lancé son "Programme accéléré", qui fait suite aux engagements pris à la Conférence internationale sur le financement du développement (Mexique, mars 2002) et au dernier Sommet du G8 (Canada, juin 2002). Ce nouveau programme propose de concentrer les efforts de financement de l'EPT sur 18 pays, considérés comme les plus défavorisés et remplissant les conditions requises (Albanie, Bolivie, Burkina Faso, Gambie, Ghana, Guinée, Guyane, Ethiopie, Honduras, Mauritanie, Mozambique, Nicaragua, Niger, Ouganda, Tanzanie, Vietnam, Yémen, Zambie) et d'intensifier l'aide à 5 autres pays (Bangladesh, Inde, Nigeria, Pakistan, République Démocratique du Congo).

Selon la Banque mondiale, il manque entre 2,5 et 5 milliards de dollars par an, pour atteindre l'objectif de l'éducation primaire universelle d'ici 2015. Pour l'heure, le financement de l'éducation est assuré essentiellement par les budgets nationaux, alors que la communauté internationale participe en moyenne à hauteur de 3%.

Koïchiro Matsuura a souligné : " Nous saluons les engagements pris à Monterrey et lors du sommet du G8 au Canada. L'idée d'un contrat pour le développement est extrêmement attractive et l'accent mis sur les questions liées à la bonne gouvernance, tel que la démocratie, les droits de l'homme, la transparence et la responsabilité, est bienvenu. Il faut cependant se demander si l'insistance sur cette question de bonne gouvernance est toujours bénéfique pour l'éducation. Si un soutien accru à l'éducation doit dépendre d'une réforme à grande échelle de l'ensemble du système de gouvernance, l'éducation pourrait se trouver injustement pénalisée. Il serait sans doute préférable que l'assistance à l'éducation soit liée à la réforme de l'administration du système éducatif, à sa bonne gouvernance et transparence ".

Le Groupe de Haut niveau sur l'EPT (ministres, responsables d'ONG internationales et d'organismes bilatéraux et multilatéraux), se réunira les 19 et 20 novembre 2002, à Abuja (Nigeria). Cette réunion sera suivie par une Conférence des pays donateurs organisée par la Commission européenne, le 27 novembre 2002, à Bruxelles (Belgique).

Pour plus d'information:
Unité de suivi de Dakar, Secteur de l'éducation UNESCO
E-mail: efa@unesco.org, fax. (33 1) 45 68 56 26 / 7

Documents disponibles sur le site Internet:
- Une Stratégie internationale pour mettre en œuvre le Cadre d'action de Dakar sur l'Education pour tous (UNESCO, 2002)
- Cadre d'action de Dakar (UNESCO, 2000)
- Groupe de haut niveau sur l'éducation pour tous, Rapport 2001 (UNESCO, 2000)


Site Internet : Unité de suivi de Dakar, Secteur de l'éducation UNESCO



Source Communiqué de presse N°2002-47
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 4849 | guest (Lire) Mise à jour: 12-11-2002 5:48 pm | © 2003 - UNESCO - Contact