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La communauté internationale s'engage à sauvegarder le patrimoine afghan

28-05-2002 10:00 pm Kaboul - Plusieurs gouvernements et ONG ont annoncé aujourd'hui, à Kaboul, qu'ils financeraient la sauvegarde du patrimoine culturel afghan, en grande partie détruit ou endommagé par 23 ans de guerre et de violence. Les travaux de restauration du Musée national de Kaboul devraient être mis en chantier dès juin 2002, tandis que de nombreux sites recevront des "secours d'urgence" dans les mois qui viennent. Au total, plus de sept millions de dollars ont été promis, a déclaré Mounir Bouchenaki, Sous-Directeur général de l'UNESCO pour la culture, lors d'une conférence de presse.

Des falaises de Bamiyan au minaret de Djam, en passant par le Musée de Kaboul, Hérat ou Balkh, de nombreux sites et monuments en danger vontêtre consolidés, réhabilités ou protégés. Ces résolutions ont été approuvées par une cinquantaine d'experts et de représentants des bailleurs de fonds, ainsi que par les autorités afghanes. Réuni à Kaboul, ce séminaire international sur la réhabilitationdu patrimoine culturel afghan, le premier du genre depuis plus de deux décennies, était organisé par l'UNESCO et le ministère de l'Information et de la Culture de l'Administration intérimaire afghane (AIA). Il avait été ouvert le 27 mai par Hamid Karzai,président de l'AIA.

C'est avec l'aide de la Grèce que le Musée de Kaboul devrait rapidement retrouver un toit, des fenêtres et son aspect d'avant-guerre. L'UNESCO fournira aux autorités du pays donateur le rapport de mission et les plans du musée, réalisés en mars 2002 par son consultant, l'architecte italien Andrea Bruno. Situé dans le quartier ravagé de Darulaman, à quelque huit kilomètres du centre de la capitale, le musée avait essuyé de nombreux tirs de roquettes pendant la guerre civile.

Quant aux collections du musée, elles ont été tour à tour pillées pendant la guerre puis saccagées par les tabilans. Seuls 30% des pièces auraient survécu, selon les estimations. Ces objets sont actuellement stockés dans des caisses entreposées en plusieurs endroits. Les travaux de restauration visant à constituer une nouvelle collection viennent de démarrer, notamment avec l'aide de l'UNESCO. Ils vont désormais pouvoir s'accélérer. Le CEREDAF, une ONG française, fournira le matériel requis tandis que le Musée Guimet (France), le British Museum et l'ONG SPACH contribueront à l'inventaire et à la formation du personnel.

A l'issue d'un débat animé, les participants au séminaire et les autorités afghanes n'ont pas jugé prioritaire de reconstruire les bouddhasgéants de Bamiyan (centre du pays), dynamités par les talibans en mars 2001. En revanche, les falaises de Bamiyan, les 600 grottes et les restes de peintures murales qu'elles abritent seront protégés et restaurés. Un petit musée sera également créé et denouvelles fouilles entreprises. Ce projet de 700 000 dollars sera financé par le Japon, via son fonds-en-dépôt à l'UNESCO.

L'ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO, Ikuo Hirayama (Japon), a également annoncé que sa Fondation contribuerait à créer unmémorial et un centre d'information sur les statues géantes. Il a souhaité que ce site témoin de la barbarie humaine soit un jour inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, au même titre que Hiroshima ou Auschwitz.

De nombreuses autres contributions ont été annoncées durant le séminaire. La Fondation Aga Khan a engagé cinq millions de dollars, essentiellement pour sauvegarder l'habitat traditionnel afghan. Elle met actuellement en route toute une série de projets, dont la réhabilitation du centre historique de Hérat (Ouest du pays) et la restauration des jardins de Babour et du Mausolée de Timour Shah, à Kaboul.

L'Allemagne engagera 350 000 euros dans la réhabilitation de l'Institut afghan d'archéologie et 365 000 euros supplémentaires dans divers projets, dont la conduite a été confiée au Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS). L'Italie a aussi annoncé une contribution substantielle au fonds-en-dépôt italien de l'UNESCO et soutiendra la recherche archéologique dansle cadre des relations bilatérales. La France, en coopération avec l'ONG ACTED, financera de son côté la protection de la mosquée abbasside No Gombad, située à Balkh (Nord du pays), afin de stopper sa dégradation. Cette mosquée du IXe siècle est la mieuxconservée de son époque.

D'autres projets ont été évoqués, comme la consolidation du minaret de Djam (Ouest du pays), assurée par l'UNESCO et l'ONG SPACH. Ce minaret du XIIe siècle, le deuxième de la planète par la hauteur, devrait être inscrit sur laListe du patrimoine mondial de l'UNESCO dès la fin du mois de juin 2002. Ce site deviendrait alors le premier site afghan du patrimoine mondial.

Le séminaire et les autorités afghanes ont enfin décidé de confier à l'UNESCO le soin de mettre en place un Comité international de coordination pour la mise en œuvre des opérations de sauvegarde du patrimoine culturel afghan. Le même type de structure fonctionne avec succès à Angkor, au Cambodge, depuis 1995.






Source Communiqué de presse N°2002-31
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 4837 | guest (Lire) Mise à jour: 14-11-2002 5:31 pm | © 2003 - UNESCO - Contact