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MICHAEL SCHUMACHER : CHAMPION DE L'UNESCO POUR LE SPORT

30-04-2002 10:00 pm Paris - Le pilote automobile de Formule 1 allemand, Michael Schumacher, a été nommé le 15 avril Champion de l'UNESCO pour le sport par le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura. Ce titre lui a été décerné "en reconnaissance de son rôle dans la promotion du sport, de sa contribution à l'action d'éducation de l'UNESCO en faveur des jeunes à travers le monde et de son engagement pour les idéaux de l'Organisation". Le quadruple champion du monde (1994, 1995, 2000 et 2001) et pilote de Ferrari depuis 1996 a mis le sport au service des enfants en détresse depuis 1995. Alors nommé "Envoyé spécial de l'UNESCO pour l'éducation et les sports", Schumacher avait fait don de la somme de 250 000 DM à l'UNESCO (cette somme lui avait été versée par le magazine allemand Bunte pour l'obtention de photos exclusives de son mariage).

D'autres dons financiers importants du coureur de F1 ont permis en 1996 de construire une école à Dakar (Sénégal) et d'apporter des aménagements au bidonville de "Baraka" dans le cadre d'un projet mené par l'association Enda Tiers Monde avec l'UNESCO. En 1997, il a permis l'ouverture, à Sarajevo, d'une clinique où l'on aide les enfants de la guerre,ceux qui ont été amputés surtout, à vivre avec des prothèses et à panser leurs plaies psychologiques. Cette année, toujours grâce à ses dons, un 'Palais des pauvres' ouvre ses portes à Lima (Pérou) pour les enfants des rues. Le centre leur apportera un toit, un repas, des soins médicaux et une éducation jusqu'à l'école primaire.

Vous avez choisi d'apporter votre aide aux enfants et à la jeunesse. Pourquoi ?
J'ai l'impression qu'ils ont moins de chances qu'une personne qui a été éduquée et qui sait comment s'en sortir. Ils sont si petits, n'ont aucune expérience… et ne savent pas comment s'en sortir par eux-mêmes.

La vie de certains enfants vous a choqué en particulier ?
J'ai toujours adoré les enfants. Même avant d¹avoir les miens. Ils sont spéciaux. Ils sont si vulnérables, ils ont toute la vie devant eux. Et si vous les mettez sur la bonne voie, le bénéfice reviendra à tout le monde. Sinon, s'ils prennent le mauvais chemin, s'ils n'ont aucune opportunité, ils vivront mal, mais rendront également la vie difficile à tous ceux qui vivent autour d'eux. La plupart des problèmes posés par certains adultes, viennent de leur enfance, du fait qu'ils n'ont pas été bien éduqués. De là viennent leurs difficultés à avoir confiance plus tard.

Le sport ouvre-t-il la bonne voie ?
Je crois que le sport permet d'atteindre beaucoup d'objectifs. Les enfants aiment jouer. Ils aiment jouer au foot … jouer tout court. Le sport permet à la fois de les amuser et de leur donner un but, une possibilité de se lancerun défi, de gagner, d'atteindre quelque chose.

De quand date votre envie d¹aider les enfants ?
Mon idée d'aider les enfants date de bien avant la F1. Lorsque je courais en Formule 3, j'ai participé à deux courses, à Macao (Hong Kong) et Fuji (Japon).Il y avait un prix de 20 000 £ pour celui qui gagnerait les deux courses. Et j'ai eu cette chance. Personne n'y croyait. J'ai compris que j'avais la possibilité d'aider. Auparavant je n'avais pas d'argent. A partir du moment o? j'ai gagné davantage d'argent que je n'en espérais, j'ai ressenti ce besoin. C'est un sentiment qu'on possède ou pas dans ces moments-là.

Comment êtes-vous entré en contact avec l¹UNESCO ? Et pourquoi avez-vous choisi de travailler avec cette organisation ?
Depuis 1990, je cherchais une manière d'aider des personnes. Le contact s'est fait à travers Madame Ute-Henriette Ohoven, ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO pour l'éducation des enfants en détresse. L'idée était de participer à un projet de l'UNESCO, de travailler ensemble. J'étais enchanté par cette idée, surtout par le concept général de l'UNESCO : de créer les conditions pour assurer le futur et l'autonomie des populations.

Vous avez choisi le Sénégal, Sarajevo et le Pérou et avez donné 1,5 millions d'euros pour l'ensemble des trois projets. Pourquoi ?
L'UNESCO m'a donné ces exemples qu'elle connaît bien. Ils m'ont plu.

Avez-vous également aidé les enfants en donnant à d'autres institutions ?
J'ai donné mon appui ici et là, pour des petits projets, mais les plus importants sont ceux qui ont pris corps avec l'UNESCO. Je trouve que c'est important d'être constant.

La constance inspire-t-elle confiance ?
Oui, c'est sur. Ma confiance d'abord, et celle d'autres personnes qui vont s'engager dans ces projetsparce que je m'y suis engagé. Je ne peux pas tout payer de ma poche : je m'engage dans plusieurs actions pendant un certain temps et d'autres donateurs vont se joindre à moi avec leur apport financier. Cette aide est versée à l'UNESCO. Les gens sont stimulés à donner de l'argent lorsqu'ils savent que celui-ci est attribué à des programmes de l'UNESCO. Ils ont confiance dans le devenir de leur argent.

Avez-vous vu les projets que vous avez financés : l'école au Sénégal, la clinique à Sarajevo ou la maison pour les enfants des rues au Pérou ?
Je me suis rendu à Sarajevo. Mais pas encore au Sénégal ni au Pérou o? le programme vient à peine de démarrer. Mon agenda est chargé, ce n¹est pas toujours facile de tout combiner.

Avez-vous envie d'aider un projet plutôt qu'un autre ?
J'ai envie d'aider surtout les projets qu'on oublie par ailleurs. Certains projets modernes attirent beaucoup de donateurs, mais d'autres n'arrivent jamais à être connus. Ce sont ces derniers qui m'intéressent.






Source Feature No.2002-07
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 4808 | guest (Lire) Mise à jour: 17-01-2005 10:14 am | © 2003 - UNESCO - Contact