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LE SYNCHROTRON SESAME OUVRIRA LA VOIE D'UNE COOPERATION AU MOYEN-ORIENT

31-05-2002 10:00 pm Paris - L'UNESCO a donné son feu vert à un projet scientifique qui pourrait permettre de promouvoir au Moyen-Orient une coopération pacifique, grâce à la construction d'un centre international de rayonnement synchrotron en Jordanie. Quand le centre sera achevé, la nouvelle installation, baptisée SESAME (Centre international de rayonnement synchrotron pour les sciences expérimentales et appliquées au Moyen-Orient) deviendra le premier centre régional de coopération de recherche fondamentale du Moyen-Orient.

Le projet est né en 1997, quand l'Allemagne a décidé de démanteler son synchrotron BESSY I - d'une valeur de 60 millions de dollars - afin de mettre en place une nouvelle installation BESSY II. Quand l'Allemagne décida d'offrirBESSY I à la communauté scientifique du Moyen-Orient, un groupe de scientifiques basés au Centre de physique des particules de Genève, le CERN, proposa à l'UNESCO d'être l'organisation hôte, et de servir d'intermédiaire dans les délicates négociations intergouvernementales.

Il y a environ 45 sources de rayonnement synchrotron dans le monde actuellement, mais on compte sur les doigts d'une main celles qui se trouvent dans les pays en développement. Et aucune ne se trouve au Moyen-Orient ou dans le Sud du Bassin méditerranéen, plaçant les scientifiques de cette région dans une situation désavantageuse. En 2000, la Jordanie a offert d'héberger le nouveau centre, fournissant un emplacement de 6 200 m2 près de l'Université Al-Balqua', située à Allan, à 30 km d'Amman.

Ces machines fonctionnent en accélérant des particules, généralement des électrons, dans un anneau jusqu'à une vitesse prodigieuse, ce procédé libérant des " grains " de lumière, les photons. Le rayonnement synchrotron qui en résulte couvrede façon très large le spectre électromagnétique (de l'infrarouge aux rayons X durs). Et, depuis sa découverte dans les années 1940, c'est devenu la meilleure source disponible de rayons X, très utiles aux scientifiques dans de nombreux domaines, parmi lesquels la biologie moderne, où ils sont utilisés pour faire apparaître la structure des protéines et d'autres macromolécules.

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a souligné à quel point le projet était significatif pour la région, tant d'un point de vue scientifique que pour la promotion d'une coopération pacifique : " Je suis persuadé que de tels projets peuvent améliorer dans la durée les capacités scientifiques, techniques et humaines au Moyen-Orient. Afin de permettre que davantage de personnes puissent participer aux sociétés du savoir émergentes, j'ai travaillé très dur pour faire avancer ce projet. De tels projets devraient être perçus comme des outils importants de communication, d'enrichissement mutuel et de pont entre les communautés intellectuelles et universitaires israéliennes et palestiniennes ".

Une étude de faisabilité du projet a établi que plusieurs centaines de scientifiques participent au Moyen-Orient à des activités de recherche qui tireraient un profit certain d'une source de rayonnement synchrotron. De nombreux autres vivent en dehors de la région, utilisant des infrastructures en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs. " Une source de rayonnement synchrotron au Moyen-Orient, a déclaré Koïchiro Matsuura, leur permettrait de continuer leur recherche à un niveau international d'excellence en restant proches de leur pays d'origine ". Cela aiderait à diminuer la fuite des cerveaux.

Pour superviser le projet pendant sa première phase, SESAME a constitué un Conseil provisoire de 14 membres (Arménie, Autorité palestinienne, Bahrein, Chypre, Egypte, Emirats arabes unis, Grèce, Israël, Jordanie, Maroc, Oman, Pakistan, République islamique d'Iran, Turquie) comprenant également 10 observateurs (Allemagne, Etats-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, Koweït, Royaume-Uni, Soudan, Suède). Le projet ayant maintenant reçu un feu vert officiel, Koïchiro Matsuura a invité les Etats - membres ou observateurs - à formaliser leur engagement.

Les membres provisoires ont alloué une somme annuelle de 50 000 dollars chacun pendant trois ans, à partir du 1er janvier 2001, pour couvrir les activités préparatoires et les coùts de transport de BESSY I jusqu'en Jordanie. Le Département d'Etat et le ministère de l'Energie desEtats-Unis ont également fourni une contribution s'élevant à 200 000 dollars. Des aides en nature ont aussi été fournies. Six à huit millions de dollars seront encore nécessaires pour mettre à niveau la machine BESSY I, la réinstaller en Jordanie et mettre en oeuvre les premières lignes de faisceaux. Ce sont des équipements qui absorbent la lumière de la source afin de permettre l'examen de la matière en cours d'étude. Les membres de SESAME couvriront aussi les coùts d'exploitation, aujourd'hui environ 500 000 dollars mais qui devraient atteindre 3 millions de dollars, auxquels s'ajouteront les co?ts de personnel quand la machine sera complètement opérationnelle dans quelques années, selon le nombre de faisceaux souhaité par les membres.

En septembre 2001, le Conseil a nommé le professeur Dietrich Einfeld directeur technique du projet. Il a proposé que SESAME fasse des économies de développement en utilisant les mêmes plans que l'installation ANKA de Karlsruhe en Allemagne, installation qu'il avait aidé à construire. Le gouvernement jordanien a donné son accord pour financer les 12 millions de dollars nécessaires à la construction du nouveau bâtiment, incluant les laboratoires destinés aux utilisateurs, les salles de réunion et les ateliers. Un appel d'offres devrait être lancé en juillet 2002.

Aujourd'hui, suite à une demande du Conseil provisoire de SESAME portant sur 6 millions d'euros destinés à lancer et faire fonctionner le Centre, la Commission européenne a réalisé sa propre étude de faisabilité, qui devrait être publiée cet été. Sa préoccupation majeure est de trouver des garanties ministérielles pour financer l'installation à long terme.

En attendant, le projet SESAME a déjà servi de catalyseur pour une coopération Sud-Nord dans le domaine du rayonnement synchrotron. Huit installations synchrotron en Europe ont déjà formé plus de 30 scientifiques et ingénieurs du Moyen-Orient qui seront impliqués dans la construction et l'utilisation de la machine SESAME. Dans le cadre d'un programme de coopération pour la recherche, financé principalement par le ministère de l'Energie des Etats-Unis, huit autres scientifiques du Moyen-Orient ont reçu une formation dans des installations synchrotron nord-américaines.

En approuvant la proposition, plusieurs Etats membres ont salué le projet lors de la récente réunion du Conseil exécutif de l'UNESCO (15 au 30 mai). Le Président de la Commission du Programme et des Relations externes, le professeur Kenneth Wiltshire, l'a décrit comme un " projet exprimant la quintessence de l'UNESCO ", combinant science et éducation dans les domaines de la coopération internationale pour le développement et la paix.

Pour plus d'information, contacter Peter Coles, Bureau de l'information du public de l'UNESCO,
Section éditoriale, tél. (+33) (0)1 45 68 17 40, e-mail : p.coles@unesco.org


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Source Feature No.2002-09
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 4806 | guest (Lire) Mise à jour: 17-01-2005 11:38 am | © 2003 - UNESCO - Contact