Plus de 20 Etats membres du Groupe intergouvernemental de coordination du Système d’alerte aux tsunamis de l’océan Indien (ICG/IOTWS) ont pris part à l’exercice Vague de l’océan Indien 09. Au lendemain du tsunami de Samoa survenu le 29 septembre dernier, la plupart des pays participant ont ainsi pu tester la capacité de réponse de leur Centre national d’alerte aux bulletins émis par le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC) de Hawaï et par l’Agence météorologique japonaise (JMA) de Tokyo.
Certains pays, comme l’Indonésie ou le Sri Lanka, ont évalué toute leur chaîne d’alerte, procédant à des exercices d’évacuation de communautés côtières ciblées. Les Regional Tsunami Watch Providers (RTWP), récemment mis en place en Australie, en Inde et en Indonésie, ont échangé des bulletins pendant l’exercice et les ont partagé avec les points focaux des Centres nationaux d’alerte aux tsunamis (NTWC). Il s’agit d’un point important dans la mesure où les RTWP sont appelés à occuper d’ici début 2011 le rôle joué jusqu’ici par Hawaï (PTWC) et Tokyo (JMA).
L’exercice a débuté à 1h00 (Temps universel coordonné) et s’est terminé à 13h00 (TUC) le 14 octobre. L’exercice a simulé un tremblement de terre de magnitude 9,2 identique à celui survenu au large de la côte nord-orientale de Sumatra (Indonésie) en 2004. Les enseignements de cette expérience ne seront connus que dans les semaines qui viennent. D’après les premiers résultats, les bulletins ont été émis dans les temps par le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC) d’Hawaï et par l’Agence météorologique japonaise (JMA) de Tokyo. Des observateurs internationaux en Indonésie ont par ailleurs indiqué que l’exercice s’était déroulé comme prévu au siège de l’Agence météorologique, géophysique et climatologique de Jakarta. Dans la province d’Aceh (Indonésie), où des exercices d’évacuation ont été menés, des observateurs internationaux ont noté que les mesures prévues dans cette province, notamment l’évacuation des immeubles, avaient été satisfaisantes.
En Australie, où l’on a assisté à une bonne mobilisation des services d’urgence au niveau fédéral et des Etats, l’exercice s’est bien déroulé. Des problèmes techniques, de formation et de procédure sans gravité ont été relevés. Ils devraient être traités très prochainement. Le Kenya a de son côté indiqué que l’exercice « s’était parfaitement déroulé», même si le bon fonctionnement des procédures d’urgence suppose encore des efforts de formation.
Le Groupe intergouvernemental de coordination du Système d’alerte aux tsunamis de l’océan Indien a été créé en 2005 par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI) afin de promouvoir l’échange de données relatives aux activités sismiques et au niveau de la mer afin de détecter au plus vite les tsunamis , d’émettre des alertes et de coordonner les efforts d’atténuation dans les Etats membres. Dans le même temps, la COI a commencé à coordonner la création de systèmes similaires dans les Caraïbes (CARIBE-EWS) et l’Atlantique du Nord-Est, la Méditerranée et les mers adjacentes (NEAMTWS). La COI coordonne le Groupe intergouvernemental de coordination du système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs efforts dans le Pacifique (GIC/PTWS) depuis 1965.