Dans leurs discours de bienvenue, le Président du Conseil exécutif, Olabiyi Babaloa Joseph Yaï, et le Directeur général, Koïchiro Matsuura, ont salué en Michaëlle Jean, née à Haïti, un symbole de la diversité et une femme engagée en faveur des plus vulnérables.
Michaëlle Jean a d’abord souligné qu’elle faisait siennes « les valeurs qui ont présidé à la création de l’UNESCO et qu’elle continue de défendre et de diffuser ». Elle a poursuivi : « Plus d’un demi-siècle plus tard, si les circonstances ont changé, la nécessité de raviver les liens entre nous et de réaffirmer le rôle décisif du dialogue des cultures dans la promotion de la paix et de la démocratisation est toujours aussi impérieuse. C’est au nom de ce principe qu’une organisation comme l’UNESCO a vu le jour et tire encore toute sa pertinence ».
La Gouverneure générale a ensuite plaidé pour une « éthique du partage » et une redéfinition des liens et valeurs qui nous unissent les uns aux autres : « J’ai la ferme conviction que l’incompréhension, l’exclusion et la violence, toujours injustifiées, sont le résultat de dialogues qui n’ont pas eu lieu et de débats d’idées qui sont restés lettres mortes. Or, l’horizon de nos vies, qui s’est longtemps limité au village, à la région, au pays, s’est élargi aux dimensions de la planète et appelle désormais une redéfinition plurielle de nos identités ».
Après avoir salué la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, « premier jalon décisif d’une reconnaissance du droit culturel international », elle a précisé : « C’est la différence des cultures qui fait de leur rencontre une source inépuisable de renouvellement et qui définit le génie humain ».
Michaëlle Jean a enfin évoqué les jeunes et les femmes qu’elle rencontre lors de ses déplacements : « Ces jeunes m’ont dit une chose essentielle. Ces jeunes m’ont dit que la solidarité est une responsabilité. Qu’il faut désormais inclure le monde entier dans notre définition de la communauté. Une communauté qu’ils définissent autrement, non pas en fonction de l’ethnicité, ni même du lieu, mais de valeurs communes. […] J’ai la certitude que les femmes jouent un rôle fondamental dans la création d’un consensus social lorsqu’il s’agit de s’attaquer à des questions difficiles, mais inévitables, comme la planification familiale, l’intégrité physique des jeunes filles, la violence comme réponse à l’incompréhension, l’accès à l’éducation, la sécurité alimentaire, la prévention du crime et la protection environnementale ».
La Gouverneure générale du Canada a ensuite inauguré l’exposition intersectorielle « Cultures et développements » qui se tient au siège de l’UNESCO pendant toute la durée de la Conférence générale (6-23 octobre).
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