« Je suis profondément affligé par les pertes occasionnées par le récent tsunami dans l’océan Pacifique », a déclaré Koïchiro Matsuura. Il a ajouté : « L’océan Pacifique constitue la région la plus exposée aux tsunamis. On se trompe si l’on considère que de nombreuses îles du Pacifique sont à l’abri du risque grâce à leur petite taille ou aux récifs de corail qui les entourent ».
« Les autorités nationales doivent maintenir et renforcer en permanence leurs systèmes de communication et d’alerte afin d’aider les populations côtières qui sont vulnérables face à de tels phénomènes ».
Selon les informations parues dans la presse, plus d’une centaine de personnes ont perdu la vie lorsqu’un tsunami, provoqué par un séisme sous-marin de grande puissance, a frappé les îles d’Upolu et Savai’i (Samoa) et de Tutuila (Samoa américaines).
Alors que le Système d’alerte rapide et de mitigation des tsunamis dans le Pacifique, coordonné par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, a lancé dans la région un bulletin d’alerte très clair 16 minutes à peine après le séisme, certains habitants de zones côtières n’ont pas été informés à temps. Dans les régions les plus proches du site du séisme, la rapidité avec laquelle il faut informer et évacuer les populations côtières pose un véritable défi aux autorités locales.
Les morts tragiques du 29 septembre illustrent la nécessité pour les gouvernements de développer des mécanismes de réponse d’urgence et de sensibiliser les populations afin que toutes les communautés puissent bénéficier des alertes rapides qui sont diffusées au niveau régional.
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