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Le tango, la danse Ainu du Japon et la tapisserie d’Aubusson sont inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Abou Dhabi, 30 septembre

Le tango, la danse Ainu du Japon et la tapisserie d’Aubusson sont inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
  • © 2006, by Ainu Association of Hokkaido
  • Traditional Ainu dance

Le tango (Argentine et Uruguay), la danse traditionnelle Ainu (Japon) et la tapisserie d’Aubusson (France) figurent parmi les 76 éléments inscrits aujourd’hui sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Ces 76 inscriptions ont été décidées par les 24 Etats membres du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qui tient en ce moment à Abou Dhabi, sa quatrième réunion, présidée par Awadh Ali Saleh Al Musabi (Émirats arabes unis).
Les éléments inscrits sont les suivants (des photographies et des descriptions plus complètes sont disponibles en ligne à l’adresse : http://www.unesco;org/culture/ich/fr:listes)

Argentine, Uruguay – Le Tango –La tradition argentine et uruguayenne du Tango, aujourd’hui renommé dans le monde entier, est née dans les milieux populaires des villes de Buenos Aires et de Montevideo, dans le bassin du Rio de la Plata. Dans cette région où se mêlent des immigrants européens, des descendants d’esclaves africains et des autochtones, les criollos, a émergé un mélange hétéroclite de coutumes, de croyances et de rituels qui s’est mué en une identité culturelle caractéristique. Parmi les formes d’expression les plus connues de cette identité, la musique, la danse et la poésie du Tango sont à la fois le reflet et le vecteur de la diversité et du dialogue culturel.

Azerbaïdjan – L’art des Ashiq d’Azerbaïdjan – L’art des Ashiq d’Azerbaïdjan réunit poésie, récits, danses, chants et musique instrumentale en une forme d’expression scénique traditionnelle qui constitue un symbole de la culture du peuple azerbaïdjanais.
Azerbaïdjan, Inde, Iran (République islamique d’), Kirghizistan, Pakistan, Turquie, Ouzbékistan – Le Novruz, Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz – Le Novruz, ou Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz, marque le nouvel an et le début du printemps dans une zone géographique très étendue, comprenant, entre autres, l’Azerbaïdjan, l’Inde, l’Iran, le Kirghizistan, le Pakistan, la Turquie et l’Ouzbékistan. Il est fêté chaque 21 mars, date fixée en fonction d’études astronomiques.

Belgique – La procession du Saint-Sang à Bruges – Chaque année au printemps, entre 30 000 et 45 000 spectateurs se rassemblent au cœur de la ville belge de Bruges pour assister à la procession du Saint-Sang le jour de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Cette parade haute en couleurs remonte au XIIIe siècle.

Bulgarie – Le Nestinarstvo, messages du passé : le panagyr des saints Constantin et Hélène dans le village de Bulgari – Festival en l’honneur des saints patrons Constantin et Hélène, il se tient chaque année (3 et 4 juin) dans le village de Bulgari, situé dans la région du mont Strandzha au sud-est de la Bulgarie. Le rituel a pour objet de garantir aux villageois bien-être et fécondité.

Chine – L’art de la gravure de sceaux chinois – L’art de la gravure des sceaux est une composante majeure des beaux-arts chinois. Si au commencement le sceau servait de signature ou de signe d’autorité, son usage s’est propagé à toute la société et dans une grande partie de l’Asie.

Chine – La technique de la xylogravure chinoise – La technique traditionnelle de la xylogravure chinoise exige la collaboration d’une demi-douzaine d’artisans maîtrisant parfaitement l’art de l’imprimerie, doués d’une grande dextérité et d’esprit d’équipe.

Chine – La calligraphie chinoise – La calligraphie chinoise a toujours été beaucoup plus qu’un simple outil de communication, intégrant une dimension artistique qui lui vaut d’être encore prisée à l’âge du stylo à bille et de l’ordinateur.

Chine – Le découpage de papier chinois – Présent à travers la Chine et dans différents groupes ethniques, le découpage de papier est un art populaire fondamental dans la vie quotidienne. Essentiellement féminin, cet art est transmis de mère en fille au cours d’un long apprentissage qui commence dès l’enfance, surtout dans les zones rurales.

Chine – Les savoir-faire liés à l’architecture traditionnelle chinoise pour les structures à ossature en bois – Symboles caractéristiques de la culture architecturale chinoise, les structures à ossature en bois sont largement répandues dans le pays. Les éléments en bois, tels que colonnes, poutres, pannes, linteaux et consoles, sont solidarisés entre eux par des assemblages à tenon, formant ainsi un ensemble souple et de conception parasismique.

Chine – L’artisanat du brocart Yunjin de Nanjing – Dans la tradition chinoise du tissage de brocart Yunjin de Nanjing, deux artisans actionnent les parties supérieure et inférieure d’un grand métier à tisser très perfectionné, pour fabriquer des tissus où sont incorporés des matériaux fins, tels que fils de soie, fils d’or et plumes de paons.

Chine – Le festival du Bateau-Dragon – À partir du cinquième jour du cinquième mois lunaire, les membres de divers groupes ethniques en Chine et dans le monde célèbrent le festival du Bateau-Dragon, en particulier dans les biefs moyens et inférieurs de la rivière Yangtze.

Chine – La danse des fermiers du groupe ethnique coréen en Chine – Les membres du groupe ethnique coréen de la province de Jilin et d’autres provinces du nord-est de la Chine se réunissent dans les champs ou les villages lors de festivals communautaires pour faire un sacrifice traditionnel en l’honneur du dieu de la terre, afin de rendre hommage à la nature et de prier pour attirer la chance et de bonnes récoltes.

Chine – La tradition épique du Gesar – Les communautés ethniques tibétaines, mongoles et tu, établies dans l’ouest et le nord de la Chine, ont en commun l’histoire d’un héros ancien, le roi Gesar, envoyé au paradis pour vaincre les monstres, déposer les puissants et aider les faibles, tout en unifiant des tribus très différentes. Les chanteurs et récitants qui préservent la tradition épique du Gesar racontent des épisodes de ce vaste récit oral (dits « perles sur une corde ») en alternant prose et vers, avec de nombreuses variantes régionales.

Chine – Le grand chant du groupe ethnique Dong – Selon un dicton répandu parmi le peuple dong, établi dans la province de Guizhou dans le sud de la Chine, « le riz nourrit le corps et les chants nourrissent l’âme ». Leur tradition de transmission de la culture et des connaissances musicales trouve une illustration dans le grand chant du groupe ethnique Dong, chant en plusieurs parties exécuté sans accompagnement instrumental ni chef qui dirige.

Chine – Le Hua’er – Dans les provinces de Gansu et Qinghai ainsi que dans tout le centre-nord de la Chine, les membres de neuf groupes ethniques différents partagent une tradition musicale appelée Hua’er. La musique s’inspire d’un vaste répertoire traditionnel d’airs qui empruntent leur nom à des groupes ethniques, à des villes ou à des fleurs.

Chine – Le Manas – La minorité ethnique kirghize, concentrée dans la région de Xinjiang, à l’ouest de la Chine, tire une grande fierté de sa descendance du héros Manas, dont la vie et la lignée sont célébrées au cours de l’un des éléments les plus renommés de sa tradition orale, l’épopée de Manas. Interprétée traditionnellement par un Manaschi sans accompagnement musical, cette épopée est présentée à l’occasion de réunions mondaines, de célébrations communautaires, de cérémonies telles que noces et funérailles, et de concerts.

Chine – Le culte et les rituels de Mazu – Déesse la plus influente de la mer, Mazu est au centre d’une multitude de croyances et de coutumes, notamment de traditions orales, de cérémonies religieuses et de pratiques traditionnelles dans toutes les régions côtières de Chine.

Chine – L’art mongol du chant Khoomei – L’art mongol du chant Khoomei, ou choeur Hooliin (chant de gorge ou harmonique), est un style de chant qui consiste à produire une harmonie composée de divers types de voix, dont un bourdon grave produit avec la gorge.

Chine – Le Nanyin – Le Nanyin est un art musical qui joue un rôle central dans la culture du peuple du Minnan, dans la province méridionale de Fujian, le long de la côte sud-est de la Chine, ainsi que pour toutes les populations minnan éparpillées dans le monde.

Chine – Les arts Regong – Dans les monastères et les villages qui bordent les rives de la rivière Longwu dans la province de Qinghai, dans l’ouest de la Chine, des moines bouddhistes et des praticiens des arts populaires appartenant à l’ethnie tibétaine et à l’ethnie tu maintiennent la tradition des arts plastiques, dits arts Regong, tels que les peintures thangka et les fresques murales, les patchworks barbola et les sculptures. Leur influence s’étend des provinces voisines jusqu’aux pays d’Asie du Sud-Est.

Chine – La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine – La sériciculture et l’artisanat de la soie en Chine, pratiqués dans les provinces du Zhejiang et du Jiangsu près de Shanghai et à Chengdu dans la province du Sichuan, ont une longue histoire. Traditionnellement dévolue aux femmes dans l’économie des régions rurales, la fabrication de la soie comprend la culture des mûriers, l’élevage des vers à soie, le dévidage de la soie, le filage, ainsi que la conception et le tissage des étoffes.

Chine – L’opéra tibétain – L’opéra tibétain, opéra traditionnel le plus populaire parmi les groupes ethniques minoritaires en Chine, est une synthèse artistique très élaborée où se mêlent chansons folkloriques, danses, récits, psalmodies, acrobaties et rites religieux.

Chine – La technique de cuisson traditionnelle du céladon de Longquan – La ville de Longquan, dans la province chinoise côtière de Zhejian, est réputée pour sa poterie céladon et sa technique de cuisson traditionnelle qui lui confère sa glaçure spécifique. Composée d’argile or-violet et d’un mélange de feldspath calciné, de calcaire, de quartz et de cendre de végétaux, la glaçure est préparée selon des recettes souvent transmises de génération en génération par des maîtres ou au sein des familles.

Chine – Les techniques artisanales traditionnelles de fabrication du papier Xuan – La qualité exceptionnelle de l’eau et la douceur du climat du comté de Jing, dans la province d’Anhui en Chine orientale, sont deux éléments clés de l’art de la fabrication du papier Xuan, encore extrêmement vivant dans cette région.

Chine – L’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an – L’ensemble d’instruments à vent et à percussion de Xi’an, qui sont joués depuis plus d’un millénaire dans l’ancienne capitale chinoise de Xi’an, dans la province du Shaanxi, est un genre musical associant tambours et instruments à vent, parfois accompagnés d’un chœur d’hommes. Le répertoire se rapporte en général à la vie locale et aux croyances religieuses et la musique est jouée principalement lors d’événements religieux, telles que cérémonies funèbres ou foires dans le temple.

Chine – L’opéra Yueju – La tradition chinoise de l’opéra Yueju est une combinaison des traditions de l’opéra mandarin et du dialecte cantonnais. Enraciné dans les provinces de langue cantonaise de Guangdong et Guangxi, dans le sud-est de la Chine, l’opéra Yueju se distingue par sa combinaison d’instruments à cordes et à percussion, et par ses costumes et maquillages élaborés.

Colombie – Le carnaval de Negros y Blancos – Issu de traditions andines et hispaniques locales, le carnaval de Negros y Blancos (carnaval des Noirs et des Blancs) est un grand événement festif qui se déroule chaque année, du 28 décembre au 6 janvier, à San Juan de Pasto, dans le sud-ouest de la Colombie. […]*

Colombie – Les processions de la Semaine sainte à Popayán – Les processions de la Semaine sainte à Popayán constituent l’une des plus anciennes traditions pratiquées en Colombie depuis l’époque coloniale. Du mardi au samedi précédant Pâques, entre 20 et 23 heures, se tient chaque jour une série des processions. Consacrées respectivement à Marie, Jésus, la Croix, la mise au tombeau et la Résurrection, les cinq processions suivent un parcours de deux kilomètres dans le centre-ville.
Croatie – La marche des sonneurs de cloches du carnaval annuel de la région de Kastav – Pendant le carnaval de janvier, des sonneurs de cloches défilent dans les villages qui émaillent la région de Kastav, dans le nord-ouest de la Croatie. Vêtus de peaux de mouton et de grands chapeaux spéciaux ornés de petites branches d’arbres à feuillage persistant, une ceinture de cloches autour de la taille, ils déambulent par groupes de deux à plus de trente en se pavanant derrière un guide qui porte un petit arbre à feuillage persistant.

Croatie – La fête de saint Blaise, saint patron de Dubrovnik – Le soir qui précède la fête de saint Blaise, à Dubrovnik (Croatie), alors que les cloches des églises sonnent à toute volée dans l’enceinte de la ville et qu’un lâcher de colombes blanches, emblèmes de la paix, envahit le ciel, les fidèles se rassemblent pour le rituel de la guérison de la gorge qui les préservera de la maladie. Le 3 février, jour officiel de la fête du saint et de la ville, les porte-drapeaux des paroisses vêtus de costumes folkloriques entrent dans la ville et rejoignent la place centrale pour le moment culminant du festival, une procession à laquelle participent des évêques, des ambassadeurs, des représentants des autorités civiles, des notables invités et les habitants de Dubrovnik.

Croatie – La dentellerie en Croatie – Au moins trois traditions distinctes de dentellerie sont encore vivantes en Croatie, principalement dans les villes de Pag sur la côte adriatique, de Lepoglava dans le nord du pays et de Hvar sur l’île dalmate éponyme.

Croatie – La procession Za Krizen (« chemin de croix ») sur l’île de Hvar - Après la messe du jeudi saint, qui précède la fête chrétienne de Pâques, chacun des six villages de l’île dalmate de Hvar, dans le sud de la Croatie, désigne un groupe de personnes qu’il charge de se rendre dans les cinq autres villages, selon un parcours de vingt-cinq kilomètres en huit heures, avant de revenir dans leur village d’origine. En tête de chaque groupe de cette procession Za Krizen (« chemin de croix ») organisée par les communautés, le porteur de la croix, nu-pieds ou en chaussettes, marche sans jamais se reposer.
Croatie – La procession de printemps des Ljelje/Kraljice (ou reines) de Gorjani – La procession des reines, qui se tient chaque printemps, est composée de jeunes filles du village de Gorjani, dans la région de Slavonie, dans le nord-est de la Croatie.

Croatie – La fabrication traditionnelle de jouets en bois pour enfants à Hrvatsko Zagorje – Les résidents des villages qui jalonnent la route du pèlerinage menant au sanctuaire de la Vierge dédié à Notre-Dame-des Neiges, Marija Bistrica, à Hrvatsko Zagorje, dans le nord de la Croatie, ont mis au point une technique pour la fabrication traditionnelle de jouets en bois pour enfants qui est transmise de génération en génération. Les hommes de la famille s’occupent de récolter localement le bois nécessaire (saule souple, tilleul, hêtre et érable), puis de le faire sécher, de le tailler, de le découper et de le sculpter en utilisant des outils traditionnels ; les femmes appliquent ensuite une peinture respectueuse de l’environnement, pour dessiner des formes florales ou géométriques en laissant libre cours à leur imagination.

Croatie – Le chant et la musique à deux voix dans la gamme istrienne – Sur la péninsule d’Istrie, dans l’ouest de la Croatie, les communautés croates, istro-roumaines et italiennes continuent de faire vivre des formes variées de chant et musique à deux voix dans la gamme istrienne. Puissance et tonalité légèrement nasale en sont les caractéristiques.

Chypre – La dentelle de Lefkara ou Lefkaritika – La fabrication de dentelles de Lefkara, village du sud-ouest de Chypre, est une tradition qui remonte au XIVe siècle, sinon plus. S’inspirant de l’artisanat local, des broderies confectionnées par les Vénitiennes de la cour, à l’époque où les Vénitiens ont régné sur le pays à partir de 1489, et des dessins géométriques de l’antiquité grecque et byzantine, la dentelle de Lefkara est réalisée à la main et se compose de quatre éléments de base : le point d’ourlet, le coupé, le remplissage au point de satin, le liseré au point d’aiguille.

Espagne - Les tribunaux d’irrigants du bassin méditerranéen espagnol : le Conseil des bons hommes de la plaine de Murcie et le Tribunal des eaux de la plaine de Valence – Les tribunaux d’irrigants du bassin méditerranéen espagnol sont des juridictions traditionnelles de gestion de l’eau qui remontent à l’époque d’Al-Andalus (IX-XIIIe siècles). Les deux plus significatifs, le Conseil des bons hommes de la plaine de Murcie et le Tribunal des eaux de la plaine de Valence, sont reconnus par l’ordre juridique espagnol. Inspirant autorité et respect aux membres élus démocratiquement, ces deux instances règlent les conflits de manière orale, rapide, transparente et impartiale.

Espagne - Le langage sifflé de l’île de la Gomera (îles Canaries), le Silbo Gomero – Le langage sifflé de l’île de la Gomera (îles Canaries), appelé Silbo Gomero, reproduit la langue habituellement parlée sur l’île (castillan) par des sifflements. Transmis pendant des siècles de maître à élève, il est le seul langage sifflé au monde pleinement développé et pratiqué par une communauté importante (plus de 22 000 habitants).

Estonie – Le Leelo seto, tradition chorale polyphonique seto – Pour la communauté des Setos qui vivent dans le sud-est de l’Estonie et le district de Petchory, en Fédération de Russie, le Leelo, ancienne tradition chorale polyphonique, est un pilier de leur identité d’aujourd’hui. Reprenant des mélodies traditionnelles exécutées en costumes traditionnels, le Leelo se caractérise par l’alternance des parties chorales, un chanteur principal chantant un couplet, rejoint ensuite par le chœur qui reprend les dernières syllabes avant de répéter la phrase tout entière.

France – La tapisserie d’Aubusson – Tradition pluriséculaire, l’artisanat de la tapisserie d’Aubusson consiste dans le tissage d’une image selon des procédés pratiqués à Aubusson et quelques autres localités de la Creuse (France).

France – Le Maloya – Le Maloya est à la fois une forme de musique, un chant et une danse propres à l’île de la Réunion. Métissé dès l’origine, le Maloya a été créé par les esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières, avant de s’étendre à toute la population de l’île.

France – La tradition du tracé dans la charpente française – L’art du tracé de charpente vise à maîtriser en trois dimensions la conception d’un édifice complexe en bois. Ce savoir-faire traditionnel va à contre-courant de la standardisation contemporaine, en valorisant la place de la personne du bâtisseur dans la construction et en insufflant une pensée créatrice aux bâtiments.

Hongrie – Les festivités Busó de Mohács : une coutume de carnaval masqué marquant la fin de l’hiver – Les festivités Busó de Mohács dans le sud de la Hongrie, un carnaval de six jours marquant la fin de l’hiver, détiennent leur nom des busó, des personnes (traditionnellement des hommes) en costumes effrayants portant des masques en bois et de grands manteaux de laine.

Inde – Le Ramman : festival religieux et théâtre rituel du Garhwal, dans l’Himalaya, en Inde – Chaque année à la fin avril, les villages jumelés de Saloor-Dungra dans l’État d’Uttarakhand (Inde du Nord) sont sous le signe du Ramman, festival religieux en l’honneur du dieu tutélaire Bhumiyal Devta, divinité locale dont le temple accueille l’essentiel des festivités. Cet événement consiste en des rituels d’une grande complexité : récitation d’une version de l’épopée de Rama et de légendes diverses, et interprétation de chants et de danses masquées.

Indonésie – Le Batik indonésien – Les techniques, le symbolisme et la culture qui sont associés au Batik indonésien, tissu en coton et soie teint à la main, jalonnent la vie des Indonésiens du début de leur existence jusqu’à leur mort : les nourrissons sont transportés dans de grandes écharpes en batik spécialement nouées et ornées de symboles destinés à leur porter chance, tandis que les défunts sont drapés dans des linceuls en batik.

Iran (République islamique d’) – Le Radif de la musique iranienne – Le Radif de la musique iranienne est le répertoire traditionnel de musique classique d’Iran qui constitue l’essence de la culture musicale persane. Plus de 250 séquences mélodiques, appelées gushe, sont organisées en cycles, le mode de base composant la toile de fond à laquelle sont ajoutés des motifs mélodiques des plus divers.

Japon – L’Akiu no Taue Odori – L’Akiu no Taue Odori est une danse qui simule les gestes liés au repiquage du riz et qui est exécutée par les habitants de Akiu, ville située dans le nord du Japon, pour prier en vue d’une bonne récolte. Pratiqué depuis la fin du XVIIe siècle par les communautés de la région, l’Akiu no Taue Odori est présenté de nos jours à l’occasion de festivals, au printemps et à l’automne.

Japon – Le Chakkirako – Située sur une péninsule de la préfecture de Kanagawa dans la partie centrale du Japon, la ville de Miura possède un port militaire ouvrant sur le Pacifique et un deuxième port qui accueille les bateaux de passage. Initiée par les marins séjournant dans ses ports à des danses pratiquées dans d’autres villes, la population de Miura a lancé la tradition du Chakkirako destinée à célébrer le Nouvel An, attirer la prospérité et garantir des pêches abondantes dans les mois à venir.

Japon – Le Daimokutate – Dans le sanctuaire Yahashira de la ville de Nara, dans la région centrale du Japon, des jeunes gens membres de la communauté de Kami-fukawa se tiennent debout, disposés en demi cercle, vêtus d’habits de samouraï et tenant un arc à la main. Ils sont appelés, un par un, par un vieil homme qui les invite à s’avancer au centre et qui annonce le nom d’un personnage de récits racontant la querelle ayant opposé les clans Genji et Heike.

Japon – Le Dainichido Bugaku – Selon la légende, des artistes itinérants spécialistes du bugaku, danse et musique rituelles du palais impérial, se sont rendus dans la ville de Hachimantai, située dans le nord du Japon, au début du VIIIe siècle, à l’époque de la reconstruction du Dainichido, le pavillon du sanctuaire. C’est de là que vient le nom de rituel Dainichido Bugaku. Depuis, cet art a considérablement évolué, s’enrichissant des spécificités locales transmises par les anciens aux plus jeunes au sein de chacune des quatre communautés de Osato, Azukisawa, Nagamine et Taniuchi. Chaque année, le 2 janvier, les populations de ces communautés se rassemblent dans des lieux précis avant de se rendre au sanctuaire, où, de l’aube jusqu’à la mi-journée, sont interprétées neuf danses sacrées destinées à prier pour invoquer le bonheur durant la Nouvelle Année.

Japon – Le Gagaku – Le Gagaku, caractérisé par ses chants longs et lents et par sa gestuelle de type chorégraphique, est le plus ancien des arts scéniques traditionnels au Japon. Il est présenté lors de banquets et de cérémonies au Palais impérial et dans les théâtres partout dans le pays.

Japon – Le Kagura d’Hayachine – Au XIVe ou XVe siècle, les habitants de la préfecture d’Iwate, située dans la partie septentrionale de l’île principale du Japon, vénéraient le mont Hayachine qu’ils considéraient comme une divinité. De là est née une tradition de spectacle folklorique, qui, aujourd’hui encore, est l’une des animations du Grand Festival du sanctuaire Hayachine organisé dans la ville de Hanamaki le 1er août.
Japon – Le Hitachi Furyumono – La parade de Hitachi Furyumono se tient chaque année au mois d’avril, dans la ville d’Hitachi située sur la côte pacifique en plein cœur du Japon, à l’occasion du Festival des cerisiers en fleur, ou encore tous les sept ans au mois de mai, à l’occasion du Grand Festival du Temple de Kamine. Chacune des quatre communautés locales – Kita-machi, Higashi-machi, Nishi-machi et Hom-machi – fabrique un char destiné à servir à la fois d’espace voué au culte d’une divinité et de théâtre de marionnettes à plusieurs étages.
Japon – Le Koshikijima no Toshidon – Selon une croyance populaire au Japon, une divinité rend visite à notre monde à l’aube d’une nouvelle période pour apporter sa bénédiction à la communauté. La fête Koshikijima no Toshidon, qui se déroule chaque année le soir du réveillon de Nouvel An, sur l’île de Shimo-Koshiki, au sud-ouest de l’archipel japonais, célèbre cette coutume de la divinité en visite, appelée raiho-shin.

Japon – L’Ojiya-chijimi, Echigo-jofu : techniques de fabrication du tissu de ramie dans la région d’Uonuma, de la préfecture de Niigata – Les textiles décorés légers et de qualité, qui sont fabriqués à partir de plante de ramie, sont particulièrement adaptés aux étés chauds et humides du Japon. Mis au point dans la partie nord-ouest de l’île principale du Japon, l’Ojiya-chijimi, Echigo-jofu : techniques de fabrication du tissu de ramie dans la région d’Uonuma, de la préfecture de Niiagata, porte la marque du climat plus frais qui règne dans cette région, notamment de ses hivers enneigés.

Japon – L’Oku-noto no Aenokoto – L’Oku-noto no Aenokoto est un rituel agraire qui est transmis de génération en génération par les riziculteurs de la péninsule de Noto, laquelle s’étend au nord de la préfecture d’Ishikawa dans la partie centrale de Honshu, la principale île du Japon. Pratiquée deux fois par an, cette cérémonie est unique en son genre par rapport à d’autres rituels agraires en Asie, sa particularité étant que le maître de maison invite la divinité de la rizière chez lui et se comporte comme si cet esprit invisible était véritablement présent.
Japon – Le Sekishu-Banshi : fabrication de papier dans la région d’Iwami de la préfecture de Shimane – Les papiers fabriqués selon les procédés uniques de Sekishu-Banshi sont les plus résistants du Japon. Le Sekishu-Banshi a pendant longtemps été une spécialité de la région d’Iwami, de la préfecture de Shimane, dans l’ouest du Japon, et constituait à l’origine une activité complémentaire pour les agriculteurs locaux.

Japon – La danse traditionnelle Ainu – Le peuple ainu est un peuple aborigène qui vit aujourd’hui principalement à Hokkaidō, dans le nord du Japon. La danse traditionnelle Ainu est exécutée lors de cérémonies et de banquets, dans le cadre des nouveaux festivals culturels, ou bien en privé dans le cadre de la vie quotidienne.
Japon – Le Yamahoko, la cérémonie des chars du festival de Gion à Kyoto – Chaque année, le 17 juillet, la ville de Kyoto, située dans la partie centrale du Japon, accueille le festival de Gion. Le point culminant du festival est la grande procession des yamahoko, chars richement décorés de tapisseries et d’ornements en bois et en métal, qui leur a valu l’appellation de « musées mobiles ».

Mali – La Charte du Mandén, proclamée à Kouroukan Fouga – Au début du XIIIe siècle, à l’issue d’une grande victoire militaire, le fondateur de l’Empire mandingue et l’assemblée de ses « hommes de tête » ont proclamé à Kouroukan Fouga la « Charte du Mandén nouveau », du nom du territoire situé dans le haut bassin du fleuve Niger, entre la Guinée et le Mali actuels. La Charte, qui est l’une des plus anciennes constitutions au monde même si elle n’existe que sous forme orale, se compose d’un préambule et de sept chapitres prônant notamment la paix sociale dans la diversité, l’inviolabilité de la personne humaine, l’éducation, l’intégrité de la patrie, la sécurité alimentaire, l’abolition de l’esclavage par razzia, la liberté d’expression et d’entreprise.

Mali – La réfection septennale du toit du Kamablon, case sacrée de Kangaba – Les Malinkés et autres populations du Mandén, région du sud-ouest du Mali, se rassemblent tous les sept ans pour célébrer la pose d’une nouvelle toiture de chaume sur le Kamablon (ou vestibule de la parole) dans le village de Kangaba. Construit en 1653, le Kamablon de Kangaba est un remarquable édifice de plan circulaire qui abrite des objets et des éléments de mobilier d’une grande richesse symbolique pour la communauté et qui est utilisé comme sénat villageois.

Mexique – Les lieux de mémoire et traditions vivantes du peuple Otomí-Chichimecas de Tolimán : la Peña de Bernal, gardienne d’un territoire sacré – Le peuple Otomí-Chichimeca, établi dans la zone semi-désertique de l’État du Querétaro, dans le centre du Mexique, a élaboré un ensemble de traditions qui témoigne du lien exceptionnel que ce peuple entretient avec la topographie et l’écologie locales.

Mexique – La cérémonie rituelle des Voladores – La cérémonie rituelle des Voladores (« hommes volants ») est une danse de fertilité exécutée par plusieurs groupes ethniques au Mexique et en Amérique centrale, en particulier le peuple Totonac dans l’État oriental de Veracruz, pour exprimer leur respect et leur harmonie avec la nature et le monde spirituel.

Nigéria – Le masque Ijele – Dans de nombreuses communautés de l’État de l’Anambra, dans le sud-est du Nigéria, les célébrations, les cérémonies funèbres et autres occasions spéciales pendant la saison sèche pour attirer la fertilité et les bonnes récoltes comprennent le masque Ijele. Ce masque d’environ quatre mètres de haut est tellement grand qu’il faut six mois à une centaine d’hommes pour préparer le costume et construire un abri où il sera conservé jusqu’à sa parution en public.

Ouzbékistan – Le Katta Ashula –Le Katta Ashula (littéralement : « grand chant ») est un genre de chant traditionnel et un élément constitutif de l’identité de plusieurs peuples de la vallée de Fergana, en Ouzbékistan, où vivent également Tadjiks, Ouïgours et Turcs, et de certaines régions du Kirghizistan, du Tadjikistan et du Kazakhstan. Genre original, le Katta Ashula allie les arts du spectacle, le chant, la musique instrumentale, la poésie orientale ainsi que des rites sacrés.

République de Corée – Le Cheoyongmu – Le Cheoyongmu est une danse de cour exécutée aujourd’hui sur scène, mais autrefois utilisée pour chasser les mauvais esprits et assurer la tranquillité lors des banquets royaux ou lors des rites d’exorcisme pratiqués la veille du Nouvel an pour attirer la chance.

République de Corée – Le Ganggangsullae – Le Ganggangsullae est un rite saisonnier de récolte et de fertilité, très populaire dans le sud-ouest de la République de Corée. Il est exécuté principalement le jour d’Action de grâce coréen, au cours du huitième mois lunaire. À la lueur de la pleine lune, des douzaines de jeunes villageoises non mariées forment un cercle en se donnant la main et chantent et dansent toute la nuit sous la direction d’un chef de file.
République de Corée – Le rite Yeongdeunggut de Chilmeoridang à Cheju – Le rite Yeongdeunggut de Chilmeoridang à Cheju se déroule pendant le deuxième mois lunaire pour demander aux dieux d’éloigner les tempêtes, d’accorder de bonnes récoltes et des prises de poissons abondantes. Les rituels qui se déroulent à Chilmeoridang dans le village de Gun-rip sont représentatifs de cérémonies similaires organisées un peu partout sur l’île de Cheju, en République de Corée.
République de Corée – Le Namsadang Nori – Le Namsadang Nori, littéralement « théâtre de clowns itinérants masculins », désigne un spectacle folklorique traditionnel à multiples facettes, qui, à l’origine, était couramment présenté par des artistes ambulants et que des troupes professionnelles, en République de Corée, continuent de faire vivre aujourd’hui. Le spectacle comprend six volets.

République de Corée – Le Yeongsanjae – – Élément central de la culture bouddhiste coréenne, le Yeongsanjae commémore la transmission du Sûtra du Lotus par Bouddha sur le pic du Vautour, en Inde, qui contient les messages philosophiques et spirituels du bouddhisme et développe l’autodiscipline chez ses adeptes.
Roumanie – La Dnoïna – Connue sous plusieurs dénominations à travers la Roumanie, la Doïna est une mélopée lyrique, solennelle, improvisée et spontanée. « Méridien du folklore roumain », elle a été jusque vers 1900 le seul genre musical présent dans beaucoup de régions du pays.
Turquie – La tradition Âşıklık (de l’art des trouvères) – La tradition Âşıklık (de l’art des trouvères) est perpétuée en Turquie par des chanteurs-poètes itinérants, appelés âşıks. Vêtus de la tenue traditionnelle et grattant sur un instrument à cordes appelé saz, l’âşık se produit souvent dans les mariages, dans les cafés et lors de festivals publics de toutes sortes.

Turquie – Le Karagöz – Le Karagöz est une forme de théâtre d’ombres turc dans lequel des silhouettes appelés tasvirs, fabriquées à partir de peau de chameau ou de bœuf et représentant des personnages ou des choses, sont tenues au bout de tiges devant une source de lumière pour projeter leur ombre sur une toile de coton qui sert d’écran.

Uruguay – Le Candombe et son espace socioculturel : une pratique communautaire – Les dimanches et jours fériés, les llamadas de tambores de candombe ou appels de tambour du candombe retentissent dans les districts de Sur, Palerme et Cordón, au sud de Montevideo, en Uruguay, où réside une population d’origine africaine. Marquant le début des festivités, des feux communaux sont allumés autour desquels tous se rassemblent pour accorder leurs tambours et discuter entre eux avant le défilé.

Viet Nam – Les chants populaires Quan Họ de Bắc Ninh – Dans les provinces de Bắc Ninh et Bắc Giang, dans le nord du Viet Nam, de nombreux villages ont créé entre eux des jumelages, dont les liens d’amitié sont renforcés par des coutumes sociales telles que les chants populaires Quan Họ Bắc Ninh. Ces chants consistent en couplets interprétés en alternance par deux femmes d’un village qui chantent à l’unisson et auxquelles deux hommes d’un autre village répondent avec des mélodies similaires mais des paroles différentes.
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Photos et B-Roll disponibles

  • Auteur(s):UNESCOPRESSE
  • Source:Communiqué de presse de l’UNESCO nº 2009- 105
  • 01-10-2009
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