Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture

Ouverture de la sixième session du Comité intergouvernemental de bioéthique (CIGB)

Le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a ouvert le 9 juillet 2009 au Siège de l’Organisation la sixième session du Comité intergouvernemental de bioéthique (CIGB).

Le Directeur général a souhaité la bienvenue aux représentants des 36 États membres du Comité et félicité le Président sortant du CIGB, M. Jude Mathooko, pour le travail effectué au cours de son mandat.

Evoquant le bilan de l’action menée par l’UNESCO depuis 10 ans dans le domaine de la bioéthique, M. Matsuura a estimé qu’ « au terme de cette décennie, (…) l’UNESCO, avec l’aide précieuse du CIGB, a été au rendez-vous des attentes de la communauté internationale. Outre les trois déclarations universelles de 1997, de 2003 et de 2005, qui ont marqué une grande rupture dans l’histoire de la bioéthique en faisant reconnaitre des normes universellement acceptées sur des questions aussi complexes que le génome, les données génétiques et les principes de bioéthique, nous avons su mettre en place des programmes précieux d’analyse, d’enseignement, de recherche et de renforcement des capacité ».

« Dans ce processus », a souligné le Directeur général, « le CIGB a joué un rôle fondamental. De façon complémentaire au Comité international de bioéthique (CIB), il a apporté un regard pluraliste et un éclairage politique indispensable, permettant aux Etats de faire connaître leurs besoins et leurs attentes, et de me fournir des avis toujours pertinents ».

« Avec l’internationalisation croissante de la recherche scientifique et médicale, et la mondialisation des questions éthiques, le besoin d’une meilleure compréhension des défis éthiques se fait sentir avec une grande acuité », a poursuivi le Directeur général, qui a ensuite évoqué les deux questions inscrites à l’ordre du jour du programme de travail du CIB et du CIGB pour 2008-2009, à savoir la question de la responsabilité sociale et de la santé et celle concernant le clonage humain et la gouvernance internationale.

Rappelant que la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme, adoptée en 1997, avait posé le principe d’interdire les « pratiques qui sont contraires à la dignité humaine, telles que le clonage à des fins de reproduction d'êtres humains » (article 11), M. Matsuura a mis l’accent sur l’ampleur de l’évolution des pratiques scientifiques en matière de clonage et d’utilisation des cellules souches, notamment des cellules souches pluripotentes.

« Sur la question du clonage, il est important que l’UNESCO et la communauté internationale continuent de s’engager dans ce débat, y compris, si cela est jugé nécessaire, par la voie normative », a conclu le Directeur général, en appelant l’UNESCO à « toujours rester prête à répondre aux défis éthiques émergents et trouver des voies et moyens pour résoudre les dilemmes éthiques à travers la coopération internationale, dans un esprit de consensus ».

Liens utiles 

Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N° 140-2009 -  Date de publication: 10-07-2009

© UNESCO 1995-2010 - ID: 46083