Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture

Le Directeur général accueille la quinzième session du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour des biens culturels à leur pays d’origine

Le 11 mai 2009, au Siège de l’UNESCO, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a accueilli la quinzième session du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour des biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale.

A cette occasion, le Directeur général a procédé au lancement d’une publication intitulée « Witness to History : Documents and Writings on the Return of Cultural objects » qui devrait bientôt paraître également en français et en coréen. Il s’agit d’un recueil de documents et d’écrits sur le travail du Comité depuis sa création, qui fournit un éventail de points de vue et de documents sur la restitution de biens culturels et les procédures à suivre et devrait être de nature à aider le Comité dans son travail futur et à nourrir sa réflexion.

« Je suis certain que cette anthologie constituera, pour vous comme pour les étudiants, les spécialistes et les décideurs qui s’intéressent à vos travaux, un véritable outil de référence, tant par la variété des auteurs qui y ont contribué, que par la diversité des points de vue qui s’y expriment et la richesse des documents historiques, philosophiques et juridiques qui y sont présentés et analysés. Je forme le souhait qu’à la lumière de cet ouvrage, et grâce aux efforts du Comité, la lutte contre le trafic illicite de biens culturels prenne un nouvel essor, et nous permette de progresser dans la recherche de solutions appropriées pour leur retour et restitution » a déclaré le Directeur général, qui a salué le travail accompli par Mme Lyndel Prott, de l’Université de Queensland (Australie), chargée de la compilation de ces textes.

Rappelant que le trafic de biens culturels constituait une préoccupation majeure pour la communauté internationale, avec la prolifération des fouilles illicites, le Directeur général a estimé qu’il était plus que jamais nécessaire de lutter contre le pillage, le vol, les exportations et les importations illégales de biens culturels, de même que le travail du Comité, qui fête aujourd’hui ses trente ans, était plus que jamais nécessaire.

Evoquant les dispositions de la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels complétées en 1995 par la Convention d'UNIDROIT sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, le Directeur général a souligné que ces deux instruments offraient un important dispositif juridique de lutte contre le trafic illicite. Ces textes n’ayant pas d’effet rétroactif vis-à-vis des pays concernés, toutefois, le Comité joue un rôle important dans le traitement de cas qui ne rentrent pas dans le champ d'application de ces instruments. « Ainsi, a poursuivi le Directeur général, son rôle de facilitateur dans les discussions bilatérales entre Etats lui a permis de favoriser la résolution de plusieurs demandes de restitution importantes », comme l’échange d’objets entre les musées de Jordanie et les Etats-Unis d’Amérique, la restitution de 7 000 tablettes cunéiformes de la République démocratique allemande à la Turquie, et le retour de près de 12 000 objets précolombiens de l’Italie à l’Equateur.

Enfin, le Directeur général a illustré l’importance des questions en jeu avec deux exemples prestigieux : la réinstallation de l’Obélisque d’Axoum en Ethiopie, qui fait actuellement l’objet d’une exposition au siège de l’UNESCO, et le Musée de Bagdad qu’il venait de visiter et où près des deux tiers des 15 000 objets volés lors des pillages de 2003 ont été récupérés.

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Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N° 081-2009 -  Date de publication: 12-05-2009

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