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Réponse du Directeur général au débat de politique générale à la 181e session du Conseil exécutif

Le Directeur-Général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a répondu le 22 avril 2009 au riche débat de politique générale qui s’est tenu lors de la 181e session du Conseil exécutif de l’Organisation, et au cours duquel 57 Etats membres se sont exprimés, ainsi que le Président de la Conférence générale et deux observateurs.

Le Directeur général a apporté des réponses détaillées sur les questions relatives au projet de programme et de budget pour 2010-2011 (35 C/5) dans un premier temps, puis sur les questions plus spécifiques sur le programme et la gestion dans un second temps. Dans les deux cas, son intervention a été suivie d’une séance de questions et réponses qui ont permis de préciser un certain nombre de points.

Le Directeur général s’est félicité du soutien exprimé par de nombreux Etats en faveur du scénario de croissance réelle zéro, tout en regrettant que certains membres du Conseil n’y aient pas adhéré.

Le Directeur général a également pris acte de l’appel du Conseil à poursuivre les efforts engagés en matière de rationalisation et de concentration.

Revenant sur l’urgence absolue d’investir dans les différents secteurs sociaux, notamment l’éducation, qui sont les garants du développement, le Directeur général a de nouveau plaidé avec force en faveur du budget présenté, tout en s’étonnant que la tendance marquée par le G20 et l’ensemble des pays donateurs en faveur d’une augmentation de l’aide au développement ne se reflète pas à l’UNESCO alors que l’organisation contribue au développement et à la lutte contre la pauvreté.

Le Directeur général a expliqué aux membres du Conseil que le 35 C/5 avait été construit pour renforcer les domaines prioritaires des secteurs de programme et réduire ou supprimer des activités considérées comme marginales, en respectant les orientations données par le Conseil lors de sa dernière session.

Sur l’équilibre entre les ressources allouées aux programmes et dépenses d’appui aux programmes et d’administration, le directeur général a répondu qu’il avait déjà réduit la proportion entre les deux en imposant un budget de croissance nominale zéro au titre III et qu’il ne lui était pas possible d’aller plus loin. Soulignant que la mise en œuvre du programme ne se fait de façon abstraite mais qu’elle dépend des services et du personnel, le Directeur général est revenu plus précisément sur la question du ratio personnel/coûts de programme, en insistant à nouveau sur le rôle du personnel pour mettre en œuvre le programme « Pour une agence spécialisée comme l’UNESCO engagée dans l’aide à la formulation des politiques et l’assistance technique, le personnel dans les secteurs de programme est le programme (...) il est dès lors vital d’avoir une masse critique de personnel qualifié et expérimenté » a-t-il déclaré.

Sur les mesures pour la sécurité et le coût qu’elles impliquent, le Directeur général a précisé que ses propositions répondaient à la demande explicite du Secrétaire général des Nations Unies de prendre en compte l’augmentation des menaces dont les Nations Unies sont l’objet et d’y consacrer les ressources nécessaires. Le Directeur général a annoncé au Conseil qu’un plan pour la sécurité était en cours d’élaboration et serait présenté à la prochaine session.

Enfin le Directeur général a remercié tous les membres du Conseil qui ont soutenu son action de réforme et les a assurés qu’il poursuivrait ses efforts dans ce sens jusqu’à la fin de son mandat, comme il y était encouragé.

Le Directeur général a ensuite répondu à des points spécifiques qui avaient été abordés au cours du débat sur les questions de programme, et abordé un certain nombre de points concernant les modalités de mise en œuvre du programme comme les centres de catégorie 2, le rôle des commissions nationales et des partenaires privés, la politique de recrutement et de mobilité du personnel, l’évaluation interne et le rapport de l’auditeur externe sur la rénovation.

En matière de programme, le Directeur général a abordé les points saillants relatifs à chaque secteur tels que les résultats de la récente Conférence sur l’éducation en vue du développement durable, le rôle de l’UNESCO face au changement climatique et à l’importance de développer une économie verte, les effets sociaux de la crise actuelle, le rôle de la culture dans le développement et la défense de la liberté d’expression.

Répondant aux nombreuses interventions sur le rôle de l’UNESCO dans la promotion du dialogue interculturel et interreligieux, le Directeur général a réaffirmé qu’il s’agissait bien de l’un des axes majeurs de l’action de l’Organisation, et rappelé la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies invitant l’UNESCO à jouer un rôle clé dans la préparation des célébrations de 2010 comme Année internationale du rapprochement des cultures.

Le Directeur général a conclu en renouvelant au Conseil son attachement au respect de l’équilibre entre les deux langues de travail de l’Organisation.

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Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N° 068-2009 -  Date de publication: 24-04-2009

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