
© D.Frka/Reproduit avec l'aimable autorisation du Ministère de la Culture de la Croatie
Vestiges sous-marins datant du 1er siècle av. J.-C. (Croatie).
Plus de trois millions d’épaves gisent aujourd’hui au fond de l’eau. Des centaines de grottes ornées, de villes et de monuments engloutis restent encore à découvrir. Comment exploiter les connaissances que nous livrent ces vestiges ? Comment les présenter au grand public ? Comment protéger ce patrimoine précieux et fragile ? Autant de questions auxquelles ce numéro du Courrier apporte des éléments de réponse.
Ce dossier a été réalisé en collaboration avec la Section des musées et des objets culturels de l’UNESCO, à l’occasion de l’entrée en vigueur, le 2 janvier dernier, de la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique et de la première Conférence des États Parties à la Convention, qui se tiendra des 26 et 27 mars au siège de l’Organisation.
Aux antipodes de la chasse aux trésors, un chasseur de rêves nous fait part de l’émotion qui l’envahit lorsqu’il « ramène des profondeurs de l’oubli des fragments de beauté nue ». De 1986 à 2001, l’écrivain français Jean-Marie Blas de Roblès a participé à des fouilles sous-marines au large de la côte libyenne, explorant ainsi cette « part invisible de nous-mêmes » qui doit être protégée avec soin et respect. Continuer
Les explorations sous-marines au Danemark offrent une plongée surprenante dans la vie quotidienne de l’âge de pierre que les fouilles en milieu sec ne peuvent pas offrir. Et elles rappellent que le changement climatique, qui menace aujourd’hui le patrimoine subaquatique, ne date pas d'hier. Continuer
Elles n’attirent pas les foules, elles ne figurent pas dans les guides touristiques, mais elles racontent de vieilles histoires à leurs voisins. Nul besoin d’équipements sophistiqués pour explorer les épaves du Forton Lake, en face de Portsmouth, au Royaume-Uni. Il suffit d’attendre la marée basse. Des vestiges simples, à portée de main, qui ravivent la mémoire et l’esprit d’initiative de la communauté locale. Continuer
Musées immergés, parcours sous-marins, répliques ou reconstitutions numériques d’épaves, tous les moyens sont bons pour faire découvrir au public le patrimoine culturel subaquatique, sans le détériorer. Certains sont plus coûteux que d’autres, mais plus féériques aussi. Le musée dans la baie d’Alexandrie, par exemple. Continuer
Premier outil légal permettant la préservation des sites archéologiques submergés à l’échelle internationale, la nouvelle Convention de l'UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique permettra de lutter contre le pillage et de réglementer la coopération internationale. Continuer