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Réponse du Directeur général au débat de politique générale à la 180° session du Conseil exécutif

Au cours du riche débat de politique générale, qui s’est tenu le 9 octobre 2008, 57 membres du Conseil exécutif se sont exprimé, ainsi que le Président de la Conférence générale et deux observateurs.

Le Directeur général a fourni des réponses détaillées sur les questions relatives aux propositions de programme et de budget et relatives à la gestion dans un premier temps, puis sur les questions de programme dans un deuxième temps. Dans les deux cas, son intervention a été suivie d’une séance de questions-réponses qui ont permis de préciser un certain nombre de points.

Le Directeur général s’est tout d’abord félicité du soutien apporté à sa réforme et à sa vision et du souhait, exprimé notamment au nom de l’Union européenne, de le voir diriger l’Organisation dans la sérénité jusqu’à la fin de son mandat. « Permettez-moi de dire, d’emblée, combien cela a été encourageant de voir que nous partagions une même vision de l’Organisation et de ses priorités. Comme vous l’avez noté, j’avais notamment fait de l’éducation pour tous l’un des fils conducteurs de mon discours d’introduction. J’ai retrouvé dans vos interventions le même sentiment d’urgence qui m’anime pour relever ce défi placé au cœur des Objectifs du Millénaire pour le développement », a déclaré M. Matsuura, en ajoutant qu’il était particulièrement gratifié par la volonté affichée par nombre de délégations de ne plus éroder davantage le pouvoir d’achat global de l’Organisation.

Réaffirmant sa détermination à faire de ce budget un budget de priorités, le Directeur général a appelé aux membres du Conseil : « J’espère pouvoir compter sur votre soutien renouvelé au printemps lorsque vous constaterez que certains programmes ont été réduits, voire supprimés, au profit des grandes priorités sur lesquelles nous nous entendons tous. En effet, la concentration et l’établissement de priorités ne peuvent être réalisés qu’avec votre plein engagement et votre entier soutien ».

Sur la question du ratio coûts de personnel/coûts de programme, le Directeur général a réaffirmé qu’il convenait de veiller à maintenir la capacité de mise en œuvre de l’Organisation. « L’élaboration normative, la formulation des politiques, la formation des capacités, requièrent un personnel compétent et expérimenté, qu’il nous faut savoir retenir et motiver, au Siège comme hors Siège. Le niveau de ressources humaines dans les secteurs de programme est devenu préoccupant, et nombre de membres du personnel sont de plus en plus surchargés par un travail sans cesse croissant. Renforcer notre action sur le terrain, pour permettre l’accompagnement des pays dans la formulation de politiques, requiert également un personnel suffisant et de qualité. Des ressources humaines insuffisantes peuvent mettre en péril, si nous n’y prenons garde, les objectifs de la réforme », a-t-il déclaré, faisant une nouvelle fois référence, à titre d’exemple, au cas du Centre du patrimoine mondial.

Abordant la politique de décentralisation, le Directeur général a rappelé que l’UNESCO était résolument engagée dans la réforme des Nations Unies au niveau des pays. « Mon objectif est de parvenir à un système qui permette à la fois de préserver notre action au niveau global et de renforcer notre impact et notre crédibilité sur le terrain, tout en s’intégrant harmonieusement à la nouvelle architecture de la présence des Nations Unies dans les pays » a-t-il précisé.

Répondant ensuite en détail sur les questions de programme, le Directeur général a abordé successivement les points saillants relatifs à chaque secteur de programme : l’éducation, en particulier l’éducation pour tous et les activités prévues jusqu’en 2010 ; le rôle de l’UNESCO dans le domaine du changement climatique, de l’eau douce et de la mise en œuvre de la Stratégie de Maurice pour les petits Etats insulaires ; la formulation des politiques scientifiques notamment en Afrique ; les célébrations du soixantième anniversaire de la déclaration des droits de l’homme ; la mise en œuvre des conventions dans le domaine de la culture, avec une mention particulière de la 20eme ratification de la Convention sur la protection du patrimoine subaquatique qui permet son entrée en vigueur ; la réinstallation de l’obélisque d’Axoum ; et le suivi du Sommet mondial de la Société d’Information.

Evoquant le riche débat sur la diversité linguistique qui s’était tenu la veille lors du débat thématique de cette session du Conseil, le Directeur général a rappelé que « la diversité des langues est une partie essentielle de notre monde diverse. Il est clair que les processus de mondialisation ont un impact direct sur l’utilisation, la connaissance et la préservation des langues ». Le rôle de l’UNESCO dans ce domaine prend différents aspects, allant du plaidoyer en faveur de la diversité linguistique, à la surveillance et du maintien d’un état des lieux, jusqu’aux conseils politiques aux Etats membres, a précisé M. Matsuura.

Le Directeur général a conclu en abordant un certain nombre modalités de mise en œuvre du programme évoquées lors du débat: les centres de catégorie II, le programme de participation, les plateformes intersectorielles, le programme de participation, la réponse de l’Organisation aux situations de post-conflits et de post-catastrophe. Les efforts en matière de politique de publications et les récents succès en matière de visibilité ont enfin été brièvement mentionnés par le Directeur général.

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Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N° 137-2008 -  Date de publication: 14-10-2008

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