Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture

Patrimoine et développement durable, une question d’éducation ?

Le mardi 17 juin, à l’occasion des célébrations du cinquantième anniversaire de l’association « Vieilles Maisons Françaises », le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a ouvert au siège de l’UNESCO un colloque international sur le thème « Patrimoine et développement durable, une question d’éducation ? »

Estimant que le « thème de réflexion fait pleinement écho à celui de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation au développement durable (2004-2014) dont l’UNESCO assure le rôle de chef de file » M. Matsuura a rappelé que depuis 2002, proclamée Année internationale du patrimoine culturel, l’UNESCO s’est attachée à « démontrer la nécessité d’une approche à la fois holistique et intégrée du patrimoine. La grande diversité de ses formes, culturelle et naturelle, matérielle et immatérielle, est désormais largement reconnue, tant par les professionnels que par les politiques, permettant ainsi d’en assurer une meilleure sauvegarde ».

« Nombreux sont les exemples aujourd’hui qui montrent à quel point une gestion harmonieuse du patrimoine peut favoriser de nouvelles formes de développement économique et social, articulées notamment autour du tourisme culturel et de l’artisanat, qui soient respectueuse des environnements naturels et culturels. Fort de ce constat, nous considérons à l’UNESCO la question du patrimoine sous un triple jour : un socle de l’identité des groupes et des communautés ; un vecteur du développement durable ; et un outil de réconciliation » a-t-il ajouté.

Soulignant que l’Organisation œuvre « autour de trois directions : le renforcement de la contribution de la culture au développement durable ; l’importance d’un dialogue approfondi entre les cultures au service de la cohésion sociale et de la réconciliation ; et une protection et valorisation durable du patrimoine culturel », M. Matsuura a constaté que cela pose un certain nombre de questions décisives, comme la manière dont on peut, au travers des politiques du patrimoine, « favoriser un développement économique qui soit respectueux de l'environnement et créateur de lien social », ou encore « par quels moyens peut-on éduquer, encadrer, former les plus jeunes, les citoyens et les professionnels à un usage pérenne des biens culturels ».

M. Matsuura a conclu en estimant que l’Association des Vieilles Maisons Françaises fait partie de ces organisations non gouvernementales « qui savent à merveille prolonger sur le terrain l’action de l’UNESCO, dans le respect de ses objectifs et idéaux ».

Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N° 076-2008 -  Date de publication: 18-06-2008

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