Sous l’égide de Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, la manifestation réunira scientifiques de renom, dirigeants de grandes entreprises et décideurs politiques. Ils seront rejoints par des étudiants du monde entier, choisis pour leur créativité sur la base d’un concours géosciences organisé en 2007. Les débats porteront sur trois thèmes : Croissance démographique et changement climatique : défis pour la planète ; Ressources de la Planète : vers un usage durable ? ; Risques naturels : minimiser les risques, maximiser la prévention.
Initiative conjointe de l’UNESCO et de l’Union internationale des sciences géologiques (IUGS), l’Année internationale de la Planète Terre s’étend de janvier 2007 à décembre 2009, l’année centrale de cette période de trois ans, 2008, ayant été proclamée Année des Nations Unies par l’Assemblée générale de l’ONU. L’Année participe aux objectifs des Nations Unies pour le développement durable en promouvant une utilisation raisonnée des ressources de la Terre et en encourageant de meilleures planification et gestion en vue de réduire les risques pour les habitants de la Planète. Elle s’efforce d’attirer davantage de jeunes vers les géosciences, d’atteindre le grand public en soulignant l’importance centrale des sciences de la Terre pour notre avenir et d’encourager les décideurs politiques à utiliser les connaissances disponibles pour concevoir leurs politiques nationales. Elle appelle les scientifiques à travailler sur dix grands thèmes particulièrement pertinents pour l’humanité : la santé, le climat, les eaux souterraines, les océans, les sols, les profondeurs de la Terre, les mégalopoles, les risques naturels, les ressources naturelles et la vie.
L’UNESCO et l’IUGS travaillent ensemble depuis 1972 à travers leur Programme international de corrélation géologique, connu aujourd’hui en tant que Programme international des géosciences (IGCP). L’IGCP offre aux scientifiques de plus de 150 pays une plate-forme pluridisciplinaire pour échanger connaissances et méthodologie sur des sujets géologiques, parmi lesquels la géoscience du cycle de l’eau ; les géo-risques et la réduction des dommages, et l’utilisation rationnelle des ressources de la Terre. Une attention particulière est portée au développement d’un environnement plus sûr, à la relation entre les facteurs géologiques naturels et les problèmes de santé, la biodiversité, le changement climatique, l’extraction des ressources minérales et des eaux souterraines. L’IGCP assure la promotion de projets collaboratifs avec une attention spéciale pour le développement socio-économique durable.
Initié en 1983, le Programme des applications géologiques de la télédétection (GARS) est un autre programme de coopération internationale, sponsorisé conjointement par l’UNESCO et l’IUGS. Le Programme vise à réduire la vulnérabilité des communautés menacées par des risques naturels (Thème sur les géo-risques de l’IGOS) et à gérer les ressources d’une façon durable et environnementale ; il vise à développer l’utilisation des techniques de pointe en matière de télédétection pour la résolution de problèmes géologiques comme les glissements de terrain, les risques volcaniques, les géo-risques, mais aussi pour la détection des ressources en eaux souterraines. Il transfère et diffuse des informations et des technologies et forme des scientifiques.
L’UNESCO aide aussi le Réseau mondial des géoparcs nationaux, lancé en 2004. Les géoparcs sont des zones dotées d’un patrimoine géologique remarquable, et d’une structure de gestion cohérente et solide. Comprenant 54 géoparcs dans 17 pays (Allemagne, Autriche, Brésil, Chine, Croatie, Espagne, France, Grèce, Iran, Irlande, Italie, Malaisie, Norvège, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni), le réseau s’efforce de développer le géotourisme et des géoproduits locaux de qualité au profit des économies locales et soutient une coopération active entre experts et professionnels du patrimoine géologique. Chaque géoparc propose une composante éducative forte pour aider les visiteurs à comprendre l’évolution de leur paysage local.
Enfin, l’UNESCO, en coopération avec la Commission pour la carte géologique du Monde (CGMW) soutient OneGeology, un projet de cartographie lancé par le Bureau géologique britannique en mars 2007 pour lequel des scientifiques de renom des bureaux géologiques nationaux de plus de 55 pays établiront et fourniront des données géologiques sur toute la surface de la Terre. Ces données seront converties dans un nouveau langage international d’échange géologique intitulé GeoSciML. Une plus large utilisation de ce langage permettra de partager et d’intégrer des données géologiques dans toute la planète et aidera à transférer des savoir-faire intéressants au monde en développement. Des informations émanant de OneGeology seront mises à la disposition du public à travers Internet.
Entrée presse: 7 place de Fontenoy, 75007 Paris