Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la cultureFace aux défis de la mondialisation, le président de la République de Guinée équatoriale, a déclaré : « De façon urgente, l’Afrique noire doit définir des stratégies pour renforcer son identité culturelle, aujourd’hui menacée par l’influence d’autres cultures disposant de davantage de moyens pour assurer leur expansion ». Il a rappelé que « Nous, les Africains, nous devons élaborer de nouveaux systèmes éducatifs qui actualisent et contribuent à renforcer l’assimilation cohérente de nos cultures autochtones, de façon à ce qu’elles puissent continuer à avoir un sens et une signification particulière, tout en incorporant des éléments d’autres cultures ».
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a rendu hommage dans son discours à tous ceux qui ont contribué « à la reconnaissance des valeurs de l’homme noir et de sa culture », en particulier le poète et président sénégalais Léopold Sédar Senghor, leader de la Négritude, mouvement qui a revalorisé la conception esthétique de l’homme noir africain et auquel ont participé des intellectuels et artistes comme Aimé Césaire, Léon Damas et Wilfredo Lam.
Le président équato-guinéen a ensuite parlé de l’importance de l’éducation, surtout en Afrique. « Mieux vaut un peuple cultivé qu’un peuple riche », a-t-il déclaré, avant de regretter que le régime colonial ait freiné le développement de l’éducation dans son pays et limité son niveau. « C’est seulement après l’Indépendance, et avec le peu de moyens disponible, que le gouvernement s’est préoccupé de l’éducation à des niveaux supérieurs en créant des écoles techniques et professionnelles, ainsi que l’Université nationale de Guinée équatoriale ». Le président a exprimé ses remerciements pour « l’appui que nous a apporté l’UNESCO » pour y parvenir.
Le président a conclu en proposant à l’Organisation la création d’un prix UNESCO-Obiang Nguema Mbasogo pour la conservation de la biodiversité, prix qui serait financé par le gouvernement de la Guinée Equatoriale.
Source: Communiqué de presse de l’UNESCO N° 2007-138 - Date de publication: 30-10-2007