Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture

34e session de la Conférence générale : Ouverture du débat de politique générale

Le 17 octobre 2007, Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, a ouvert le débat de politique générale de la 34e session de la Conférence générale.

Il a tout d’abord fait part de « l’intense émotion » qui s’emparait une nouvelle fois de lui en cette occasion et le confortait dans sa conviction que « l’UNESCO n’est pas une organisation comme les autres ». « Elle poursuit certes des objectifs partagés par l’ensemble des institutions internationales. Mais elle les poursuit de façon bien spécifique, et que nous devons préserver », a-t-il déclaré.

Pour M. Matsuura, cette spécificité réside dans la façon dont l’Organisation aborde les grands enjeux de notre temps, à sa démarche intersectorielle, à la recherche constante de réponses innovantes et à sa capacité à mobiliser des partenariats et des relais qui démultiplient ses moyens. « C’est indéniablement notre avantage comparatif ». Il est (…) «fondamental qu’une Organisation comme la nôtre sache s’adapter de manière continuelle non seulement aux défis externes liés aux événements mondiaux, mais également à ceux, internes, qui nous invitent à améliorer toujours davantage nos modes opératoires et notre fonctionnement (...) à l’heure où il nous faut nous doter d’une stratégie pour les six années à venir, d’un cadre programmatique et d’un budget, nous mesurons tous l’enjeu particulier de cette session de la Conférence générale et des décisions que vous serez amenés à y prendre », a-t-il ajouté.

Le Directeur général a ensuite fait un survol des principaux événements intervenus depuis la dernière Conférence générale en 2005.

Il a, en premier lieu, évoqué le processus de réforme de l’Organisation et les résultats obtenus en termes de méthodes de travail, de programmation, de renforcement de l’intersectorialité, de gestion administrative et financière, notamment en ce qui concerne l’amélioration des structures de contrôle interne. Il a également souligné le rôle positif de cette réforme de l’Organisation qui lui a permis de démontrer « une réelle capacité d’anticipation, de réaction et d’adaptation et de prendre une part déterminante dans la réforme engagée au sein de l’ensemble des institutions des Nations Unies ».

La réforme du système des Nations Unies et l’expérience menée dans 8 pays pilotes sont pour M. Matsuura de nouveaux défis et « requièrent de l’UNESCO une approche plus stratégique dans son action au niveau des pays ainsi qu’une réflexion afin de repenser ses programmes pour tenir compte de ceux des autres agences du système ». Il a insisté sur le fait que les propositions de stratégie à moyen terme et de nouveau programme et budget biennal, présentées à la Conférence générale ont été formulées en tenant pleinement compte de ce contexte. « Les cinq grands objectifs stratégiques primordiaux assignés à l'UNESCO s’inscrivent parfaitement dans les objectifs de développement fixés par la communauté internationale, en particulier les Objectifs du Millénaire pour le développement et le Document final du Sommet mondial de 2005. Ils se conjuguent pour assurer clarté et unité à notre action, une action définie à travers un nombre limité d’objectifs stratégiques de programme, quatorze précisément », a-t-il ajouté. M. Matsuura a également illustré ses propos en développant cinq fonctions spécifiques qui constituent en quelque sorte « l’armature » de l’UNESCO : un laboratoire d’idées ; un organisme normatif ; un centre d’échange d’informations ; un organisme de développement des capacités ; ainsi que de développement de la coopération internationale.

Le projet de budget soumis à l’adoption de la Conférence générale, après qu’il a été adopté à l’unanimité par le Conseil exécutif lors de sa 177e session, doit assurer à l’UNESCO les ressources minimum pour poursuivre ses objectifs et représente une rupture du cycle de croissance nominale zéro extrêmement dommageable auquel l’UNESCO a été confrontée depuis plusieurs biennium. M. Matsuura tout en soulignant que cette enveloppe de 631 millions de dollars n’était pas celle qu’il avait appelée de ses vœux, mais que ce qui était aujourd’hui le plus important c’est qu’elle soit le fruit d’un consensus, ce qui le rendait optimiste quant à son adoption prochaine. En effet, le Directeur général s’est félicité que « l’UNESCO soit la seule agence du système qui parvienne à atteindre le consensus sur ce sujet et aussi sur d’autres très délicats. Je suis convaincu que cette unanimité a une valeur inestimable, car elle assure l’engagement de tous les Etats membres en faveur d’objectifs communs. C’est une condition essentielle pour remplir notre mission. Je me réjouis que cette approche consensuelle ait également très bien fonctionné pour des sujets complexes tel l’accès à la rampe des Maghrébins dans la Vieille ville de Jérusalem et pour d’autres sujets sensible de l’ordre du jour. C’est une de nos forces qui fait également de notre Organisation une Organisation à part », a-t-il conclu.

Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N° 138-2007 -  Date de publication: 17-10-2007

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