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La Nouvelle-Zélande ratifie la Convention de 2005

Mme Helen Clark, Premier ministre de Nouvelle-Zélande a remis le 5 octobre 2007, au Directeur général de l’UNESCO, les instruments de ratification par son pays de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Mme Clark, à cette occasion, a insisté sur le fait que l’adoption par la Nouvelle-Zélande de la convention de 2005 était très naturelle dans la mesure où son pays avait une longue habitude de la diversité des cultures et menait une politique déterminée pour encourager et perpétuer la coexistence des expressions culturelles variées.

M. Matsuura, notant que la Nouvelle-Zélande n’avait à ce jour pas ratifié la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003, a invité Mme Clark à examiner cette possibilité. « Ces trois conventions de protection et de promotion du patrimoine, celle de 1972 sur le patrimoine culturel matériel et naturel, celle de 2003 sur le patrimoine immatériel et celle de 2005 sur la diversité des expressions culturelles, interagissent étroitement, chacune accroissant la valeur et l’efficacité des deux autres », a-t-il déclaré. « Elles sont complémentaires dans le sens qu’elles couvrent chacune un aspect particulier du patrimoine. Elles donnent les outils adaptés à la protection du patrimoine matériel, traditionnel, contemporain et les moyens d’assurer leur promotion en tant que biens culturels communs de l’humanité, vecteur de dialogue, de compréhension mutuelle et de respect », a-t-il ajouté.

La protection des langues en péril, le multilinguisme dans le cyber espace, l’éducation en langue maternelle ont fait l’objet d’un échange de vues, à la veille de l’Année internationale des langues (2008) pour laquelle l’UNESCO a été déclarée agence chef de file du système des Nations Unies.

La question du dopage dans le sport a également été évoquée au cours de cet entretien. Le Premier ministre néozélandais et le Directeur général ont réaffirmé l’importance de la Convention contre le dopage dans le sport et formé le vœu que ce « fléau » soit totalement éradiqué pour les prochains Jeux Olympiques ».

Enfin, Mme Clark a mis l’accent sur l’intérêt particulier de son pays pour le dialogue interculturel, elle a cité en exemple les nombreuses initiatives lancées dans la région Pacifique et notamment celles destinées aux jeunes. Soucieuse de collaborer très étroitement avec l’UNESCO dans ce domaine, elle a réagi favorablement à l’idée d’étudier la possibilité d’établir une Chaire UNESCO dédiée au dialogue interreligieux au sein de l’université néozélandaise. M. Matsuura l’a assuré de son soutien et l’a remercié une nouvelle fois pour la qualité des relations existantes entre la Nouvelle-Zélande et l’UNESCO et pour le rôle de premier plan joué à cet égard par la très active Commission nationale.

Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N° 130-2007 -  Date de publication: 08-10-2007

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