Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture

Ouverture de la 177e session du Conseil exécutif de l’UNESCO

La 177e session du Conseil exécutif de l’UNESCO a été ouverte le 1e octobre 2007 par le Président du Conseil, M. Zhang Xinsheng (Chine).

Cette session du Conseil est la dernière avant la Conférence générale de l’Organisation (16 octobre au 3 novembre 2007) au cours de laquelle seront fixés les priorités et le budget de l’UNESCO pour 2008-2009.

Prenant la parole après le Président Zhang, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a souhaité dans son intervention d’ouverture se concentrer sur deux aspects qui figurent à l’agenda de cette session : les propositions de programme et budget pour 2008-2009 et les enjeux principaux de la 34e session de la Conférence générale, d’une part et les derniers développements de la réforme des Nations Unies et la participation de l’UNESCO à ce processus, d’autre part.

Concernant l’élaboration du projet de budget, le Directeur général a tout d’abord rappelé le cheminement qui l’a conduit à présenter un nouveau scénario de plafond budgétaire à 631 millions de dollars, à la place du précédent scénario de 648.3 millions de dollars. Il a précisé, à cet égard, que : « A l’approche de la présente session, qui devra présenter ses recommandations à la Conférence générale concernant le plafond budgétaire, ayant acquis la conviction que mes précédentes propositions ne recueilleraient jamais le consensus nécessaire, j’ai décidé de présenter un nouveau scénario, qui vous a été proposé sous la forme d’un corrigendum à la 2e version du 34 C/5, et qui a été établi sur la base d’une enveloppe budgétaire de 631 millions de dollars ». « Ce faisant, a-t-il ajouté, j’ai veillé tout à la fois à renforcer l’approche intersectorielle et interdisciplinaire, à accorder à l’Afrique et à l’égalité des sexes une place prioritaire, tout en élaborant un cadre adapté aux nouveaux défis pour les programmes relatifs aux sciences, en accentuant la décentralisation et en facilitant à tous les niveaux le suivi systématique des programmes et l’établissement de rapports sur leur exécution ».

M. Matsuura, « conscient que cette nouvelle proposition a surpris nombre d’entre vous, et n’a pas facilité votre examen préalable des documents » a expliqué s’y être résolu car il a « estimé essentiel pour [l’] Organisation d’aborder ce nouveau cycle biennal avec l’adhésion pleine et entière de l’ensemble de ses Etats membres. Cela m’a donc conduit à (…) soumettre un nouveau projet de plafond budgétaire, fondé sur les besoins minimums de notre Organisation, et en mesure de recueillir le nécessaire consensus au sein du Conseil, puis de la Conférence générale ». Cependant, pour parvenir à ce nouveau scénario, des « coupes inévitables dans les programmes et dans les postes, ainsi que des réajustements stratégiques » ont du être effectuées. Le Directeur général a rappelé à cette occasion que :

« Dans le passé, les diverses économies que j’ai été conduit à réaliser l’ont toujours été principalement par la suppression de postes, essentiellement au Siège. Je me permets de rappeler qu’entre le 30 C/5 et le 33 C/5, j’ai aboli 319 postes au Siège tout en créant 80 postes hors Siège, soit une abolition nette de 239 postes permanents. Dans le nouveau scénario que je vous propose, alors même que j’estime que la limite a été atteinte en matière de coupes dans les effectifs, j’ai à nouveau réduit les effectifs du Siège dans les domaines les moins prioritaires, tout en créant quelques postes pour des fonctions que j’estime essentielles au Siège, correspondant aux cinq priorités de programme ainsi qu’aux cinq domaines que j’ai identifié comme devant être renforcés, comme le Bureau de déontologie, ou encore la décentralisation. Au total, dans ce nouveau scénario, j’ai donc poursuivi l’effort entrepris de réduction des effectifs au Siège (avec l’abolition nette de 16 postes) et de renforcement du hors Siège (avec la création de 62 postes). Je ne peux vraiment pas aller plus loin », a-t-il dit. « Et c’est pour cette raison que 90 % des coupes de ce dernier projet de 631 millions de dollars, soit 15,5 millions sur les 17,3 millions de coupes totales par rapport au scénario de 648,3 millions, portent sur les crédits d’activités », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Matsuura a souligné qu’il avait, tout en maintenant les cinq objectifs primordiaux de programme définis dans la nouvelle Stratégie à moyen terme, identifié cinq domaines dans lesquels il n’avait pas souhaité diminuer le niveau de ressources en passant du scénario de 648 millions à celui de 631 millions : la modernisation des outils de gestion, le renforcement de la politique du personnel, le renforcement du système de décentralisation, l’attention accrue apportée à l’Afrique – qui constitue l’une des deux priorités globales pour le 34 C/4 et le 34 C/11, et la collaboration plus étroite avec les organisations du système des Nations Unies.

Le Directeur général a ensuite abordé le processus de réforme des Nations Unies auquel l’UNESCO est étroitement associée. Il a rendu compte des propositions avancées lors d’une récente réunion qu’il a organisée avec les Chefs des autres agences spécialisées, et du PNUD, Unicef, FNUAP et PAM, la semaine dernière à New York, à la veille de l’Assemblée générale des Nations Unies. Ces propositions concernent divers aspects de la coopération des différentes agences, fonds et programmes du système notamment le rôle du résident coordinateur ; la possible intégration du Comité exécutif pour les Affaires humanitaires au CEB.

M. Matsuura a réitéré sa détermination à poursuivre l’implication active de l’UNESCO dans le processus de réforme des Nations Unies et tout spécialement dans les pays pilotes « Unis dans l’action » et a demandé le soutien des Etats membres, à cet effet.

Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N°126-2007 -  Date de publication: 02-10-2007

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