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DIRECTRICE GENERALE DE L'UNESCO

Cinquième session du Comité intergouvernemental de bioéthique

Cinquième session du Comité intergouvernemental de bioéthique
  • © UNESCO/M. Ravassard

Les représentants des 36 Etats membres du Comité intergouvernemental de bioéthique (CIGB) sont réunis à l’UNESCO à l’occasion de la cinquième session du CIGB.

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a ouvert les travaux le 19 juillet 2007, en présence de la présidente sortante du Comité international de bioéthique (CIB), Mme Guessous-Idrissi et de son successeur, récemment élu, M. Adolfo Martinez Palomo.

Dans son intervention, M. Matsuura a tout d’abord rappelé qu’au cours de l’exercice biennal 2004-2005, le CIGB avait apporté une « précieuse contribution » au processus d’élaboration de la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme, adoptée le 19 octobre 2005 par la 33e session de la Conférence générale de l’UNESCO. « Ce texte, nous en sommes tous conscients, a marqué une étape importante dans l’histoire de la bioéthique, en ouvrant de nouvelles perspectives de réflexion et d’action.

Il vous revient à présent de vous prononcer sur certains des points clés de cette Déclaration, notamment les questions du consentement, de la responsabilité sociale et de la santé, qui ont notamment fait l’objet des travaux du CIB lors de sa dernière session. C’est cette dynamique interactive entre le CIB et le CIGB qui fait tout l’enjeu de cette réunion, et dont j’espère les plus grands résultats », a-t-il déclaré.

Le Directeur général a également fait part de sa satisfaction de voir que, deux ans après son adoption, l’engagement pris par les Etats en a commencé à porter ses fruits, tant au niveau international que national. « La Déclaration s’inscrit aujourd’hui comme un texte faisant référence en matière de droit international. Cela a notamment été le cas lors des négociations intergouvernementales pour l’élaboration de la future convention internationale des Nations Unies pour la protection et la promotion des droits et de la dignité des personnes handicapées. La Déclaration a également été récemment utilisée dans un avis de la Cour européenne des droits de l’homme dans une affaire portant sur l’implantation d’embryons conçus par fécondation in vitro. Et tout récemment encore, le gouvernement thaïlandais en a appelé au principe de responsabilité sociale dans ses choix de politique de santé publique », a-t-il précisé.

L’UNESCO a durant cette période mené des actions de soutien au développement des capacités nationales, notamment à travers trois projets : le Global Ethics Observatory (GEObs) ; le projet Assisting Bioethics Committees et le Ethics Education Programme. Une attention toute particulière a été apportée à l’Afrique, le premier centre régional consacré à la bioéthique inauguré en mai dernier, au Kenya, au sein de l’université d’Egerton, en est une illustration concrète, comme l’a rappelé le Directeur général.

M. Matsuura a invité les membres du CIGB à jouer pleinement leur rôle de « caisse de résonnance des débats et préoccupations des Etats » (…) « Je ne doute pas que vous saurez, par vos avis, enrichir le rapport du CIB consacré à la question du consentement, qui se caractérise lui-même par une analyse originale et novatrice des divers contextes scientifiques, culturels et sociaux d’application du principe du consentement. Je souhaite également que vous puissiez apporter vos propres éclairages sur le rapport du CIB sur les questions de la santé et de la responsabilité sociale. C’est là un sujet au cœur de toute la réflexion actuelle sur l’accès aux soins de qualité, l’équilibre entre égalité et équité, l’usage des nouvelles technologies, les mécanismes de justice distributive ».

« La nécessité d’une plus grande réflexion éthique sur les conditions et les effets de ces avancées scientifiques, facilitée aujourd’hui par le socle de principes universellement acceptables reconnus par l’UNESCO, me renforcent dans la conviction que l’UNESCO doit continuer d’occuper une place centrale dans ce domaine, en élargissant toujours davantage ses champs d’intervention : réflexion, anticipation, mais aussi éducation, formation, partage des connaissances, renforcement des capacités », a déclaré M. Matsuura. Il a par ailleurs estimé que si les Etats membres ont affirmé le principe de responsabilité sociale comme étant partie intégrante des principes de bioéthique, « c’est parce qu’ils considèrent, à juste titre, que l’objectif ultime de la science doit être de servir l’humanité et de répondre à ses besoins. Je fonde, à cet égard, de grands espoirs sur vos débats, comme source d’inspiration pour les actions à prendre en la matière par les Etats », a-t-il conclu.

  • Auteur(s):La Porte-parole
  • Source:Flash Info N° 102-2007
  • 20-07-2007
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