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DIRECTRICE GENERALE DE L'UNESCO

Première Conférence des Parties à la Convention sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles

Première Conférence des Parties à la Convention sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles
  • © UNESCO/D.Bijeljac

La première Conférence des Parties à la Convention sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles a été ouverte le 18 juin par le Directeur général, M. Koïchiro Matsuura, aux côtés du professeur Kader Asmal, ancien Ministre de l’éducation de l’Afrique du Sud et Président de la Réunion intergouvernementale d’experts ayant permis l’élaboration de ce texte, de M. Javier Pérez de Cuéllar, ancien Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies et Président de la Commission mondiale de la culture et du développement, et de M. Musa Bin Jaafar Bin Hassan, Président de la Conférence générale et Délégué permanent du Sultanat d'Oman auprès de l'UNESCO, et qui a présidé à l’adoption de cette Convention lors de la 33e session de la Conférence générale.

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général a rappelé le record d’entrée en vigueur dans le domaine de la culture emporté par cette Convention, ratifiée par 62 États et la Communauté européenne en tant qu’organisation d’intégration économique régionale. « La raison majeure en est certainement liée à l’actualité des idées. Les Etats membres, par cette Convention, ont souhaité reconnaître la diversité créatrice comme un élément essentiel du développement. Elle est en effet le premier instrument normatif qui relie, de manière aussi évidente, la culture et le développement, en abordant de front ce qui s’avère être l’un des enjeux majeurs du xxie siècle : la place des expressions culturelles dans le développement, compte tenu de la transformation des modes de création, de production et de distribution de la culture ».

« Mais une autre raison de son succès est sans doute aussi que cette Convention est l’un des premiers, et l’un des seuls, instruments internationaux qui tout à la fois prend acte de la mondialisation et s’efforce de l’orienter, d’en maîtriser les processus pour qu’ils assurent non seulement la protection mais aussi la promotion de la diversité des expressions culturelles », a-t-il poursuivi.

« Parachevant le socle normatif élaboré par l’UNESCO dans le domaine de la culture au cours des dernières décennies, cette Convention consolide le cadre juridique des sept conventions qui couvrent désormais la diversité culturelle dans ses principes fondateurs : le patrimoine et la création contemporaine. »

Soulignant la nécessité, pour atteindre ses objectifs de solidarité internationale, de recueillir une adhésion équilibrée auprès de toutes les régions du monde, le Directeur général a appelé à une ratification rapide de la part des Etats de la région Asie-Pacifique et de la région arabe, encore largement sous-représentés parmi les Etats ayant ratifié la Convention. l a également insisté sur le rôle important que sera amené à jouer la société civile dans sa mise en œuvre.

L’élection des 24 membres du Comité intergouvernemental, y compris le mode de scrutin à appliquer pour ce faire, ainsi que les modalités de fonctionnement du Fonds international pour la diversité culturelle, sont à l’agenda de cette première Conférence.

Le Directeur général a conclu : « vous abordez aujourd’hui un moment important dans la vie de cette Convention. Vous allez lancer le coup d’envoi de sa mise en œuvre, afin que ses objectifs de coopération internationale, de développement durable, de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, d’égale dignité des cultures, d’accès équitable et d’ouverture aux cultures du monde soient pleinement réalisés. L’avenir se dessine donc chargé : les tâches et responsabilités du Comité intergouvernemental seront nombreuses et importantes. Il devra élaborer les directives opérationnelles pour que l’esprit et la lettre du texte de la Convention prennent effet dans la réalité. »

Le Directeur général a indiqué que la première réunion du Comité intergouvernemental pourrait se tenir en décembre 2007. Par la suite, une session extraordinaire du Comité pourrait être envisagée en mai 2008, puis une autre session ordinaire à l’automne 2008, suivie, si nécessaire, d’une autre session extraordinaire au printemps 2009. La deuxième Conférence des Parties pourrait alors se tenir, deux années après la première, en juin 2009, afin d’adopter l’ensemble des textes préparés par le Comité.

  • Auteur(s):La Porte-parole
  • Source:Flash Info N° 085-2007
  • 20-06-2007
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