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DIRECTRICE GENERALE DE L'UNESCO

176e Session du Conseil exécutif : Le Directeur général plaide en faveur d’un budget en croissance

176e Session du Conseil exécutif : Le Directeur général plaide en faveur d’un budget en croissance
  • © UNESCO/N. Burke

Lors du discours qu’il a prononcé à l’ouverture de la 176e session du Conseil exécutif de l’UNESCO, qui a débuté le 16 avril 2007, le Directeur général a demandé aux Etats membres de l’Organisation « de préserver l’UNESCO d’un affaiblissement supplémentaire qui ne pourrait que la conduire, à moyen terme, à l’asphyxie », en optant pour l’adoption d’un budget en croissance réelle zéro.

Après avoir rappelé que depuis son arrivée en 1999, il avait dirigé l’Organisation dans un « contexte d’extrême austérité », M. Matsuura a précisé à cet égard que « Sur les quatre budgets exécutés au cours de mon mandat, trois l’ont été en croissance nominale zéro, ce qui a signifié, (…), une diminution très importante en termes réels pour notre Organisation ». « Ainsi, depuis mon arrivée, les ressources dont a disposé l’Organisation ont subi une perte de pouvoir d’achat de plus de 15 %. C’est considérable. J’ai ainsi fait tout mon possible pour faire plus avec moins : plus de résultats concrets avec moins de moyens, financiers et humains. Et ce tout en conduisant, en parallèle, une réforme », a-t-il ajouté.

Le Directeur général a ensuite estimé que : « Aujourd’hui, la limite est atteinte. Il ne m’est plus possible d’effectuer des économies dans les ressources humaines. Toute diminution supplémentaire de nos ressources affectera donc désormais directement les programmes, y compris prioritaires ».

Constatant que le compromis adopté lors du vote du précédent budget de créer un compte spécial de 25 millions de dollars, qui devait être alimenté par des contributions volontaires, le programme adopté (C/5) incluant des activités prévues au titre de ces 25 millions de dollars s’était soldé par un échec, le Directeur général a conclu qu’il était tout à fait impossible d’envisager de reproduire ce scénario.

« La contribution que nous pouvons apporter afin « d’atteindre graduellement, par la coopération des nations du monde dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture, les buts de paix internationale et de prospérité commune de l’humanité » (je cite notre Acte constitutif) peut-elle être questionnée ? Pour répondre à ces enjeux, notre programme d’action devrait de toute évidence être renforcé, et il va sans dire qu’un budget en croissance réelle serait nécessaire. C’est l’objet de mes propositions de plafond budgétaire de 658,3 millions », a-t-il poursuivi.

Comprenant que dans le contexte économique international actuel, les difficultés que pourraient représenter un tel budget pour certains pays, M. Matsuura a conclu sa démonstration en annonçant qu’il avait choisi de présenter un scénario de croissance réelle zéro, soit 648,3 millions, comme scénario de base. « Je tiens à souligner une fois de plus qu’un tel scénario ne signifie pas un budget statique. Je fais tout mon possible pour renforcer, dans ces propositions, les priorités stratégiques de programme, y compris les capacités humaines pour leur mise en œuvre. C’est une solution de compromis qui permettrait de « limiter les dégâts », et de préserver l’UNESCO d’un affaiblissement supplémentaire. »

A l’heure où les capacités nationales d’aide au développement sont souvent trop insuffisantes, le Directeur général a réaffirmé combien le multilatéralisme restait « le seul chemin pour atteindre une paix et un développement durables », et conclu, dans ce contexte, en appelant les Etats membres à donner à l’UNESCO les moyens de ses ambitions.

  • Auteur(s):La Porte-parole
  • Source:Flash Info N° 057-2007
  • 18-04-2007
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