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DIRECTRICE GENERALE DE L'UNESCO

Réunion d’information sur le patrimoine culturel de la Vieille Ville de Jérusalem (UNESCO, 19 mars 2007)

Suite à la publication du rapport de la mission d’experts qui s’est rendue du 27 février au 2 mars 2007 (voir Flash Info n° 036 et 040) sur le site de la vieille ville de Jérusalem, M. Matsuura a organisé le 19 mars une réunion des Ambassadeurs, délégués permanents auprès de l’UNESCO.

Cette réunion s’est déroulée en présence de M. Musa Bin Jaafar Bin Hassan, Président de la Conférence générale et de M. Olabiyi Babalola Joseph YAI, Ambassadeur, Délégué permanent du Bénin et Vice-président du Comité du patrimoine mondial, de Mme Françoise Rivière, Sous-directrice générale pour la culture, et de trois des membres de la mission, M. Francesco Bandarin, Directeur du Centre du patrimoine mondial, M. Mounir Bouchenaki, Directeur de l’ICCROM, Mme Véronique Dauge, du Centre du patrimoine mondial.

Dans son intervention, Koïchiro Matsuura a tout d’abord rappelé que la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts a été inscrite, au titre de la Convention du patrimoine mondial de 1972, sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981, à la requête du Royaume hachémite de Jordanie. Elle a été ensuite inscrite sur la Liste du patrimoine en péril en 1982, compte-tenu des menaces sérieuses qui pesaient sur sa préservation et de la situation politique prévalant sur le terrain. « Cette double inscription nous oblige à d’autant plus de vigilance, et je sais que c’est à ce titre que nous sommes aujourd’hui tous si mobilisés », a déclaré M. Matsuura. « Si cette question revêt une importance particulière, c’est en effet qu’elle est porteuse de nombreux enjeux », a t-il poursuivi.

Le Directeur général a particulièrement insisté sur le fait que la volonté commune de préserver un patrimoine reconnu par la communauté internationale d’une ‘valeur universelle exceptionnelle’, selon les termes de la Convention de 1972, « peut permettre de renouer les fils d’un dialogue interrompu dans d’autres enceintes ». « L’UNESCO, bien que n’ignorant pas les contraintes politiques existantes, est le lieu où la dimension culturelle peut l’emporter sur la dimension politique. Le lieu où, sur la base de valeurs communes et d’une vision partagée de nos devoirs vis-à-vis des générations futures, le dialogue entre les cultures, les civilisations, les religions est tout entier au service de la paix », a-t-il ajouté.

M. Matsuura a souhaité qu’une « réflexion profonde, loin de toute polémique, sur cette responsabilité à entretenir un espace de dialogue et de paix » soit menée par l’UNESCO. « Nous avons donc le devoir d’aborder cette question en étant pleinement conscients de ces enjeux afin de démontrer que notre volonté de protection de tous les patrimoines culturels, et particulièrement ceux qui sont en danger – où qu’ils soient et quelles que soient les circonstances – est partie intégrante de notre mandat ».

« A l’heure où le système des Nations Unies est à un tournant de son histoire, et doit démontrer son utilité et sa pertinence ; à l’heure où l’UNESCO, en tant qu’agence spécialisée de ce système, doit mettre en évidence sa valeur ajoutée et son avantage comparatif dans ce système ; à l’heure enfin où la culture rejoint la « cour des grands », et n’est plus considérée comme une dimension annexe et futile des vrais enjeux de paix, de dialogue et de développement, nous n’avons pas droit à l’échec », a déclaré le Directeur général après avoir énuméré les cinq recommandations du rapport de mission.

  • Auteur(s):La Porte-parole
  • Source:Flash Info N° 042-2007
  • 20-03-2007
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