Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture

Deuxième réunion du panel à haut niveau pour la Décennie des Nations Unies pour l'éducation au service du développement durable (DEDD)

Le 8 février 2007, le Directeur général de l’UNESCO a réuni au Siège de l’Organisation le panel à haut niveau pour la Décennie des Nations Unies pour l'éducation au service du développement durable (DEDD).

Le panel, qui s’était réuni une première fois en juillet 2004, est composé de personnalités et d’experts reconnus en la matière. Il comprend le Professeur Alpha Konaré, président de la Commission de l’Union africaine et ancien Président du Mali ; le Dr Akito Arima, Sénateur et ancien ministre de l’éducation, de la science, des sports et de la culture du Japon ; M. Carl Lindberg, ancien secrétaire d’état auprès du ministre de l’éducation et de la science de la Suède ; M. Steven Rockfeller, co-président de la Earth Charter Commission, et ancien président de Rockfeller Brothers Fund ; Mme Mary Joy Pigozzi, vice-présidente de l’Academy for Education Development, USA ; et Mme Rosiska Darcy de Oliveira, ancienne ministre de l’environnement du Brésil et présidente du Women’s Leadership Centre brésilien.

Cette réunion avait pour objet de fournir à l’UNESCO des avis sur la mise en œuvre de la Décennie (2005-2014), faire le point sur les progrès déjà faits et identifier les moyens d’intensifier le soutien de la société à la DEDD à tous les niveaux.

Dans son intervention, M. Matsuura a tout d’abord fait une présentation des événements majeurs intervenus depuis la précédente réunion du panel. Il a particulièrement attiré l’attention des participants sur le Schéma de mise en œuvre de la décennie ainsi que sur le Plan d’action de l’UNESCO. Le premier fournit un cadre général à la collaboration aux niveaux international et régional ; alors que le dernier définit la contribution spécifique en termes de programmes de l’UNESCO à la DEDD.

Le Directeur général a estimé que la décennie était désormais prête à entrer dans sa deuxième phase. « Les deux dernières années ont été dédiées à des lancements régionaux et nationaux de la décennie qui ont permis une meilleure sensibilisation et un soutien accru à l’éducation au service du développement durable. Il est temps maintenant de passer à des plans concrets de mise en œuvre», a-t-il déclaré.

M. Matsuura a également insisté sur la nécessité de procéder de façon intersectorielle. « Les secteurs de l’éducation et des sciences doivent coopérer de façon étroite si nous voulons atteindre les objectifs de la décennie », a-t-il dit. Il a aussi souligné l’importance pour le système des Nations Unies d’adopter une approche concertée et cohérente : « Je suis convaincu, a-t-il ajouté, que cette décennie crée une occasion pour nous tous de travailler ensemble comme ‘Un seul ONU’ en nous permettant d’apporter notre soutien à nos partenaires et Etats membres en matière d’amélioration de la qualité de l’éducation ».

Cette réunion a permis une discussion très constructive entre les membres du panel, au cours de laquelle ils ont partagé l’opinion que la DEDD demandait, de la part des différents partenaires, une approche nouvelle. Ainsi, un accent particulier a-t-il été mis sur le besoin de sensibiliser les ministres de l’éducation au sujet car le développement durable ne peut être considéré comme ne relevant que des seuls ministres de l’environnement.

Le panel est également convenu que la culture était un élément à part entière de l’EDD. Pour sa part, le Professeur Konaré a estimé que « la décennie nécessite un changement profond dans la perception que l’on se fait de la place et du rôle de l’être humain. Cela n’est pas un aspect secondaire du sujet, mais fait partie intégrante de la vision de la DEDD ». A cet égard, les membres du panel ont insisté sur le fait qu’il fallait également aborder les questions éthiques liées à la décennie du fait des progrès scientifiques et des évolutions sociales.

Un autre point a été également à l’ordre du jour de cette réunion : le renforcement des liens entre la décennie et les autres questions liées au développement, tout particulièrement l’éradication de la pauvreté et l’atténuation des effets du changement climatique. Le panel a estimé urgent d’adopter une approche holistique et une vision à long-terme se référant ainsi aux propos du Directeur général qui avait déclaré : « La décennie pour l'éducation au service du développement durable a pour raison d’être de créer les fondations d’un avenir meilleur, c’est cela qui doit guider nos efforts pour poursuivre sa mise en œuvre ».

Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N° 017-2007 -  Date de publication: 09-02-2007

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