Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture

Première conférence des Etats parties à la convention internationale contre le dopage dans le sport (UNESCO, 5-7 février 2007)

Koïchiro Matsuura a ouvert, le 5 février 2007, la première Conférence des Etats parties à la Convention internationale contre le dopage dans le sport.

Cette réunion qui se tient au Siège de l’Organisation du 5 au 7 février, a été ouverte en présence de M. Musa Bin Jaafar Bin Hassan, Président de la Conférence générale de l’UNESCO ; M. Phillip Craven, Président du Comité Paralympic international ; M. Jean-François Lamour, Ministre français de la Jeunesse, des sports et de la vie associative et Vice-président de l’Agence mondiale contre le dopage (AMA) ; M Vyacheslav Fetisov, Champion de l’UNESCO pour le sport et président de l’Agence fédérale russe de culture physique et des sports. M. Ogi, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le sport, au service du développement et de la paix, et M. Joseph S. Blatter, Président of de la Fédération Internationale de Football (FIFA) étaient représentés à cette réunion à laquelle participaient également de nombreux ministre des sports ainsi que des Ambassadeurs, délégués permanents des Etats membres de l’UNESCO.

« Par cette Convention, les gouvernements pour la première fois se sont dotés d’un instrument juridique ayant force de loi contre le dopage dans le sport. Elle fournit l’indispensable cadre pour la mise en œuvre du Code mondial anti-dopage et pour la formalisation de règles et de politiques internationales. C’est une étape importante sur la route qui doit nous mener à un sport sans dopage », a déclaré le Directeur général dans son allocution d’ouverture.

M. Matsuura a exprimé sa satisfaction de voir 41 Etats participer à cette Conférence au cours de laquelle des sujets d’intérêt majeurs seront débattus, notamment l’adoption du plan d’utilisation des ressources financières du Fonds volontaire pour l’élimination du dopage dans le sport ; l’adoption et les modifications apportées à la liste des substances prohibées ; ainsi que la mise en place d’un suivi réel et efficace du mécanisme de la Convention. « L’entrée en vigueur de la Convention ne signifie pas pour autant la fin des activités de l’UNESCO en la matière. Elle marque simplement le moment où notre attention va quitter le domaine normatif pour se porter sur la mise en œuvre », a-t-il souligné.

A cet égard, M. Matsuura a insisté sur la nécessité de sensibiliser le public et d’investir de façon significative dans la prévention à travers des programmes éducatifs. « L’UNESCO est déterminée à protéger les jeunes athlètes et à promouvoir une éthique du sport. Je suis convaincu que la Convention répond à un besoin normatif mais aussi qu’elle est un signal qui nous invite à redoubler d’efforts en matière d’éthique, de responsabilité personnelle et d’intégrité. Le dopage dans le sport fait bien plus que fausser la compétition. Il ne menace pas seulement le sport en tant que tel, mais la société tout entière. Cela demande une réponse concertée qui passe particulièrement par une meilleure éducation ».

En conclusion, M. Matsuura a vivement encouragé les Etats membres qui n’ont pas encore ratifié la Convention à prendre les mesures nécessaires pour engager le processus : « Tous les gouvernements ont le devoir de s’atteler à cette tâche (…). La Convention leur fournit le cadre adéquat. Cela implique aussi l’application déterminée des règles par les gouvernements afin de faire en sorte que cela ne se limite pas à des déclarations d’intention, mais que cela soit suivi d’actions. Je vous demande instamment de vous investir dans cette tâche. Si nous continuons en maintenant le rythme soutenu qui a été le notre pour aboutir à l’adoption, nous pourrons permettre aux générations futures de pratiquer un sport totalement libéré du dopage ».

Auteur(s): La Porte-parole - Source: Flash Info N° 014-2007 -  Date de publication: 06-02-2007

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