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Le Comité du Patrimoine Mondial se mobilise pour le patrimoine en danger

27-06-2002 10:00 pm Budapest – Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a adopté aujourd'hui la Déclaration de Budapest pour marquer le trentième anniversaire de la Convention du patrimoine mondial, culturel et naturel (1972), où il appelle à " veiller à ce qu'elle s'applique au patrimoine dans toute sa diversité " et à assurer la " conservation efficace " des biens. Au cours de ses travaux, qui se tiennent depuis lundi sous la présidence du Hongrois Tamas Fejerdy, le Comité a inscrit neuf nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial et deux sites sur la Liste du patrimoine en péril, dont le premier site afghan.

Dans la Déclaration de Budapest sur le patrimoine mondial, le Comité encourage " les pays qui ne l'ont pas encore fait, à adhérer, dès que possible, à la convention ainsi qu'aux autres instruments internationaux relatifs à la protection du patrimoine ". A ce jour, 172 Etats ont ratifié la Convention, sur les 188 Etats membres de l'UNESCO. La Déclaration recommande aussi de " renforcer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial en tant que témoignage représentatif, géographiquement équilibré, desbiens culturels et naturels de valeur universelle exceptionnelle ".

Comme l'a souligné aujourd'hui le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, devant le Comité, la communauté internationale est garante de la " crédibilité de la Liste ". La " tragédie " afghane, avec " la destruction de Bamiyan ", a-t-il ajouté, " pèse sur notre conscience, en tant qu'autorité morale gardienne du patrimoine mondial. C'est pourquoi la décision du Comité d'étendre ses préoccupations à la protection du patrimoinedans les Territoires palestiniens est si importante ".

Le Comité a adopté, le 26 juin, une Décision concernant la protection du patrimoine culturel dans les Territoires palestiniens. Déplorant " la destruction et les dommages causés " à ce patrimoine, il a invité le Directeur général de l'UNESCO, en consultation avec le président du Comité, à contribuer au " travail d'inventaire " de ce patrimoine et à évaluer son " état de conservation et les mesures relatives à sa préservation et à sa réhabilitation ". Il a décidé d'octroyer une aide financière à cet effet et appelé les parties concernées à coopérer avec le Directeur général.

Le Directeur général a également insisté sur " les nouveaux défis " à relever pour garantir la crédibilité de la Liste dupatrimoine mondial, en cette Année internationale du patrimoine culturel. Tout en se félicitant de la mise en oeuvre " quasi universelle " de la Convention, il a appelé à assurer une représentation plus " équilibrée " des différentes régions géo-culturelles de la planète. Aujourd'hui, une cinquantaine d'Etats parties à la Convention ne comptent toujours aucun site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Et sur les 730 biens inscrits, plus de la moitié se situent en Europe et en Amérique du Nord.

D'autre part, Koïchiro Matsuura a encouragé le Comité à utiliser davantage les mécanismes prévus par la Convention afin de mieux protéger les sites menacés, à savoir l'inscription de ces biens sur la Liste du patrimoine en péril ou leur retrait pur et simple de la Liste du patrimoine mondial. " Après tout, certains sites sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril depuis des décennies mais n'ont pas reçu l'attention particulière qu'ils méritent ", a-t-il dit.

Le Directeur général a enfin souligné la nécessité pour l'UNESCO de travailler en partenariat avec un plus large éventail d'acteurs afin de mobiliser les moyens de préserver le patrimoine plus efficacement. Il a évoqué des accords de coopération entre l'UNESCO et certains Etats développés (Australie, Espagne, France, Italie, Pays-Bas), des relations plus étroites avec les institutions financières (comme la Banque mondiale ou la Banque japonaise pour la coopération internationale) et de nouveaux partenariats avec le secteur privé et les ONG.

Hier, le Comité a inscrit neuf nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial: le Minaret et les vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) ; la Vallée du Haut-Rhin moyen et les Centres historiques de Stralsund et Wismar (Allemagne) ; la Zone Sainte-Catherine (Egypte) ; le Paysage culturel de la région viticole de Tokaji (Hongrie) ; l'Ensemble du temple de la Mahabodhi à Bodhgaya (Inde) ; les Villes du baroque tardif de la vallée de Noto (Italie) ; l'Ancienne cité maya de Calakmul (Campeche, Mexique) ; le Centre historique de Paramaribo (Suriname). De plus, le Comité a étendu deux sites déjà inscrits : Budapest-le panorama des deux bords du Danube et le quartier du château de Buda (Hongrie) et le Parc national de l'île Cocos (Costa Rica).

Le site afghan de Djam (cf. notre communiqué n°41) a été inscrit simultanément sur la Liste du patrimoine mondial en péril, car il est confronté à plusieurs menaces, dont le pillage massif. Le site archéologique de Tipasa, en Algérie, a été ajouté aujourd'hui à la Liste " en péril ", après que le Comité ait constaté la détérioration des vestiges causée par l'absence d'un instrument de gestion efficace, le manque d'entretien, les actes de vandalisme, et surtout par une urbanisation accrue et incontrôléeà l'intérieur du périmètre du site.

Avec la Liste du patrimoine mondial en péril, qui compte désormais 33 sites, l'UNESCO entend attirer l'attention de la communauté internationale sur la nécessité de renforcer la protection des sites menacés – par lapollution minière ou industrielle, le pillage, la guerre, le tourisme mal géré, le braconnage, etc. Une fois inscrits sur la liste "en péril ", ils bénéficient généralement de mesures nationales plus efficaces et d'une aide financière internationale accrue.

Le Comité a pris note avec satisfaction de l'intention du gouvernement roumain de reconsidérer l'emplacement d'un parc à thème baptisé " Dracula Park " à proximité immédiate du centre historique de Sighisoara, une vieille ville fortifiée inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1999. Selon les plans initiaux, le parc devait être plus grand que la cité médiévale et se situer à un kilomètre et demi du site. Le Comité a estimé que sa réalisation aurait eu un impact culturel et environnemental négatif sur le site. Il a par ailleurs recommandé de renforcer d'urgence l'état de conservation de la vieille ville, et en particulier des murs et des tours fortifiés, dont une partie s'est effondrée en 1998. Le Comité a de plus estimé que l'Etat partie devait éviter de construire ce parc à proximité des sites du patrimoine mondial en Transylvanie.

Le Comité du patrimoine mondial est chargé de veiller à la mise en œuvre de la Convention de 1972, qui encourage la coopération internationale afin de sauvegarder le patrimoine commun de l'humanité et de protéger des sites de " valeur universelle exceptionnelle ". Composé de représentants de 21 Etats, le Comité est élu tous les six ans par l'Assemblée générale des Etats parties à la Convention de 1972. A ce jour, la Convention protège 730 sites situés dans 125 Etats parties : 563 biens culturels, 144 biens naturels et 23 biens mixtes.

Contacts

Budapest
Presse écrite, Isabelle Le Fournis, tél. +33 (0) 6 14 69 53 72
Presse audiovisuelle, Carole Darmouni, tél. +33 (0) 6 18 01 88 82

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Web Site : Patrimoine Mondial



Source Communiqué de presse N°2002-42
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 3654 | guest (Lire) Mise à jour: 13-11-2002 5:57 pm | © 2003 - UNESCO - Contact