UNESCO Banner

SERVICES

DSC_0004_200.JPG
« Le NMEC ne se résumera pas à des collections d’objets »


A l’occasion de l’exposition Trésors engloutis d’Egypte, qui s’ouvre le 9 décembre au Grand Palais à Paris, l’UNESCO présente le projet de Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC) qui ouvrira ses portes au Caire fin 2009 et auquel elle apporte son expertise technique. Entretien avec Ayman Abdel Moneim, directeur du Musée national de la civilisation égyptienne.
Propos recueillis par Agnès Bardon, du Bureau de l'information du public.

La première pierre du NMEC a été posée en 2002. A quel stade en est aujourd’hui le chantier ?


Dores-et-déjà, les bâtiments sont là. La réalisation du musée se fait en trois étapes. La première concernait la construction du bâtiment. A l’heure qu’il est, 75% de cette phase est terminée. Fin septembre 2007, ce sera au tour de la partie technique du musée, c’est-à-dire les laboratoires, les ateliers de conservation, les lieux de stockage, la partie administrative ainsi que le centre de formation d’être achevé. La troisième étape, la conception des lieux d’exposition, devrait être terminée courant 2009. Le public, lui, pourra accéder au musée à la fin de l’année 2009.

En quoi le NMEC se distingue-t-il des musées existant déjà en Egypte ?


La grande différence, c’est que ce musée n’a pas été prévu seulement comme un lieu destiné à montrer des collections d’objets. Nous l’avons conçu comme une institution qui traite de la civilisation égyptienne dans son entier, de la Préhistoire à l’époque contemporaine en passant par l’époque des Pharaons ou la période islamique. Le visiteur pourra contempler des pièces issues de nombreuses collections nationales comme le musée gréco-romain d’Alexandrie, le musée du Caire ou encore le musée de Louxor. En plus des momies royales de la Vallée des Rois, qui sera un des temps fort de la visite, on pourra voir entre autre une collection exceptionnelle de 5000 objets en or ou des trésors de la période islamique ou copte. Mais ce qui fait aussi la spécificité de ce musée, c’est l’importance accordée au patrimoine immatériel. A un moment où un certain nombre de nos traditions sont en train de se perdre, le musée sera aussi un lieu où pourra être recensé ce patrimoine vivant. Cela rejoint une autre des ambitions du NMEC qui consiste à attirer non seulement le public étranger mais aussi égyptien, qui fréquente assez peu les musées aujourd’hui. Le fait que le musée ne soit pas installé en centre ville, comme cela était prévu initialement, mais à El Fustat, au bord du lac d’Ain Al Seera, sur la route des Pyramides, le rend beaucoup plus accessible que le cœur du Caire, qui est congestionné par la circulation.

Quel rôle l’UNESCO a-t-elle joué dans la réalisation de ce projet ?

Les autorités égyptiennes financent ce projet à hauteur de près de 250 millions dollars. Quant à l’UNESCO, elle fournit une expertise technique dans des domaines tels que l’architecture, la muséologie, la restauration, l’administration ou encore de l’éducation. C’est le fruit d’une collaboration qui date de la Campagne internationale pour l’établissement du Musée de la Nubie à Assouan et du NMEC au Caire. Cette collaboration se poursuivra jusqu’à ce que le musée soit ouvert et que son fonctionnement opérationnel soit assuré.

Photo : © UNESCO/Niamh Burke
Date de publication 06-12-2006 4:00 pm
Date de publication 06-12-2006 4:00 pm
Europe and North America Latin America and the Caribbean Africa Arab States Asia Pacific