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Ouverture des travaux de la treizième session du Comité international de bioéthique de l’UNESCO (Paris, 20- 22 novembre 2006)

Le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a ouvert le 20 novembre, au Siège de l’UNESCO, la treizième session du Comité international de bioéthique (CIB) de l’UNESCO. Créé en 1993, le CIB est une instance unique au niveau international, composée de 36 experts indépendants et chargée d’orienter les travaux et la réflexion de l’UNESCO en matière de bioéthique, de sciences de la vie et de leurs applications, et de respect des principes de dignité et de liberté de la personne humaine.

S’exprimant en présence de la Présidente du CIB, Madame Nouzha Guessous-Idrissi (Maroc), dont il a salué l’action, M. Matsuura a rappelé l’importance du rôle joué par le CIB dans les travaux de préparation de la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme, adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO en octobre 2005. « Inscrire dans le droit international des principes universels était une nécessité. Mais le droit n’est souvent qu’un point de départ, qui doit se prolonger par des actions indispensables d’explication et d’information, de sensibilisation et de partage des connaissances, de promotion et de mise en œuvre », a souligné M. Matsuura.

Outre la traduction du texte de la déclaration dans une quinzaine de langues, le Directeur général a rappelé que l’action de l’UNESCO se concentrait à présent, notamment par le biais de l’Observatoire mondial de l’éthique, du Programme d’éducation à l’éthique et de réunions régionales de formation, sur la diffusion des principes énoncés dans la Déclaration, le renforcement des capacités, l’enseignement de l’éthique, le développement de nouveaux curricula et l’institution de comités nationaux de bioéthique.

Evoquant les travaux du CIB, le Directeur général s’est félicité de voir inscrits à l’ordre du jour l’analyse approfondie de deux principes au cœur de la Déclaration de 2005, ceux du consentement et de la responsabilité sociale. S’agissant de la responsabilité sociale en particulier, énoncé à l’article 14 de la déclaration, M Matsuura a souligné qu’il reflétait « la nécessité d’inscrire la bioéthique dans le contexte d’une réflexion ouverte sur le monde politique et social en adoptant une approche globale de la santé. Une telle approche, conforme aux Objectifs du Millénaire pour le développement, tient compte de préoccupations essentielles, telles que l’accès à des soins de santé de qualité, l’accès à une alimentation et à un approvisionnement en eau adéquats, l’amélioration des conditions de vie et de l’environnement, la lutte contre la marginalisation, la réduction de la pauvreté et de l’analphabétisme », a t-il ajouté.

Enfin, rappelant la nécessité d’une étroite coordination des efforts et des débats entre les agences des Nations Unies, le Directeur général de l’UNESCO a appelé chacun à apporter « le témoignage pluraliste de son expérience et de son expertise » dans le cadre d’une « expertise scientifique et médicale pratique et d’une vision sociale et mondiale des questions abordées».

Auteur(s): Office of the Spokeswoman - Source: Flash Info N° 186-2006 -  Date de publication: 23-11-2006

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