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Rapport mondial de suivi sur l’Education pour tous 2007 : La protection et l’éducation de la petite enfance sont le parent pauvre du processus éducatif

26-10-2006 1:00 pm L’Amérique latine et les Caraïbes sont en tête du monde en développement en ce qui concerne l’éducation préscolaire, selon le Rapport mondial de suivi sur l’Education pour tous 2007*, publié aujourd’hui par l’UNESCO. Malgré les bénéfices bien connus de l’éducation préscolaire sur tous les aspects du développement et du bien-être de l’enfant, le Rapport montre que ce secteur reste le parent pauvre du processus éducatif dans de nombreuses régions du monde, et que la moitié des pays n’a pas de politique de protection et d’éducation des enfants de moins de trois ans.couv_gmr_fr.JPG Premier des objectifs assignés à l’Education pour tous d’ici 2015*, la protection et l’éducation de la petite enfance est le thème de cette édition du Rapport. Il contient également une évaluation de la progression vers les cinq autres objectifs, notant une accélération marquée de la scolarisation dans le primaire, tant pour les garçons que pour les filles, et une augmentation de l’aide à l’éducation, compensée dans plusieurs pays par un déclin des dépenses nationales d’éducation.

« Ce n’est pas une coïncidence si le premier des objectifs de l’Education pour tous est consacré aux enfants les plus jeunes et les plus vulnérables », a déclaré Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO. « Améliorer leur bien-être dès le plus jeune âge doit être une composante intégrale et systématique de toute politique d’éducation et de réduction de la pauvreté. L’engagement des politiques de haut niveau est indispensable pour inscrire la protection et l’éducation de la petite enfance à l’ordre du jour ».

« Les programmes pour la petite enfance posent des fondations solides et rapportent gros », a déclaré Nicholas Burnett, directeur du Rapport. « Chaque année dans le monde en développement, plus de 10 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans de maladies qui pourraient souvent être évitées. Les programmes qui combinent nutrition, vaccination, santé, hygiène, protection et éducation peuvent changer cela. Ils contribuent également de façon décisive à une meilleure réussite scolaire. Malgré cela, les enfants qui ont le plus besoin de ces programmes sont aussi ceux qui ont le moins de chance d’en bénéficier ».

La fréquentation d’écoles maternelles va de 62 % en Amérique latine et dans les Caraïbes à seulement 35 % dans les pays en développement d’Asie de l’Est et du Pacifique, de 32 % en Asie du Sud et de l’Ouest à 16 % dans les Etats arabes et 12 % en Afrique sub-saharienne. L’école maternelle est universelle dans la plupart des pays de l’Europe de l’Ouest. Sa fréquentation est tombée fortement dans les pays en transition à la suite du démantèlement de l’Union soviétique mais elle remonte maintenant.

Le rapport « Un bon départ : protection et éducation de la petite enfance » montre que la demande pour une éducation et une protection précoce augmente rapidement, stimulée par le nombre croissant de femmes sur le marché du travail et de foyers monoparentaux. En 1975, en moyenne, un enfant sur dix était scolarisé dans une école maternelle ou équivalent ; en 2004, cette scolarisation concerne un enfant sur trois.

La meilleure preuve des avantages des programmes pour l’éducation précoce vient des pays industrialisés. Le Programme américain High/Scope Perry Preschool mené dans les années 1960 visait les enfants afro-américains pauvres risquant le plus l’échec scolaire. Les bénéficiaires du programme et un groupe de contrôle ont été suivis à plusieurs reprises jusqu’à l’âge de 40 ans. Les résultats ont montré un QI plus élevé à l’âge de cinq ans, de meilleurs taux d’achèvement de l’école secondaire et des revenus supérieurs à l’âge de quarante ans. Le rapport bénéfice/coût serait de 17 contre 1. La recherche dans des domaines allant de la neurobiologie à la psychologie confirme amplement que le développement physique et psychologique des enfants dépend de leurs expériences pendant les premières années de leur vie.

Selon une autre étude citée par le Rapport, plus le taux de scolarisation en école maternelle est élevé dans un pays africain, plus faible est le taux de redoublement et plus fort est le taux d’achèvement de la scolarité primaire. Des analyses économiques en Egypte ont trouvé un rapport bénéfice/coût de 3 contre 1, avec des bénéfices encore plus élevés si les programmes pour la petite enfance ciblent les enfants les plus à risque.

Pourtant, le financement des programmes pour la petite enfance n’a rien d’une priorité pour la plupart des pays : moins de 10 % des dépenses publiques totales d’éducation sont alloués à l’éducation préscolaire dans 65 des 79 pays dont les données 2004 étaient disponibles ; plus de la moitié en allouaient moins de 5 %.

Dans un domaine caractérisé dans de nombreux pays par une forte dépendance aux financements privés, le Rapport prévient que les politiques publiques doivent fixer des standards de qualité et une réglementation visant à éviter les inégalités.

Le Rapport établit que les ressources allouées aux enfants les moins privilégiés devraient être la première étape d’une politique nationale pour la protection et l’éducation de la petite enfance élargie à tous les enfants. L’Inde, par exemple, se concentre sur les bidonvilles urbains, les zones tribales et les régions rurales isolées. Des programmes fondés sur le domicile et la communauté dans des pays aussi différents que l’Irlande, la Colombie et le Kenya atteignent avec succès des familles désavantagées, offrant une voie à suivre aux parents et des solutions protégeant les jeunes enfants.

Le Rapport souligne également l’importance de la qualité de ceux qui prennent en charge les enfants dans les programmes pour la petite enfance. Pourtant dans les pays en développement, ceux qui travaillent avec les jeunes enfants reçoivent, la plupart du temps, moins de formation que leurs homologues du primaire.

Même dans les pays industrialisés, des éducateurs très formés travaillent souvent avec d’autres personnels non formés à la petite enfance, la plupart étant des temps partiels ou des bénévoles. Quelques pays comme le Royaume-Uni vont dans le sens d’une réduction du fossé entre les éducateurs et les personnels d’aide en introduisant un salaire national minimum pour la protection et l’éducation de la petite enfance.

Le Rapport présente également son évaluation annuelle des progressions vers les autres objectifs de l’Education pour tous. Il note :

- des progrès continus vers l’éducation primaire universelle (EPU), notamment dans les régions les plus éloignées des objectifs. La scolarisation dans le primaire a fortement augmenté entre 1999 et 2004 dans l’Afrique subsaharienne (27 %) et l’Asie du Sud et de l’Ouest (19 %) même si la progression n’a été que de 6 % dans les Etats arabes.

- une diminution régulière du nombre d’enfants en âge d’être scolarisés en primaire et qui ne le sont pas. Selon les données gouvernementales, leur nombre est tombé de 21 millions depuis 1999 pour s’établir à 77 millions en 2004. Plus des trois quarts vivent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l’Ouest. Quatre pays représentent à eux seuls 23 millions d’enfants non scolarisés (Nigeria, Pakistan, Inde et Ethiopie).

- près des deux tiers des 181 pays dont les données 2004 sont disponibles ont atteint la parité garçons-filles dans le primaire. Des disparités au détriment des filles demeurent significatives dans de nombreux pays, souvent ceux qui ont les taux de scolarisation les plus faibles (Afghanistan, République centrafricaine, Tchad, Pakistan, Niger et Yémen). Seul un tiers des pays ont atteint la parité filles-garçons dans le secondaire.

- la rétention scolaire reste un défi majeur dans le primaire : en Amérique latine et aux Caraïbes, moins de 83 % des enfants scolarisés en CP atteignent la dernière année du primaire; dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, moins des deux tiers des élèves atteignent la dernière année du primaire.

- alphabétisation : le taux des adultes alphabétisés reste en dessous de 70 % dans les Etats arabes, en Asie du Sud et de l’Ouest et en Afrique subsaharienne. Dans le monde, un adulte sur cinq est encore incapable de lire ou d’écrire.


Le Rapport fait un certain nombre de recommandations pour traiter ces problèmes parmi lesquelles on peut noter :

- embaucher plus d’enseignants – l’Afrique subsaharienne a besoin d'au moins 1,6 millions d’enseignants supplémentaires pour parvenir à l’éducation primaire universelle d'ici 2015 / des formations initiales moins longues pour les enseignants / plus de formations sur le terrain / des incitations à travailler dans les zones isolées et rurales.

- rendre l’école plus accessible pour les enfants en abolissant les droits d’inscription et en fournissant des incitations financières afin de rendre les foyers moins dépendants des revenus produits par le travail des enfants / une aide spéciale pour les enfants affectés par le VIH-sida.



De nombreux gouvernements ne dépensent pas suffisamment en matière d’éducation de base. Bien que les dépenses d’éducation publique aient augmenté entre 1999 et 2004 dans la plupart des pays, les dépenses rapportées en pourcentage du PNB ont diminué dans 41 cas, particulièrement en Amérique latine et dans les Caraïbes, et en Asie du Sud et de l’Ouest.

L’aide à l’éducation de base dans les pays à bas revenu a augmenté passant de 1,8 milliard de dollars à 3,4 milliards de dollars entre 2000 et 2004 (de 2,6 milliards de dollars à 4,4 milliards de dollars en prenant en compte tous les pays en développement). Les engagements des donateurs devraient normalement augmenter jusqu’à 5,4 milliards en 2010. Mais il manquera toujours 11 milliards par an pour atteindre l’Education pour tous dans les pays à bas revenu, souligne le Rapport.

Le Rapport inclut un Indicateur de développement de l’Education pour tous (IDE), un composite d’indicateurs sur l’enseignement primaire universel, la parité, la qualité et l’alphabétisation. Il montre que sur 125 pays dont les données sont disponibles, seulement 47 – la plupart en Europe, mais aussi six en Amérique latine et dans les Caraïbes et quatre en Asie centrale – ont atteint les six objectifs de l’Education pour tous, ou en sont proches.

Vingt pays se classent dans la plus basse catégorie de l’IDE. Les deux tiers se situent en Afrique subsaharienne mais cette catégorie inclut aussi plusieurs Etats arabes et des pays de l’Asie du Sud et de l’Est.
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Le Rapport complet, son résumé et des informations additionnelles sont disponibles sur
www.efareport.unesco.org

* Le Rapport mondial de suivi sur l’Education pour tous 2007 est une publication annuelle préparée par une équipe indépendante basée à l’UNESCO. Il suit la progression vers les six objectifs de l’Education pour tous, adoptés à Dakar, Sénégal en 2000 :
1) développer et améliorer la protection et l’éducation de la petite enfance
2) donner à tous l’accès à un enseignement primaire obligatoire et de qualité d’ici à 2015
3) assurer un accès équitable aux programmes d’acquisitions de connaissances et de compétences nécessaires dans la vie courante
4) améliorer de 50 % les taux d’alphabétisation des adultes
5) éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire d’ici à 2005 et à tous les niveaux d’ici à 2015
6) améliorer sous tous ses aspects la qualité de l’éducation

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Source UNESCOPRESS
Auteur(s) Press Release No. 1292006


 ID: 35377 | guest (Lire) Mise à jour: 08-11-2006 2:13 pm | © 2003 - UNESCO - Contact