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"Les châtiments corporels sont inefficaces et dangereux"


L'UNESCO a participé aux parties du Rapport des Nations Unies sur la violence à l'encontre des enfants concernant les châtiments corporels et la maltraitance à l'école.

Linda King, spécialiste en Education aux droits de l’homme à l’UNESCO, indique que le problème est mondial mais qu'il n'est pas irrémédiable.

Propos recueillis par Edna Yahil, du Bureau de l'information du public à l’UNESCO.
Question : Les châtiments corporels sont-ils répandus à l'école?


Linda King : Les châtiments corporels sont répandus dans le monde alors qu'il existe un nombre croissant de preuves qu'ils ne se justifient ni sur un plan éducatif ni sur un plan disciplinaire. A ce jour, 102 pays ont interdit ces pratiques, mais cette interdiction est inégalement respectée.


Q : Quelles sont les autres formes de violence pratiquées à l'école?

Les bagarres en cours de récréation et les mesures d'intimidation, qui peuvent prendre une forme verbale ou physique, sont également répandues. La violence sexuelle ou sexiste est par ailleurs une réalité dans de nombreux pays.


Q : Existe-t-il une solution ?

Au vu des résultats recueillis à l'occasion de ce Rapport, l'UNESCO tire trois enseignements. Le premier, c'est que le respect des droits de l'homme est un préalable si l'on veut mettre fin aux châtiments corporels à l'école. Le second, c'est que les recherches ont montré qu'ils sont contre-productifs, relativement inefficaces, dangereux et néfastes. Enfin, nous nous sommes intéressés à des façons de punir qui ne soient pas synonyme d'humiliation de l'enfant ou de violation de ses droits.

Q: Dans quelle mesure ce Rapport rencontre-t-il les priorités de l'UNESCO en matière d'éducation ?
Il entre tout-à-fait dans le cadre du mandat de l'UNESCO concernant l'éducation aux droits de l'homme, qui consiste à veiller à ce que les droits de l'homme fondamentaux soient mis en oeuvre à l'école. Cela ne consiste pas seulement à intégrer des messages sur les principes de tolérance et de respect des autres dans le cursus, mais aussi à s'assurer que les élèves soient traités avec le respect que l'on doit à des être humains au sein de l'institution scolaire.

Q: Quel rôle les enfants ont-ils joué dans la préparation de ce Rapport?

Un aspect clef de ce rapport est la participation active d’enfants du monde entier. C’est la première fois que des enfants ont été consultés pour une étude des Nations Unies.

Lors de la présentation du rapport le 11 octobre à l’Assemblée générale, 21 jeunes gens de 18 pays vont venir parler avec des responsables de haut niveau. Il y aura un échange libre entre les enfants, les ambassadeurs, les ministres et d’autres intervenants du même rang. Bien sûr, les enfants vont demander : « Qu’allez vous faire ? », et « Comment pouvons nous résoudre ce problème ensemble ? »

De plus, une version pour enfants de l’étude sera publiée, pour qu’ils puissent se documenter sur la violence et ce qu’ils peuvent faire pour que ça change.

L'UNESCO et les droits de l'homme



Photo: © UNESCO
Date de publication 11-10-2006 3:00 pm
Source Bureau of Public Information
Date de publication 11-10-2006 3:00 pm
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