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DIRECTRICE GENERALE DE L'UNESCO

Ouverture de la 175e Session du Conseil exécutif : Promotion du dialogue et réforme des Nations Unies, thèmes centraux de l’intervention de Koïchiro Matsuura

Ouverture de la 175e Session du Conseil exécutif : Promotion du dialogue et réforme des Nations Unies, thèmes centraux de l’intervention de Koïchiro Matsuura
  • © UNESCO/M. Ravassard

Le Directeur général de l’UNESCO, s’exprimant le 2 octobre 2006 à l’ouverture du débat de politique générale de la 175e Session du Conseil exécutif, a souhaité développer deux sujets majeurs qui figurent non seulement au rang des priorités de l’UNESCO, de la communauté internationale tout entière : le renforcement du dialogue entre les cultures, civilisations et religions et la réforme des Nations Unies.

Ces deux sujets, a déclaré le Directeur général « vont profondément et durablement influencer la façon dont nous accomplirons et ferons évoluer notre mandat dans les années qui viennent. C’est la raison pour laquelle ils sont largement pris en compte dans les propositions de C/4 et de C/5 que vous aurez à examiner ».

Abordant la question de la nécessaire évolution et du renforcement des activités de l’Organisation en faveur du dialogue au sens le plus large, M. Matsuura a évoqué des événements récents « qui ont de nouveau mis en évidence, parfois de façon tragique, l’importance cruciale de cette question ».

« La prévention et la résolution de nombreux conflits ou crises reposent sur une meilleure connaissance et compréhension de la culture, des valeurs, de la religion de l’Autre. Elles reposent sur un dialogue constant, ouvert, sans a priori, où chacun apporte sa vision, son expérience, ses meilleures pratiques, non pas dans un esprit de conquête ou de supériorité, mais avec le désir profond de parvenir à l’enrichissement mutuel par les échanges réciproques et le partage des valeurs fondamentales. Ce diagnostic, nous sommes nombreux à le poser, nombreux à y adhérer, sans toutefois toujours parvenir à créer les conditions optimales de sa réalisation concrète. », a déclaré M. Matsuura. « C’est pourquoi j’ai souhaité que le dialogue et la compréhension mutuelle constituent l’un des thèmes centraux inscrits dans mes propositions préliminaires de stratégie à moyen terme, afin de mobiliser tout le potentiel de l’UNESCO, dans ses divers domaines de compétence, au service de cet objectif vital pour l’avenir de notre monde. C’est également dans cet esprit que j’ai conçu le document 175 EX/5 Add soumis à votre attention, qui répond à votre demande de mieux mettre en valeur, dans le cadre du Plan d’action de l’UNESCO pour la promotion du dialogue entre les peuples, les liens entre les différentes activités proposées ; ce document souligne combien l’ensemble des disciplines dont nous avons la charge se mobilise afin de réaliser des progrès tangibles », a-t-il ajouté.

Quant au processus de réforme du système des Nations Unies, bien que le Groupe de Haut niveau sur la cohérence du système des Nations Unies n’ait pas encore remis son rapport final, le Directeur général a souhaité informer les Etats membres des développements importants intervenus depuis la session d’avril.

Insistant sur le fait que la réforme en cours constitue pour l’UNESCO un défi, M. Matsuura a souligné qu’elle offre également de nombreuses nouvelles opportunités pour améliorer notre présence et accroître nos possibilités d’intervention tant au niveau global qu’au niveau des pays. « Aujourd’hui, la notion de savoir est reconnue comme un élément clé au service de la paix et du développement durable. L’UNESCO est une agence spécialisée qui a fait du savoir une de ses missions centrales. Je suis convaincu, a déclaré le Directeur général, que la nature de notre mandat et la concentration des compétences que nous détenons en éducation, sciences, culture et communication, confèrent à l’UNESCO une pertinence jamais égalée ».

Le Directeur général a poursuivi son intervention en détaillant point par point les conséquences de la réforme sur le futur de l’UNESCO. A cette occasion, il a rappelé aux membres du Conseil les positions qu’il a prises au sein des instances chargées d’élaborer la réforme, afin que soient prises en compte les spécificités des agences spécialisées et que le lien entre les activités normatives et programmatives ne soient pas coupé. L’UNESCO a contribué de façon continue et active aux réflexions en cours pour atteindre à plus de cohérence et d’efficacité du système des Nations Unies. Forte de l’expérience acquise dans le cadre de la réforme engagée par le Directeur général depuis don élection en 1999, l’UNESCO s’est trouvée en mesure d’alimenter les réflexions en cours. D’autre part, le Directeur général a fait part de son intention de poursuivre la réforme de l’Organisation dans le sens d’une plus grande cohérence avec la réforme du système tout entier.

Le Directeur général, à cette occasion, a insisté sur le fait que la réussite du processus de réforme reposait largement sur le soutien que lui apporteront les Etats membres dans la phase de mise en œuvre, comme ils l’ont fait dans la phase d’élaboration. « Nous avons une obligation vis à vis de nos Etats membres de continuer à renforcer nos capacités pour répondre plus efficacement à leurs besoins », a-t-il déclaré. « En ce qui concerne l’UNESCO, cela nécessitera de considérables investissements en termes de ressources, d’énergie et de mobilisation. Ce sont là des défis que le Secrétariat et les Etats membres doivent relever ensemble ». Le projet de 34 C/4 et de 34 C/5 soumis au Conseil exécutif prend en compte par anticipation ces exigences.

Le texte intégral du discours du Directeur général sera accessible sur le site internet du Conseil exécutif : http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=25566&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

  • Auteur(s):Le Porte-parole
  • Source:Flash info n°149-2006
  • 03-10-2006
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