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"L'UNESCO a un rôle clé à jouer"

Alors qu'a lieu le 4 octobre un débat sur l'avenir de l'UNESCO, Zhang Xinsheng, Président du Conseil exécutif de l'UNESCO, évoque le rôle qu'est appelée à jouer l'Organisation dans le contexte de la réforme du système des Nations Unies.
Propos recueillis par Wang Wei Ying

Question : M. Zhang Xinsheng, vous êtes président de Conseil exécutif de l’UNESCO depuis un an maintenant. Pourriez-vous nous rappeler le rôle que joue cette instance ?

Réponse : Le Conseil exécutif veille, à travers ses décisions, à ce que les résolutions et les programmes adoptés par la Conférence générale soient exécutés par le Secrétariat. Cela implique deux choses : des défis à relever et des résultats à produire. Il existe une très bonne coopération au sein du bureau. Pour parvenir à des décisions, les membres du Conseil exécutif travaillent à mettre de côté leurs divergences afin de faire émerger un consensus. Ce travail d’équipe est favorisé par les nombreux échanges qu’ils entretiennent. En outre, nous consultons souvent le Directeur général et le Président de la Conférence générale. Je tiens à remercier aussi les États membres pour leur confiance. En 2005, l’UNESCO a célébré son soixantième anniversaire. Ce fut aussi un moment charnière pour le Conseil exécutif, reliant l’histoire de l’Organisation à la nécessité de penser son avenir.

Q : Le débat thématique de la 175e session du Conseil exécutif, qui a lieu le 4 octobre, porte sur la réforme du système des Nations Unies et l’avenir de l’UNESCO. Qu’en attendez-vous ?

R: Tout d’abord, il faut replacer ce débat dans son contexte. Le monde actuel est travaillé par de nombreuses mutations. L’UNESCO n’est naturellement plus la même aujourd’hui qu’il y a 60 ans. En tant qu’organisation de coopération intellectuelle et de laboratoire d’idées, elle doit aider à trouver des réponses aux défis qui se posent à nous aujourd’hui. La période est cruciale à plusieurs titres. D’abord, les organisations internationales doivent identifier clairement leur rôle et leurs fonctions dans un contexte de mondialisation accélérée et de compétition accrue. Ensuite, la réforme en cours du système des Nations Unies aura sûrement un grand impact sur l’UNESCO. Cette réforme comporte en elle-même des défis mais elle offre aussi des opportunités. La mission de l’UNESCO est de construire la paix à travers l’éducation, la science et la culture alors que celle de l’ONU est de la maintenir. L’UNESCO a donc un rôle clé à jouer. Enfin, nous entrons dans une société de savoir. Dans ce contexte, l’Organisation doit mettre davantage en valeur ses domaines de compétences que sont la culture, l’éducation, et les sciences, car ce sont les piliers de ce savoir. L’éducation, par exemple est la base du développement. Or, celui-ci passe forcément par un renforcement des capacités nationales dans le domaine de l’éducation.

Il faut donc que l’UNESCO identifie clairement son rôle et ses fonctions dans le cadre de la réforme du système des Nations Unies en cours de réforme. Cela lui permettra d’être plus réactive et de mieux exploiter ses compétences. C’est d’ailleurs sur ce thème que portera le débat intitulé « L’UNESCO, institution spécialisée des Nations Unies en cours de réforme : défis, rôles et fonctions aux niveaux mondial, régional et national ».

Plus concrètement, il s’agit d’établir les programmes et le budget 2008-2009 et de définir le projet de stratégie à moyen terme (2008-2013), conformément aux objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies.

J’espère aussi que l’UNESCO profitera de cette occasion pour définir une stratégie à moyen et élaborer des politiques et des programmes utiles aux Etats membres, à l’image du programme « Priorité Afrique », et qui se traduisent par des résultats tangibles.

Ce débat s’articule autour de quatre principes :

• L’expertise : seront invité aux débats des personnalités de l’UNESCO, mais aussi du monde de la science, de l’éducation, et de la culture et des médias afin d’avoir un éventail aussi large que possible d’opinions et de vues.
• L’interactivité : les interventions de ces personnalités seront suivies d’un débat entre tous les participants.
• La représentativité géographique : tous les continents seront représentés.
• L’ouverture : un débat de fond sera organisé le soir avec les membres du Conseil exécutif, les États membres, les communautés de l’UNESCO, le Secrétariat et les organisations non gouvernementales.



Q : Comment l’UNESCO est-elle perçue par vos compatriotes chinois?

R: La Chine entretient une coopération de plus en plus étroite et fructueuse avec l’UNESCO dans des domaines comme l’Education pour tous, l’alphabétisation, l’éducation professionnelle ou encore la culture à travers des programmes de sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel. L’Organisation est de mieux en mieux connue en Chine, mais il faut poursuivre les efforts pour augmenter encore cette visibilité.

Photo : © UNESCO/Daniça Bijeljac
Date de publication 02-10-2006 8:50 am
Date de publication 02-10-2006 8:50 am
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