Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
Célébration à l’UNESCO du cinquantenaire du Premier congrès international des écrivains et artistes noirs

Le cinquantenaire du Premier congrès international des écrivains et artistes noirs sera célébré à l’UNESCO la semaine prochaine. Il débutera à la Sorbonne, le 19 septembre (Amphithéâtre Descartes, 10 h) et se poursuivra au siège de l’Organisation, du 19 (après-midi) au 22 septembre (Salles II, XI et XII). Un grand nombre d’écrivains artistes et intellectuels de renommée internationale participeront à cette commémoration. Parmi eux : Wole Soyinka (Nigeria), Henri Lopez (Congo), Nathan Davis (Etats Unis), Edouard Glissant (Guadeloupe) et Christiane Taubira (Guyane).

A l’occasion du cinquantenaire du Premier congrès, la Communauté africaine de culture et le W.E.B.Du Bois Institute (Harvard University) organisent, en collaboration avec l’UNESCO, un forum international qui traitera de l’impact du Premier congrès. Répartis en onze tables rondes, les participants se pencheront notamment sur la question d’identité et de diversité culturelle, le dialogue des cultures et des religions, les politiques culturelles et éducatives. L’économie et la marginalisation, les nouveaux enjeux culturels, la diaspora africaine et le rôle de la femme figurent également parmi les thèmes qui seront abordés.

Le Premier congrès international des écrivains et artistes noirs a été initié par l’intellectuel sénégalais Alioune Diop, fondateur de la revue et des éditions Présence Africaine, à Paris, qui furent des pionniers de la promotion de la culture du monde noir. Le congrès s’est tenu dans l’amphithéâtre Descartes de la Sorbonne à Paris.

Il comptait parmi ses organisateurs des intellectuels désormais mondialement reconnus, tels que Aimé Césaire (Martinique), Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Jacques Rabemananjara (Madagascar), Cheikh Anta Diop (Sénégal), Richard Wright (Etats-Unis), Jean Price-Mars (Etats-Unis), Frantz Fanon (Martinique). Il a joué un rôle déterminant dans l’affirmation de l’identité négro-africaine et africaine-américaine, ainsi que des valeurs des civilisations de l’Afrique sub-saharienne.

A l’issue de cette rencontre historique a été fondée la Société africaine de culture, qui avait pour mission « d’unir par des liens de solidarité et d’amitié les hommes de culture du monde noir, de contribuer à la création des conditions nécessaires à l’épanouissement de leurs propres cultures » et de « coopérer au développement et à l’assainissement de la culture universelle ».

Afin d’adapter l’esprit et les objectifs de la Société africaine de culture aux exigences des temps actuels, la Communauté africaine de culture vient d’être créée pour lui succéder. Elle est présidée par Wole Soyinka.



 
Auteur(s) UNESCOPRESSE
Source Avis aux médias N°2006-48
Site Web 1 (URL) Programme
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Date de publication 14 Sep 2006
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