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Faire face au tsunami au niveau national : première priorité du système d’alerte aux tsunamis de l’océan Indien
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31-07-2006 7:00 pm Les pays de l’océan Indien doivent accorder leur priorité à l’aide aux populations côtières pour qu’elles se protègent en cas d’alerte aux tsunamis, ont déclaré aujourd’hui les participants lors de l’ouverture de la Troisième réunion du Groupe intergouvernemental de coordination pour le système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien. « Un séisme qui survient à proximité de la côte peut provoquer un tsunami qui atteint le rivage en l’espace de quelques minutes, avant toute alerte officielle », a déclaré Patricio Bernal, Secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale (COI), qui organise cette réunion.

« Dans ces cas là, les stations qui mesurent le niveau de la mer ne disposent pas d’assez de temps pour confirmer l’information, et les autorités en charge de la mise en œuvre des mesures de prévention sont confrontées au pire scénario : devoir réagir en quelques minutes avec des renseignements incomplets », a-t-il ajouté.

Cette réunion intervient deux semaines à peine après le tsunami dans l’Est de Java qui a tué plusieurs centaines de personnes et laissé des dizaines de milliers sans abri. Cet événement tragique, a déclaré Patricio Bernal, a souligné l’urgence de l’amélioration des capacités locales et nationales d’alerte et de réponse aux tsunamis.

Bien qu’un grand nombre d’avancées ait été réalisé sur la mise en place du système qui est désormais capable de fournir des informations sur les séismes et les tsunamis en temps réel, un grand nombre des 28 pays de la région n’ont toujours pas la capacité de transmettre cette information rapidement aux populations côtières.

Bill Clinton, ancien président des Etats-Unis et envoyé spécial des Nations Unies pour les pays affectés par le tsunami, s’est exprimé dans le même sens que Patricio Bernal. Dans un message adressé à la réunion, Bill Clinton a fait état des difficultés concernant « le dernier maillon de la chaîne des systèmes d’alerte au niveau national ».

« La sensibilisation du public, l’éducation et la capacité des population à faire face aux tsunamis sont primordiales pour s’assurer que les systèmes d’alerte sont efficaces », a déclaré Bill Clinton.

Le ministre des Sciences et Technologies de l’Indonésie, Kusmayanto Kadiman, a également souligné l’importance de bâtir des systèmes nationaux de réponse aux tsunamis afin que « les bonnes informations arrivent au bon endroit, au bon moment ». Kusmayanto Kadiman a incité les pays de la région à utiliser tous les moyens possibles pour y parvenir, y compris les haut-parleurs des mosquées ou les clochers. La haute technologie ne peut à elle seule fournir toutes les réponses, a-t-il déclaré, notamment dans les zones côtières isolées.

C’est désormais la priorité des priorités du Groupe intergouvernemental de coordination qui examinera, au cours des deux prochains jours, les moyens d’atteindre cet objectif.

Depuis décembre 2005, le système inclut 24 des 28 centres nationaux opérationnels. Ces centres d’information sur les tsunamis sont capables de recevoir 24 heures sur 24 des alertes venant des centres de Tokyo (Agence météorologique japonaise) et Hawaï (Centre du Pacifique d’alerte tsunami) et de les diffuser. Ces centres ont été testés plusieurs fois lors d’exercices de communication.

Le système est également doté d’un réseau sismographique amélioré, comprenant 25 nouvelles stations connectées en temps réel à des centres d’analyse, ainsi que d’un réseau 23 nouvelles stations qui mesurent le niveau de la mer communiquant des informations en temps réel.

Trois capteurs de pression en eaux profondes qui évaluent et renseignent sur les tsunamis (DART) sont actuellement testés. L’un est déployé par la Malaisie et les deux autres par l’Allemagne. A cela s’ajoutent les données des stations sismographiques fournies par la Commission préparatoire de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO).

Le Groupe intergouvernemental de coordination compte des représentants de tous les pays de l’océan Indien. Il supervise la création du système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien. Le secrétariat du système est assuré par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO.






Source Communiqué de presse N°2006-89
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 33999 | guest (Lire) Mise à jour: 02-08-2006 10:27 am | © 2003 - UNESCO - Contact