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Un ancien système d’irrigation (Oman) et des Palais génois (Italie) figurent parmi les 10 nouveaux sites de la Liste du patrimoine mondial
Contact éditorial : Roni Amelan, Tél : +33 (0)1 45 68 16 50 et pendant la session +33 (0)6 74 39 84 41 - Email
Contact audiovisuel : Carole Darmouni, Tél: 33 (0)1 45 68 17 38 ou + 33 (0)6 18 01 88 82 - Email

14-07-2006 2:50 am Le Comité du patrimoine mondial a ajouté aujourd’hui dix nouveaux sites à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. D’autres propositions d’inscriptions seront discutées cet après-midi. Les sites ajoutés à la Liste du patrimoine mondial sont :


Vieille ville de Ratisbonne et Stadtamhof (Allemagne). Située sur le Danube, cette cité médiévale de Bavière offre de nombreux bâtiments d’une qualité exceptionnelle qui témoignent de son passé de centre marchand et de son influence dans la région dès le IXe siècle. Elle a conservé une quantité notable de structures historiques couvrant deux millénaires, dont la période de la Rome antique ainsi que des édifices romans et gothiques. L’architecture des XI-XIIIe siècles - le Marché, l’Hôtel de ville, la Cathédrale – confère à Ratisbonne un caractère particulier : hauts édifices, ruelles étroites et sombres, murs d’enceinte très épais. Parmi les bâtiments , on trouve des tours patriciennes, un grand nombre d’églises et d’ensembles monastiques, le Pont de pierre, qui datent du XIIe siècle. La ville est aussi remarquable pour ses vestiges qui témoignent de sa riche histoire institutionnelle et religieuse en tant qu’un des centres du Saint Empire romain germanique qui bascula vers le Protestantisme.

Ville minière de Sewell (Chili). Située à 85 km au sud de la capitale, Santiago, dans un environnement marqué par un climat extrême à plus de 2 000 m d’altitude dans les Andes, la ville minière de Sewell a été construite par la société Bradden Copper au début du XXe siècle pour héberger les mineurs travaillant dans ce qui était la plus grande mine souterraine de cuivre du monde, El Teniente. C’est un exemple exceptionnel de ces villes qui ont été « implantées » dans de nombreuses parties reculées du monde pour exploiter une mine et transformer des ressources naturelles de grande valeur, en utilisant à la fois une main d’œuvre locale et les moyens financiers et techniques d’un pays industrialisé. A son apogée, Sewell a compté jusqu’à 15 000 habitants mais elle a été largement abandonnée dans les années 1970. Installée sur un terrain trop abrupt pour les véhicules à roues, la ville a été construite autour d’un grand escalier central partant de la gare. Le long de la pente, des places de forme irrégulière, embellies par des arbres et des plantes, constituaient les principaux espaces publics de la ville. Partant de l’escalier central, des allées couraient le long du relief vers ces places et des escaliers secondaires reliant les différents niveaux de la ville. Les immeubles construits le long des rues sont en bois, souvent peints dans des tons vifs de vert, jaune, rouge et bleu. Conçus aux Etats-Unis, la plupart d’entre eux ont été construits sur un modèle américain du XIXe siècle, mais le plan de l’Ecole industrielle (1936), par exemple, est d’inspiration moderniste. Sewell est la seule installation minière industrielle de montagne de taille importante du XXe siècle à avoir été construite pour une utilisation permanente.

Yin Xu (Chine). Le site archéologique de Yin Xu, proche de la ville d’Anyang, à quelque 500 km au sud de Beijing, fut la dernière capitale de l’ancienne dynastie Shang (1300 – 1046 avant JC). Il témoigne de l’âge d’or de la culture, de l’artisanat et des sciences de la Chine antique, une période de grande prospérité de l’âge du bronze chinois. Beaucoup de tombes et palais royaux, prototypes de l’architecture chinoise postérieure, ont été mis à jour sur le site. Le site inclut l’aire du Palais et les sanctuaires ancestraux royaux (mesurant 1 km de long sur 650 m de large), où sont rassemblées plus de 80 fondations de maisons et la seule tombe d’un membre de la famille royale de la dynastie Shang encore intacte, le tombeau de Fu Hao. Un grand nombre de superbes objets funéraires y porte le témoignage du niveau avancé de l’artisanat Shang, et forme aujourd’hui l’un des trésors nationaux de la Chine. De nombreuses fosses contenant des omoplates de bovidés et des carapaces ventrales (ou plastrons) de tortue ont été trouvées à Yin Xu. Les inscriptions sur ces ossements utilisés pour les oracles ont une valeur testimoniale immense sur le développement du plus ancien langage systématique écrit, sur les croyances et le système social anciens.

Pont Vizcaya (Espagne). Ce pont transbordeur monumental enjambe l’embouchure de l’estuaire de l’Ibaizabal à l’ouest de Bilbao. Conçu par l’architecte basque Alberto de Palacio, il a été terminé en 1893. Haut de 45m et d’une portée de 160 mètres, il associe la tradition des constructions métalliques du XIXe siècle et la nouvelle technologie des câbles d’acier légers à torsion alternative. Il a été le premier pont au monde à nacelle de transbordement suspendue au-dessus du mouvement des navires, pour le transport des passagers et des véhicules et a servi de modèle à de nombreux autres ponts similaires en Europe, en Afrique et aux Amériques, dont seuls quelques exemplaires sont parvenus jusqu’à nous. De par son utilisation novatrice des câbles d’acier légers à torsion alternative, il est considéré comme une des remarquables constructions d’architecture métallique issues de la Révolution industrielle.

Behistun (République islamique d’Iran). Behistun se trouve sur l’ancienne route marchande reliant le haut plateau iranien à la Mésopotamie et possède des vestiges de l’époque préhistorique aux périodes mède, achéménide, sassanide et ilkhanide. Le monument principal de ce site archéologique est un bas-relief et une inscription cunéiforme commandés par Darius I le Grand, quand il monta sur le trône de l’Empire perse, en 521 avant JC. Ce bas-relief représente Darius tenant un arc, symbole de sa souveraineté, et écrasant le torse d’un homme allongé sur le dos devant lui. Selon la légende, ce personnage serait Gaumata, le mage mède prétendant au trône dont l’assassinat permit à Darius la conquête du pouvoir. Sous le bas-relief et autour, quelque 1 200 lignes d’inscriptions retracent l’histoire des batailles que Darius a dû livrer en 521 - 520 avant JC contre les gouverneurs qui tentèrent de diviser l’empire fondé par Cyrus. L’inscription est rédigée en trois langues. La plus ancienne est un texte élamite faisant référence aux légendes qui décrivent le roi et les rébellions. Elle est suivie par une version babylonienne de légendes similaires. La dernière partie de l’inscription est particulièrement importante, car c’est là que Darius introduisit pour la première fois la version en vieux perse de ses res gestae (ce qu’il a accompli). C’est l’unique inscription monumentale achéménide connu sur la re-fondation de l’Empire par Darius I. Elle constitue également un témoignage sur les influences mutuelles dans le développement de l’art monumental et de l’écriture dans la région de l’Empire perse. On trouve aussi à Behistun des vestiges de la période mède (8e au 7e siècle avant JC) ainsi que des périodes achéménide (6e au 4e siècles) et post-achéménide.

Gênes : Les Strade Nuove et le système des palais des Rolli (Italie). Les Strade Nuove et le système des palais des Rolli dans le centre historique de Gênes (fin du XVIe et début du XVIIe siècles) constituent le premier exemple en Europe d’un projet de développement urbain dans un cadre unitaire et avec des plans spécialement divisés par une autorité publique, associé à un système particulier d’hébergement public dûment réglementé. Les Palais des Rolli étaient des résidences construites par les familles aristocratiques les plus riches et les plus puissantes de la République de Gênes au sommet de leur puissance financière et maritime. Le site comprend un ensemble de palais Renaissance et Baroque bordant les « rues neuves » (Strade Nuove). Les grands palais résidentiels érigés dans la Strada Nuova (aujourd’hui Via Garibaldi) à la fin du XVIe siècle, forment le quartier de la noblesse qui, sous la constitution de 1528, assumait le gouvernement de la République. Les palais comptent généralement trois ou quatre étages, associant les halls d’entrée à de spectaculaires escaliers ouverts, des cours et des loggias surplombant des jardins construits sur différents niveaux dans un espace relativement restreint. L’influence de ce modèle de conception urbaine est mise en évidence dans la littérature italienne et européenne tout au long des décennies suivantes. Les Palazzi offrent une extraordinaire variété de solutions différentes, ils ont une valeur universelle par leur adaptation aux caractéristiques particulières du site et aux exigences d’une organisation économique et sociale spécifique. Ils constituent également un exemple original d’un système public de résidences privées qui avaient l’obligation d’héberger les visiteurs d’Etat, contribuant ainsi à la propagation de la connaissance d’un modèle architectural et d’une culture résidentielle qui attira des artistes et des voyageurs célèbres, comme le montre une collection de dessins de Pieter Paul Rubens.

Les systèmes d’irrigation aflaj (Oman). Les cinq systèmes d’irrigation inscrits représentent les quelques 3 000 systèmes d’irrigation encore en activité en Oman. La construction la plus ancienne pourrait remonter aux environs de 500 apr. J.C. mais des preuves archéologiques récentes suggèrent que les systèmes d’irrigation existaient dans la région dès 2 500 avant J.C. Aflaj est le pluriel de falaj qui signifie, en arabe classique, « diviser en parts ». Un partage équitable d’une ressource rare afin de garantir sa pérennité, tel est la marque de ce système d’irrigation qui conduit l’eau des sources souterraines, par gravité, sur des kilomètres pour alimenter l’agriculture et les peuplements permanents. La gestion et le partage équitable et efficace de l’eau dans les villages et les villes sont toujours sous-tendus par des notions de dépendance mutuelle et de collectivité, et guidés par des observations astronomiques. De nombreuses tours de guet construites pour défendre les systèmes d’adduction d’eau sont intégrées au site. Elles reflètent la dépendance des communautés aux aflaj. D’autres constructions sont associées au système : des mosquées, maisons, cadrans solaires, maisons de vente aux enchères de l’eau. Menacé par la baisse du niveau des eaux souterraines, l’aflaj représente une forme d’occupation des sols exceptionnellement bien conservée.

Halle du centenaire à Wroclaw (Pologne). La Halle du centenaire (Jahrhunderthalle en allemand et Hala Ludowa en polonais), un jalon de l’histoire de l’architecture en béton armé, a été construite entre 1911 et 1913 par Max Berg, alors architecte municipal de Breslau (l’ancien nom de Wroclaw). La Halle du centenaire, une salle d’exposition polyvalente, est un bâtiment à plan central au cœur du Parc des Expositions. La Halle du centenaire forme un quadrilobe symétrique, avec un vaste espace circulaire au centre (65 m de diamètre, 42 m de haut) qui peut accueillir 6 000 sièges. Le dôme nervuré de 23 m est coiffé d’une lanterne d’acier et de verre. Les fenêtres sont faites d’un bois dur exotique et, afin d’améliorer l’acoustique, les murs sont couverts d’une couche isolante de béton mélangé à du bois ou à du liège. Les élévations n’ont ni décoration ni ornement, mais la texture en béton apparent est marquée des empreintes du coffrage en bois. Du côté ouest de la Halle du centenaire se trouve une place monumentale conçue sur le modèle d’un forum antique. Du côté nord, on trouve le Pavillon à quatre dômes, dessiné par l’architecte Hans Poelzig en 1912 pour héberger une exposition historique. Dans la section nord du Parc des expositions, Poelzig a conçu une pergola en béton qui entoure un étang artificiel. A côté de l’entrée se trouve les bâtiments de la société qui administre le Parc des Expositions (Breslauer Messe AG), édifiés en 1937 d’après les plans de Richard Konwiarz. Un porte monumentale conduisant au forum et se présentant comme une colonnade, avec des colonnes en béton armé, fut conçue par Max Berg en 1924. La Halle du centenaire est un exemple précurseur du début de l’architecture et de l’ingénierie moderne ; elle illustre un important échange d’influences au début du XX e siècle et elle est devenue une référence majeur dans l’évolution postérieure des structures en béton armé.

Paysage minier des Cornouailles et de l’ouest du Devon (Royaume-Uni). Le paysage des Cornouailles et de l’ouest du Devon s’est en grande partie transformé au XVIII et au début du XIXe siècle dans le sillage de l’essor rapide de l’exploitation minière du cuivre et de l’étain. Les profondes mines souterraines , les bâtiments des machines, les fonderies, les villes nouvelles, les petites propriétés, les ports et les industries associées reflètent le prolifique esprit d’innovation qui fut le moteur de ce développement industriel, qui produisait au début du XIXe siècle les deux tiers du cuivre mondial. Les nombreux vestiges attestent de la contribution des Cornouailles et de l’ouest du Devon à la Révolution industrielle dans le reste de la Grande-Bretagne, et de l’influence fondamentale de cette région sur l’ensemble du monde minier. La technologie des Cornouailles qu’incarnent les machines, les bâtiments qui les abritent et l’équipement minier fut exportée dans le monde entier. Les Cornouailles et l’ouest du Devon furent au cœur de la diffusion rapide de la technologie minière. Lorsque l’activité minière des Cornouailles et de l’ouest du Devon déclinèrent dans les années 1860, les mineurs émigrèrent en grand nombre vers des communautés minières fondées d’après les traditions de des Cornouailles, par exemple en Afrique du Sud, Australie, Amérique centrale, Amérique du Sud, où subsistent encore aujourd’hui des bâtiments qui abritent des machines de Cornouailles.

Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (République Arabe de Syrie). Ces deux châteaux illustrent l’échange d’influences culturelles et le développement de l’architecture militaire au Proche-Orient à l’époque des Croisades, du XIe au XIIIe siècles. Le Crac des Chevaliers a été construit par l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de 1142 à 1271. Une deuxième vague de travaux a été le fait des Mamelouks à la fin du XIIIe siècle. Il figure parmi les châteaux des Croisades les mieux préservés et constitue un archétype du « château médiéval fortifié » construit par les ordres militaires. Il comporte huit tours circulaires construites par les Hospitaliers et une massive tour carrée ajoutée par les Mamelouks. Bien que partiellement en ruines, le Qal’at Salah El-Din (Forteresse de Saladin) constitue un autre exemple remarquable de ce type de forteresse, tant en terme de qualité de la construction que de survie de la stratigraphie historique, avec des éléments de l’époque byzantine au Xe siècle, les transformations réalisées par les Francs à la fin du XIIe siècle et les défenses ajoutées par les Ayyoubides (fin du XIIe et XIIIe siècles).


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Source Communiqué de presse N°2006-79
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 33838 | guest (Lire) Mise à jour: 20-07-2006 2:47 pm | © 2003 - UNESCO - Contact