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Les Sanctuaires du grand panda et la zone de production de la tequila au Mexique figurent parmi les huit sites ajoutés à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO
Contact éditorial : Roni Amelan, Tél : +33 (0)1 45 68 16 50 y à Vilnius +33 (0)6 74 39 84 41 - Email
Contact audiovisuel : Carole Darmouni, Tél. : +33 (0)1 45 68 17 38 ou +33 (0)6 18 01 88 82 - Email

13-07-2006 9:20 am Le Comité du patrimoine mondial a ajouté aujourd’hui huit nouveaux sites à la Liste du patrimoine mondial, décidé d’une extension et retiré le site archéologique de Tipasa (Algérie) de la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité poursuit demain l’inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Les sites ajoutés à la Liste du patrimoine mondial sont :



Les Sanctuaires du grand panda du Sichuan (Chine) qui abritent plus de 30 % de la population mondiale de pandas géants. Situés dans les montagnes Qionglai et Jiajin, les sanctuaires s’étendent sur 924 500 ha et comprennent sept réserves naturelles et neuf parcs paysagers. Ils constituent aujourd’hui la plus grande zone contiguë d’habitat de ce panda - une relique des forêts paléotropiques de l’ère tertiaire – qui est une espèce particulièrement menacée. C’est aussi la plus importante source de grands pandas pour l’établissement de populations de l’espèce en captivité. De plus, les sanctuaires abritent un certain nombre d’espèces en danger à l’échelle mondiale comme le petit panda, la panthère des neiges et la panthère nébuleuse. Sur le plan botanique, il s’agit de l’un des sites les plus riches du monde, en dehors des forêts tropicales ombrophiles, avec sa flore qui compte entre 5 000 et 6 000 espèces appartenant à plus de 1 000 genres.



Le Sanctuaire de faune et de flore de Malpelo (Colombie). Ce sanctuaire se situe à 506 km de la côte colombienne et comprend l’île de Malpelo (350 ha) ainsi que la zone marine environnante (857 150 ha). Ce vaste parc marin, qui est aussi la plus grande zone où la pêche est interdite dans le Pacifique tropical oriental, constitue un habitat d’une importance critique pour un certain nombre d’espèces marines menacées au plan mondial. C’est aussi une source majeure de nutriments et une zone importante d’agrégation de la biodiversité marine. On y trouve en particulier des requins, mérous géants et voiliers, et c’est l’un des rares sites au monde où a été confirmée la présence de l’odontospide féroce, un requin des profondeurs. De l’avis général, ce milieu sous-marin est l’un des sites de plongée les plus remarquables du monde du fait de la beauté naturelle extraordinaire de ses murs abrupts et de ses grottes. De plus, ces eaux profondes abritent de larges populations de grands prédateurs et d’espèces pélagiques (on a par exemple relevé la présence de bancs de plus de 200 requins-marteaux et de plus de 1000 requins soyeux, requins-baleines et thons) qui, dans ce milieu non perturbé, conservent des comportements naturels.



Harar Jugol, la ville historique fortifiée (Ethiopie). La ville fortifiée de Harar est située dans la partie orientale du pays, sur un plateau encerclé par le désert et la savane et entaillé par de profondes gorges. Les murs ceignant cette ville sacrée musulmane ont été construits entre le XIIIe et XVIe siècles. Harar Jugol, connue comme la quatrième ville la plus sainte de l’Islam, compte 82 mosquées, dont trois datent du Xe siècle, et 102 sanctuaires. Les maisons les plus communes sont des maisons de ville traditionnelles comprenant trois salles en rez-de-chaussée et des aires de service dans la cour. Un autre type de maison, appelée maison indienne, construit par les marchands indiens qui sont venus à Harar après 1887, est un bâtiment rectangulaire simple à deux étages avec une véranda surplombant la rue ou la cour. Un troisième type d’immeuble est né de la combinaison des deux autres. Les Harari sont connus pour la qualité de leur artisanat, notamment le tissage, la vannerie et la reliure. Mais l’aspect le plus spectaculaire du patrimoine culturel réside dans la maison harari traditionnelle avec son exceptionnelle conception intérieure. Cette forme architecturale est typique, caractéristique et originale, différente de la disposition domestique que l’on trouve généralement dans les pays musulmans. Elle est aussi unique en Ethiopie. Harar a été créée dans sa forme urbaine actuelle au XVIe siècle comme une ville islamique caractérisée par un labyrinthe d’étroites ruelles et de façades imposantes. De 1520 à 1568, elle fut la capitale du royaume Harari. De la fin du XVIe siècle au XIXe siècle, Harar était connue comme un centre de commerce et d’enseignement islamique. Au XVIIe siècle, elle est devenue un émirat indépendant. Elle fut alors occupée par l’Egypte pendant dix ans et devint une partie de l’Ethiopie en 1887. L’impact des traditions africaines et islamiques sur le développement des types de constructions spécifiques de la ville et de ses plans urbains constitue le caractère particulier, et même unique, de Harar.



Les Cercles mégalithiques de Sénégambie (Gambie et Sénégal). Ces quatre grands groupes de cercles mégalithiques constituent une concentration extraordinaire - plus de 1 000 monuments - sur une bande de 100 km de large qui longe sur 350 km le fleuve Gambie. Les quatre groupes, Sine Ngayène, Wanar, Wassu et Kerbatch rassemblent 93 cercles et de nombreux tumuli, monticules funéraires. Certains ont été fouillés et ont révélé un matériel archéologique que l’on peut dater entre le IIIe siècle avant JC et le XVIe siècle de notre ère. Les cercles de pierres de latérite soigneusement taillées et leurs tumuli associés présentent un vaste paysage sacré qui s’est constitué sur plus de 1 500 ans et rendent compte d’une société prospère, pérenne et hautement organisée. Les pierres formant les cercles ont été extraites à l’aide d’outils de fer et savamment taillées en colonnes presque identiques, de section soit cylindrique soit polygonale, d’une hauteur moyenne de 2 mètres et pesant jusqu’à 7 tonnes. Chaque cercle comprend entre 8 et 14 pierres dressées pour un diamètre de 4 à 6 mètres. Tous sont situés près de monticules funéraires. Ce site exceptionnel est représentatif d’une zone mégalithique régionale beaucoup plus large qui, en termes de taille, de caractères de similitude et de complexité, apparaît comme le plus grand complexe connu au monde. Ces pierres admirablement travaillées montrent des techniques de travail de la pierre précises et habiles et contribuent à l’impressionnante grandeur de l’ensemble de ces complexes mégalithiques.



L’Art rupestre de Chongoni (Malawi). Situé sur un groupe de collines boisées de granite, la réserve de Chongoni occupe 126,4 km2 sur le haut plateau central du Malawi. Sur 127 sites, elle abrite le plus dense des ensembles d’art rupestre de la région. L’ensemble de Chongoni reflète la tradition - relativement rare - de l’art rupestre des agriculteurs mais aussi les peintures des chasseurs-cueilleurs BaTwa qui habitèrent le secteur à partir de l’âge de pierre tardif. Les agriculteurs Chewa, dont les ancêtres vivaient dans la région depuis l’âge de fer tardif, pratiquèrent la peinture rupestre jusqu’à une époque avancée du XXe siècle. Les symboles de l’art rupestre, étroitement associés aux femmes, sont toujours d’une grande pertinence culturelle parmi les Chewa, et les sites sont associés à des cérémonies et rituels qui ont toujours cours.



Aapravasi Ghat (Maurice). Ce site de 1 640 m2 situé dans le district de Port Louis est l’endroit où commença la moderne diaspora des travailleurs sous contrat ou « engagés ». En 1834, le gouvernement britannique choisit l’île de Maurice pour en faire le premier site de sa « grande expérience », l’utilisation de travailleurs libres plutôt que d’esclaves. Entre 1834 et 1920, presque un demi-million de travailleurs sous contrat arriva d’Inde à l’Aapravasi Ghat pour travailler dans les plantations sucrières de Maurice ou pour être transférés de là à l’île de la Réunion, en Australie, en Afrique australe et orientale, dans les Caraïbes. Les bâtiments de l’Aapravasi Ghat sont l’une des premières manifestations explicites de ce qui devait devenir par la suite un système économique mondial et l’une des plus grandes vagues migratrices de l’histoire..



Paysages d’agaves et anciennes installations industrielles de Tequila (Mexique). Le site de 34 658 ha s’étend du pied du volcan Tequila jusqu’au canyon du Rio Grande. Il comprend de vastes paysages d’agaves bleues, façonnés par la culture de cette plante qui est utilisée depuis le XVIe siècle pour produire la tequila et depuis au moins 2 000 ans pour fabriquer des boissons fermentées et des textiles. On trouve dans ce paysage des distilleries en activité qui reflètent l’essor de la consommation internationale de tequila au XIX e et XX e siècles. Aujourd’hui, la culture de l’agave est considérée comme un élément intrinsèque de l’identité nationale mexicaine. La zone englobe un paysage vivant et exploité de champs d’agaves bleues et les peuplements urbains de Tequila, El Arenal et Amatitan, abritant de grandes distilleries où le cœur de l’agave (l’ananas) est fermenté et distillé. La zone inscrite inclut des champs d’agaves, des distilleries et fabriques (en activité ou désaffectées), des tabernas (distilleries illégales), des villes, les sites archéologiques de Teuchitlan. La zone contient de nombreuses haciendas, ou propriétés foncières, dont certaines datent du XVIIIe siècle. L’architecture des fabriques et des haciendas se caractérise par une construction en briques et en adobe, des murs recouverts d’enduit et peints en ton ocre à la chaux, des arcades, des claveaux et des encadrements de fenêtre en pierre, des ornements néo-classiques ou baroques. La zone reflète d’une part le mélange culturel des processus de fermentation pré-hispaniques et de la distillation européenne, d’autre part des styles architecturaux autochtones et espagnols. La zone comprend également des sites archéologiques qui contiennent des témoignages de la culture Teuchitlan qui a façonné la zone de Tequila de 200 à 900 après JC, notamment à travers la création de terrasses pour l’agriculture, d’habitations, de temples, de tertres cérémoniels et de terrains de jeu de balle.



Les Sites d’art rupestre de Kondoa (Tanzanie) sont également inscrits. Dans cette zone de 2 336 km2 située sur les versants orientaux de l’escarpement masaï bordant la grande vallée du rift, on trouve des abris sous roche naturels, surplombant des dalles de roches sédimentaires fragmentées par les failles du rift, dont les plans verticaux ont servi de support à des peintures rupestres pendant au moins deux millénaires. La collection spectaculaire d’images - souvent d’une grande valeur artistique - réparties dans plus de 150 abris présente des séquences qui constituent un témoignage unique de l’évolution socio-économique de la région, des chasseurs-cueilleurs aux sociétés agro-pastorales, et des croyances et idées qui leur sont associées. Les gens habitant aux environs des abris continuent de les associer à des pratiques rituelles.





Un nouveau site a été inscrit en tant qu’extension d’un site déjà existant :



L’archipel de Kvarken, situé dans le golfe de Botnie, au large de la côte finlandaise, a été inscrit en tant qu’extension du site Haute Côte de Suède (inscrit en 2000) ; il en double largement la surface. Le nouveau site transfrontalier de Finlande et de Suède portera le nom de Haute Côte /archipel de Kvarken (Suède/Finlande). L’archipel de Kvarken est composé de 5 600 îles et îlots et couvre 194 400 ha (15 % terrestres et 85 % marins). Ce site se singularise principalement par ses curieuses moraines à crête bosselées, ou moraines de Geer, formées par la fonte de la nappe de glace continentale, il y a entre 10 000 et 24 000 ans. De nouvelles îles émergent continuellement de la mer du fait d’un relèvement glacio-isostatique rapide, phénomène qui se produit lorsqu’une terre précédemment comprimée par le poids d’un glacier se relève après la disparition de ce dernier. Le taux de relèvement dans la région est l’un des plus élevés au monde. Du fait de l’avancée du littoral, des îles apparaissent et s’unissent, des péninsules grandissent, des lacs se forment depuis les baies et deviennent des marais et des fagnes tourbeuses. Ce site est avant tout la « région type » pour la recherche sur l’isostasie, le phénomène ayant été reconnu et étudié pour la première fois dans cette région.



Un site a été retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril :



Le Comité du patrimoine mondial a décidé de retirer le site de Tipasa (Algérie) de la Liste du patrimoine mondial en péril (où il avait été inscrit en 2002) compte tenu de l’engagement pris par l’Algérie de résoudre d’ici la session de 2007 du Comité les principaux problèmes menaçant cet ensemble unique de vestiges phéniciens, romains, paléochrétiens et byzantins, voisinant avec des monuments autochtones. Les problèmes concernent l’urbanisation à proximité du site, l’absence de zone tampon, une protection légale et des plans de gestion inadéquats.



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Source Communiqué de presse nº78 -2006
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 ID: 33834 | guest (Lire) Mise à jour: 13-07-2006 4:12 pm | © 2003 - UNESCO - Contact