UNESCO Banner

DIRECTRICE GENERALE DE L'UNESCO

Le Directeur général annonce l’entrée en action du Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien (IOTWS) dès la fin du mois de juillet

Intervenant devant la 39e session du Conseil exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI), le Directeur général a annoncé que le Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien (IOTWS) était désormais opérationnel.

Dix-huit mois après le tsunami de décembre 2004, toute la région de l’océan Indien dispose d’un système d’alerte capable de recevoir et de diffuser 24 heures sur 24 des alertes aux tsunamis. « A la fin du mois de juillet 2006, le système dans sa première version sera capable de […] détecter avec fiabilité et rapidité les grands tremblements de terre susceptibles de provoquer des tsunamis, de préciser les emplacements des épicentres et hypocentres des séismes […] , de confirmer la formation d’un tsunami après un grand séisme, d’émettre et d’annuler au niveau local, régional ou général des avis d’alerte au tsunami » a déclaré le Directeur général. (Voir Unescopresse n°2006-69)

Au cours de son intervention devant les membres du Conseil exécutif de la COI, réunis pour leur session annuelle, M. Matsuura s’est réjoui des résultats obtenus, et a invité les Etats membres et les autorités des pays confrontés à la menace de tsunamis de poursuivre leur mobilisation. « Deux défis majeurs continuent à nous être posés », a-t-il déclaré : « Premièrement nous devons nous assurer que tout ce qui a été fait à ce jour –et tout ce qui est en passe de l’être- s’intègre bien dans les efforts coordonnés internationalement sous la gouvernance de la COI. Nous ne pouvons pas nous exposer au risque de nous trouver face à un éventail disparate de systèmes nationaux, pas ou très peu coordonnés. Un échange ouvert et libre d’échange de données et la totale interopérabilité des systèmes nationaux est un élément crucial de succès. Deuxièmement, nous devons nous assurer que les investissements dédiés aux réseaux de détection mis en place en amont pour assurer le flux des informations et données nécessaires au déclanchement de l’alerte, sont bien accompagnés parallèlement d’investissements à long terme pour assurer la circulation en aval des informations à partir des centres d’alerte vers les populations et communautés à risque ».

M. Matsuura a poursuivi son intervention en soulignant le rôle majeur joué par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI), rôle reconnu et salué non seulement au sein du système des Nations Unies, mais aussi par la communauté internationale. Il a exprimé sa détermination à poursuivre les efforts qu’il a entrepris afin de permettra à la COI d’accomplir sa mission, malgré une situation budgétaire difficile. Il a rappelé à cette occasion les initiatives qu’il a prises pour faciliter le fonctionnement de la COI et a souligné l’importance, pour palier le manque de ressources budgétaires, de l’intersectorialité qui doit permettre de consacrer toutes les énergies nécessaires à des activités prioritaires clairement établies. A cet égard, M. Matsuura a évoqué l’examen d’ensemble des grands programmes II et III actuellement en cours afin d’élaborer un cadre stratégique prospectif pour les programmes de l’UNESCO dans le domaine des sciences, à la lumière du mandat global de l’Organisation, des priorités nationales et régionales et des besoins mondiaux actuels. Il a insisté sur l’importance de la participation de la COI à cet examen d’ensemble.

Le Directeur général a conclu son intervention en exprimant sa satisfaction devant le travail accompli par la COI qui en fait un des deux programmes phare de l’Organisation, lui assurant une visibilité essentielle. A cette occasion, M. Matsuura a rendu un hommage particulier à Patricio Bernal, secrétaire exécutif de la COI et Sous-directeur-général de l’UNESCO et a annoncé sa décision de prolonger son mandat jusqu’en 2009.

Une séance de questions-réponses a suivi l’intervention du Directeur général, au cours de laquelle plusieurs membres du Conseil ont exprimé leur souhait de voir la COI être dotée de moyens financiers et humains supplémentaires afin de lui permettre d’accomplir ses missions sans cesse croissantes. Ils ont également abordé des questions relatives aux choix des futures priorités stratégiques .

  • Source:Flash Info n°103-2006
  • 29-06-2006
Europe and North America Latin America and the Caribbean Africa Arab States Asia Pacific