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Le système d’alerte aux tsunamis de l’océan Indien en état de marche
Contact éditorial : Sue Williams, Section des relations avec la presse, tél. +33 (0)1 45 68 17 06, portable +33 (0)6 15 92 93 62 - Email
Contact audiovisuel : Ariane Bailey, Unité photo, tél. +33 (0)1 45 68 16 86 - Email

28-06-2006 4:40 pm Le Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien (IOTWS) est opérationnel dans les délais prévus, a déclaré aujourd’hui le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura. Dix-huit mois après le tragique tsunami de décembre 2004, toute la région de l’océan Indien dispose d’un système d’alerte capable de recevoir et de diffuser 24 heures sur 24 des alertes aux tsunamis. « A la fin du mois de juillet 2006, le système dans sa première version sera capable de […] détecter avec fiabilité et rapidité les grands tremblements de terre susceptibles de provoquer des tsunamis, de préciser les emplacements des épicentres et hypocentres des séismes […] , de confirmer la formation d’un tsunami après un grand séisme, d’émettre et d’annuler au niveau local, régional ou général des avis d’alerte au tsunami » a déclaré le Directeur général.

Koïchiro Matsuura a fait cette annonce dans son discours devant le Conseil exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI) qui a tenu jusqu’à aujourd’hui sa réunion annuelle au siège de l’Organisation. La COI, qui avait mis en place le système d’alerte aux tsunamis pour le Pacifique au cours des années 1960, coordonne celle du système d’alerte dans l’océan Indien.

Vingt-six – sur les vingt-huit possibles – centres nationaux d’information sur les tsunamis, capables de recevoir et diffuser un peu partout 24 heures sur 24 des alertes aux tsunamis, ont été installés dans les pays riverains de l’océan Indien. Le réseau sismographique a été amélioré : 25 nouvelles stations ont été installées et reliées en temps réel à des centres d’analyse. Il existe aussi trois capteurs de pression en eaux profondes (DART) et la Commission Préparatoire de l'Organisation du Traité d'Interdiction Complète des Essais Nucléaires (CTBTO) fournit les données de ses stations sismographiques.

A l’heure actuelle, les bulletins d’information émanent du Japon et d’Hawaï, dans l’attente d’une décision finale sur la localisation de centres régionaux dans l’océan Indien. Elle sera plus facile à prendre quand des éléments additionnels, dont des instruments comme des capteurs de pression en eaux profondes et des satellites, seront disponibles, fin 2007 ou en 2008.

« Nous pouvons être fiers de ce qui a été réalisé », a déclaré Koïchiro Matsuura. Il a ajouté : « Ce travail réussi est cependant loin d’être achevé. Les premiers plans nationaux, susceptibles de venir renforcer le système de départ, sont attendus pour 2007 et 2008. Les nouveaux systèmes nationaux ont besoin d’être testés en situation réelle. Au cours de l’année écoulée, la nature nous a fourni des occasions de détecter d’éventuels points faibles. Les nouveaux outils de communication – tels que les services de messages succincts (SMS) –risquent d’être saturés au moment où ils seraient nécessaires. Les systèmes de sirène récemment installés sont entendus d’un côté d’une baie, pas de l’autre. Les nouveaux réseaux sismographiques ne peuvent pas se limiter à la localisation automatique des épicentres. […] Un renforcement accru des capacités est nécessaire un peu partout »

Deux grands défis doivent encore être relevés, a ajouté Koïchiro Matsuura. Le premier consiste à renforcer la coordination internationale. « Nous ne pouvons pas prendre le risque d’avoir un déploiement disparate de systèmes nationaux, avec peu ou pas de coordination », a précisé le Directeur général. « L’échange libre et large des données, ainsi qu’une véritable compatibilité entre les systèmes nationaux, sont absolument cruciaux pour réussir ».

Pour le Directeur général, le deuxième défi réside dans le fait d’investir à long-terme dans le système afin d’assurer la diffusion de l’information depuis les centres d’alertes jusqu’aux populations et communautés à risque ». « Une alerte parfaitement exacte émise en temps voulu ne protège en rien si les gens ne savent pas comment répondre à cette urgence », a souligné Koïchiro Matsuura. « Une alerte rapide est au moins autant une question relevant d’une organisation légère et de systèmes de communication basés sur les communautés, que d’une science et une technologie lourdes, de modélisation numérique et de réseaux d’instruments. […] La mise en place de la prévention au niveau national est l’aspect le plus délicat de l’installation de systèmes d’alerte rapide ».

La marche vers ces objectifs et les développements futurs du système seront discutés lors d’une réunion du groupe intergouvernemental de coordination (GIC) du Système d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien qui se tiendra à Bali du 31 juillet au 2 août.

Le Système d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien constitue une composante essentielle d’un système mondial d’alerte aux tsunamis, objectif auquel travaille la COI. Dans ce but, des systèmes d’alerte doivent aussi être mis en place dans l’Atlantique du Nord-Est, la Méditerranée et les mers adjacentes, ainsi que les Caraïbes. La protection doit aussi être renforcée dans le Pacifique Sud-Ouest.


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Source Communiqué de presse N°2006-69
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 33442 | guest (Lire) Mise à jour: 29-06-2006 9:25 am | © 2003 - UNESCO - Contact