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DIRECTRICE GENERALE DE L'UNESCO

Le Directeur général de l’UNESCO invite les Etats membres à ratifier la Convention internationale contre le dopage dans le sport

Le Directeur général de l’UNESCO invite les Etats membres à ratifier la Convention internationale contre le dopage dans le sport
  • © UNESCO/M. Ravassard

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a ouvert le 26 juin, la conférence-débat consacrée à la crise du dopage dans le sport.

Cette manifestation était organisée dans le cadre de la promotion de la Convention internationale de l’UNESCO contre le dopage dans le sport, première convention globale en la matière.

Dans son intervention, le Directeur général a tout d’abord rappelé les différentes étapes qui ont conduit à l’adoption de cette Convention, en 2005, par la 33e session de la Conférence générale. « Il était normal que l’UNESCO serve de cadre à l’élaboration de la première convention contre le dopage réellement globale, du fait de son rôle en matière normative, et en tant qu’agence ayant un mandat éthique fort et un intérêt de longue date pour le sport », a-t-il déclaré.

« A ce jour, treize Etats ont déposé leur instrument de ratification auprès de l’UNESCO », a précisé le Directeur général, « dix-sept autres ratifications sont requises de façon urgente pour permettre l’entrée en vigueur de cette Convention. J’en appelle donc aux Etats membres pour qu’ils prennent les mesures nécessaires à la ratification, l’acceptation ou l’approbation de ce texte ».

« L’usage par les athlètes de produits visant à améliorer leurs performances est un des plus grands fléaux rencontrés dans le sport aujourd’hui. Le dopage nuit aux athlètes. Il détruit l’esprit sportif, fausse les compétitions et porte une atteinte irrémédiable à la crédibilité du sport », a déclaré le Directeur général.

M. Matsuura a ensuite invité les médias, le mouvement sportif, le corps médical et la communauté internationale à promouvoir la lutte contre le dopage. Il a insisté sur le rôle qui incombe en la matière aux gouvernements et tout particulièrement à l’éducation. « L’UNESCO considère que l’éducation joue un rôle de premier plan dans la lutte contre le dopage. Le désir de gagner est louable, le désir de gagner à tout prix y compris en trichant ne l’est pas. Il est important que les jeunes apprennent que l’intégrité et le sens de l’honneur sont des dons précieux et qu’une fois perdus, on ne peut plus les retrouver », a ajouté le Directeur général.

S’adressant aux gouvernements, M. Matsuura les a invités à apporter leur soutien à l’Agence mondiale antidopage (AMA), partenaire de l’UNESCO, et leur a suggéré différentes approches pour leur permettre d’agir plus efficacement : restreindre l’accès aux substances interdites, encourager le dépistage au niveau national, retirer le soutien financier à ceux qui ne respectent pas les règles et assurer le financement de campagne d’éducation à l’anti-dopage en faveur des athlètes.

« L’action gouvernementale est essentielle en la matière, a déclaré M. Matsuura, car dans certains domaines spécifiques, seuls les gouvernements ont les moyens d’agir et de faire avancer la lutte contre le dopage », a-t-il conclu.

A l’occasion de cette conférence-débat, M. Matsuura a annoncé la nomination de la championne de tennis, Justine Henin-Hardenne, en tant que « Championne de l’UNESCO pour le sport », avec pour mission essentielle la promotion de la lutte contre le dopage (voir UNESCOpresse 2006-67).

  • Auteur(s):Office of the Spokeswoman
  • Source:Flash Info n°100-2006
  • 27-06-2006
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