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DIRECTRICE GENERALE DE L'UNESCO

VIH et Sida : réunion d’information des délégations permanentes

Le Directeur général a tenu, le 9 mai 2006, une réunion d’information des délégations permanentes auprès de l’UNESCO afin de leur fournir les informations les plus récentes concernant le rôle, les objectifs et programmes de l’UNESCO dans le domaine de la lutte contre le VIH et le Sida.

Mme Cristina Owen-Jones, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO pour l’éducation préventive au VIH et Sida, participait à cette réunion. Le Directeur général, à cette occasion, lui a rendu hommage et l’a tout particulièrement remerciée pour la part active qu’elle a prise dans le développement de la coopération entre l’UNESCO et Global Business Coalition (GBC).

Après avoir présenté les grandes tendances de l’évolution et de l’impact du VIH et du Sida à travers le monde, le Directeur général a déploré que « malgré les actions continues entreprises, particulièrement à travers une intensification et une généralisation des efforts en matière de prévention, la pandémie continue à se propager, mettant en péril le développement durable et les progrès en faveur de la réalisation des objectifs d’Education pour tous ». Malgré l’urgence et la gravité de la situation, le Directeur général a cependant mentionné quelques éléments d’amélioration dans plusieurs aspects de la lutte menée pour ralentir, voire inverser l’évolution de l’épidémie.

M. Matsuura a souligné le travail accompli par l’équipe spéciale internationale qui regroupe 24 Etats membres, les Agences du système des Nations Unies, des organisations de la société civile : « Les recommandations de cette équipe spéciale internationale, s’inscrivent dans le cadre du processus de réforme des Nations Unies, des Objectifs du Millénaire pour le développement et du Comité d’aide au développement de l’OCDE (CAD), chargé du suivi de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide ». Le Directeur général a salué la récente décision du Conseil exécutif de faire totalement siennes ces recommandations, parmi lesquelles figure la désignation de l’UNESCO en tant qu’agence chef de file pour la prévention du VIH dans les institutions éducatives, dans le cadre la division du travail organisée entre les différentes composantes d’ONUSIDA. Selon lui, ces recommandations de l’équipe spéciale permettront d’accroître l’efficacité de la réponse au Sida et, à terme, d’étendre les programmes de prévention et de traitement. Elles permettront également à l’UNESCO de mieux cibler son travail et d’obtenir de meilleurs résultats.

M. Matsuura a par ailleurs rappelé l’engagement pris par les dirigeants politiques à l’occasion du Sommet mondial de soutenir la montée en puissance des services dédiés au Sida, afin de réaliser l’objectif d’assurer l’accès universel à la prévention, aux soins et traitements en 2010. Il a réitéré le soutien de l’UNESCO au processus d’accès universel, dont la prévention fait partie intégrante. A cet effet, EDUSIDA (Initiative mondiale sur le VIH/sida et l'éducation) joue le rôle de mécanisme clé pour la collaboration renforcée. Le Directeur général a rappelé qu’EDUSIDA, initiative lancée par l’UNESCO dans le cadre d’ONUSIDA, bénéficie de la collaboration des partenaires clés et agit dans le respect de la division du travail décidée au sein du système des Nations Unies. « EDUSIDA a deux objectifs de départ : premièrement utiliser l’éducation pour lutter contre la propagation du virus, deuxièmement, protéger les systèmes éducatifs des conséquence dramatiques de la pandémie ». A cet égard, M. Matsuura a noté, pour s’en réjouir, que l’intérêt porté à cette initiative provenait de pays de toutes les régions.

Le Directeur général a ensuite cité plusieurs exemples de l’approche interdisciplinaire et des contributions spécifiques des différents secteurs ou services de l’Organisation, tant au Siège que hors-Siège, en insistant sur le fait que « les expertises variées qui se combinent à l’UNESCO et qui lui sont spécifiques, permettent une approche interdisciplinaire, institutionnelle et technique qui facilite une intervention approfondie dans les domaines clés de l’éducation ».

Concernant le financement, Koïchiro Matsuura a noté le fait que l’UNESCO, pour la mise en œuvre de ses activités liées au VIH et Sida, était très dépendante des financement extrabudgétaires, en particulier du Budget unifié et des plans de travail d’ONUSIDA et de son programme de financement accéléré d’action au niveau des pays. Il a également mentionné les contributions de l’Italie, du Japon, du Fonds de l’OPEC et des Etats-Unis d’Amérique et évoqué le soutien particulier apporté par l’Italie au projet « Families First Africa ».

M. Matsuura a rappelé que la responsabilité de la coordination des activités de l’UNESCO dans le domaine du VIH et du Sida avait été transférée au secteur de l’Education à la suite du départ à la retraite du Directeur de l’IIEP, Gundmund Hernes et que c’était désormais Mme Mary Pigozzi, Directrice de la division de la promotion d’une éducation de qualité, qui en avait la charge.

Le Directeur général a conclu son intervention en évoquant la bonne nouvelle que constituait, pour la deuxième année consécutive, la baisse du niveau de prévalence du VIH à l’échelle mondiale, due d’une part « à l’augmentation sans précédent des ressources allouées et aux efforts croissants menés aux échelons national, régional et international ». cependant, M. Matsuura a mis en garde contre toute autosatisfaction estimant que « en dépit de réels progrès, beaucoup de travail reste à faire et devra être poursuivi pendant des périodes de temps considérables ».

Une séance de questions-réponses a suivi la présentation du Directeur général, donnant la possibilité aux Délégués permanents de partager leurs expériences, ce fut notamment le cas pour le projet « Families First Africa » qui a fait l’objet d’une présentation plus détaillée. Mme Cristina Owen-Jones a ensuite évoqué les enjeux de la coopération avec la GBC ; la collaboration entre l’UNESCO et L’Oréal, notamment en ce qui concerne le programme de prévention au VIH et Sida mis en place dans le cadre de la formation des coiffeurs. Enfin, Mme Pigozzi a souligné la place et le rôle importants reconnus à l’UNESCO au sein d’ONUSIDA dans une phase d’évolution rapide du paysage onusien. Elle a insisté sur le besoin de se focaliser davantage à l’échelon des pays et, pour se faire, d’accroître le soutien et les contributions aux Bureaux régionaux et multi pays de l’UNESCO. Elle a également insisté sur l’importance de privilégier une approche cohérente qui assure l’harmonisation des contributions des différents secteurs et services de l’UNESCO.

  • Source:Flash Info n°070-2006
  • 10-05-2006
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