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Les gouvernements sont incités à renforcer leur soutien au système d’alerte rapide aux tsunamis dans la Méditerranée et l’Atlantique du Nord-Est
Contact éditorial : Sue Williams, Section des relations avec la presse, tél. +33 (0)1 45 68 17 06 - Email

25-05-2006 6:15 am Des experts scientifiques et des délégués de 17 pays, réunis à Nice depuis le 22 mai, ont exhorté les gouvernements à renforcer leur soutien à la mise en place d’un système d’alerte rapide aux tsunamis dans l’Atlantique Nord-Est et la Méditerranée. Pour eux, les progrès ont été trop lents jusqu’à présent. Ces experts participaient à la seconde réunion du Groupe intergouvernemental de coordination (GIC) du système d’alerte rapide aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’Atlantique Nord-Est, la Méditerranée et les mers adjacentes (NEAMTWAS) qui est responsable de l’élaboration et de la mise en place d’un système qui pourrait être utilisable en cas de tsunami mais aussi pour d’autres catastrophes naturelles. La réunion, qui a pris fin aujourd’hui, était organisée par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO et hébergée par le gouvernement français, avec le soutien du Conseil général des Alpes maritimes.

Les participants ont souligné que la région vient au second rang - derrière l’océan Pacifique - pour la fréquence des tsunamis. Bien que ces derniers ne se produisent pas très souvent, le risque d’une catastrophe - locale ou au niveau de toute la région - est bien réel.

« La région est peuplée de façon dense et très développée », a déclaré l’Italien Stefano Tinti, Président du Groupe intergouvernemental de coordination. « Selon une étude de l’UNESCO, rien que pour la Méditerranée, 40% des 46 000 kilomètres de côtes sont déjà construits et cette urbanisation progresse rapidement. Vers 2025, les villes côtières hébergeront 90 millions de personnes et la région attirera 312 millions de touristes. Dans ce contexte, un système d’alerte aux tsunamis et catastrophes naturelles constituerait une police d’assurance minimum ».

« Les différentes composantes d’un système d’alerte sont déjà plus ou moins en place mais nous devons les assembler », a ajouté Stefano Tinti. « Par exemple, la plupart des marégraphes installés dans la Méditerranée ne fournissent pas de données en temps réel et seuls quelques uns d’entre eux sont constitués en réseau. Les données sismiques aussi ne sont pas disponibles en temps réel. Ce qui signifie que nous ne pouvons pas analyser rapidement les conséquences d’un événement majeur, ni préparer une alerte appropriée pour les services d’urgence et les populations locales.

« Nous sommes face à un paradoxe. L’Europe qui dispose déjà en ce moment de la plupart des éléments qui constituent un système d’alerte en état de marche n’a pas encore un tel système », a déclaré Patricio Bernal, Secrétaire exécutif de la COI. « C’est exactement la situation que connaissait l’océan Indien avant le tsunami tragique de décembre 2004. Un engagement plus marqué des autorités nationales est nécessaire pour identifier les agences qui peuvent devenir des centres opérationnels chargés des tsunamis et pour maintenir sur le moyen et long terme la vigilance et la prévention nécessaires pour que les communautés du pourtour de la Méditerranée et des côtes de l’Atlantique Nord-Est soient à l’abri des tsunamis ».

Les participants ont souligné que la diffusion immédiate, gratuite et sans restriction des données brutes fournies par les systèmes d’observation doit être considérée comme un principe de base pour tous les systèmes d’alerte, nationaux, régionaux ou mondial. Les recommandations adoptées lors de la clôture de la réunion mentionnent aussi la nécessité de financer à long terme la modernisation des réseaux d’instruments, de financer les coûts opérationnels et la formation, d’accroître la recherche en vue d’améliorer notre connaissance des tsunamis et de la façon dont ils se forment, d’établir des centres pour traiter, valider, analyser et interpréter les données reçues, ainsi que le besoin de renforcer le rôle des autorités locales, municipalités, acteurs locaux – y compris le secteur privé- dans la mise en place du système.

« Une heure suffirait à un tsunami pour traverser la Méditerranée », a poursuivi Stefano Tinti. « Nous cherchons à mettre en place un système qui puisse émettre des bulletins d’information précis cinq minutes après un événement et les réactualiser au bout de 10 ou 20 minutes. Cela suppose sur le long terme des investissements et un engagement substantiels mais cela peut aussi sauver un nombre incalculable de vies et réduire l’impact des destructions.

La prochaine réunion du Groupe intergouvernemental de coordination se tiendra à Bonn (Allemagne) en janvier 2007.


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Source Communiqué de presse N°2006-48
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 33089 | guest (Lire) Mise à jour: 29-05-2006 10:53 am | © 2003 - UNESCO - Contact