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50e ANNIVERSAIRE DE L'INSTITUT DE L'UNESCO POUR L'EDUCATION

11-06-2002 10:00 pm Paris - L'Institut de l'UNESCO pour l'Education (IUE) célèbre le 14 juin son 50e anniversaire : un demi-siècle de travail au service des laissés pour compte des systèmes d'éducation formelle dans le monde. Basé à Hambourg (Allemagne), l'Institut est un centre international de recherche, de formation, d'information, de documentation et d'édition qui s'occupe de formation continue, de formation des adultes, d'alphabétisation des adultes et d'éducation de base non-formelle. Il a été créé en 1951 pour aider à répondre aux graves problèmes éducatifs de l'Europe de l'après-guerre, et pour aider l'Allemagne à rebâtir des liens avec les autres pays.

Le projet attira des visionnaires tels que Jean Piaget - le pionnier suisse de la psychologie de l'enfant - et Maria Montessori, l'auteur d'une méthode pédagogique qui porte son nom et qui est utilisée aujourd'hui dans des écoles du monde entier.

Depuis cette période, la mission de l'Institut a beaucoup évolué, s'élargissant pour accueillir les pays de l'Europe de l'Est pendant la Guerre froide et les pays en développement à partir des années 1960. Mais son objectif de base consistant à trouver des manières d'éduquer ceux qui n'ont pas accès à l'école, ou ceux dont l'éducation a été trop courte, est toujours le même. Cette quête a maintenu l'IUE à l'avant-garde de la recherche en éducation.

A titre d'exemple, l'Institut a été le premier à s'intéresser au travail post-alphabétisation. Les campagnes massives d'alphabétisation menées dans de nombreux pays en développement ont été des avancées dans la bonne direction, mais sont, à elles seules, insuffisantes. Un travail de suivi était nécessaire, les étudiants - jeunes ou vieux - avaient besoin de matériels de lecture pour conserver leurs acquis : une culture de lecture et d'écriture devait être développée, et apprendre devait devenir une part de la vie quotidienne de chacun.

Dans les années 1980, l'Institut a alerté les pays riches : ils étaient eux aussi sérieusement confrontés à l'analphabétisme. Cela fut confirmé par une vaste étude de l'OCDE, en 1995, qui prit en compte les différents niveaux de compétences et de connaissances nécessaires dans les sociétés actuelles, et qui révéla que près de 25 % des adultes étaient fonctionnellement analphabètes dans quelques-uns des pays les plus riches. Pour l'Institut, à moins qu'un réel effort ne soit entrepris pour le résoudre, ce problème risquait de s'aggraver en raison du développement rapide des nouvelles technologies de l'information et de la communication, de l'augmentation de l'immigration et des ressources limitées accordées aux systèmes d'éducation formelle. Apprendre ne s'arrêtait pas à l'école, souligna l'IUE, c'était un processus permanent.

" Aujourd'hui, toutes les institutions internationales - l'OCDE, la Banque mondiale, l'Union européenne, et d'autres - sont d'accord sur le fait que l'éducation tout au long de la vie est le moteur du développement, et qu'il est aussi important de s'occuper des adultes que de leurs enfants ", déclare Adama Ouane, Directeur de l'IUE.

La recherche de l'Institut sur l'éducation des adultes a aidé les décideurs et les autorités de l'éducation à mieux comprendre l'étendue et la complexité du problème de l'analphabétisme, qui touche encore plus de 880 millions d'adultes et 130 millions d'enfants dans le monde. Mais son travail va au-delà de la fourniture de données pour le développement de programmes et de projets conçus sur mesure pour faire face à la myriade de situations culturelles et sociales différentes et aux besoins des étudiants adultes. Aujourd'hui, il offre quelque 8 000 types différents de matériels pédagogiques qui sont utilisés dans les programmes d'alphabétisation des adultes dans 120 pays et dans 160 langues.

L'Institut travaille avec des experts, des organisations non gouvernementales et gouvernementales, ainsi qu'avec des Etats. Il fonctionne comme une sorte de " réseau de réseaux ", afin de rendre accessible le fruit de ses recherches au plus large public - et particulièrement aux décideurs politiques et à ceux qui sont responsables de la formulation des politiques éducatives. " Nous relions les gens entre eux, afin qu'ils puissent apprendre des expériences des autres ", explique le chercheur Madhu Singh.

L'un des réseaux clés créé par l'IUE est ALADIN (Adult Learning Documentation and Information Network - Réseau de documentation et d'information sur l'éducation des adultes / http://www.unesco.org/education/aladin) qui relie quelque 100 centres de documentation spécialisés du monde entier et leur permet d'échanger information et expériences. Un autre de ces réseaux, connu sous l'acronyme GINIE, a été fondé par l'Institut et l'Université de Pittsburgh et s'intéresse aux jeunes dans des situations de post-conflit. GINIE met en œuvre des programmes qui non seulement permettent à ces jeunes de reprendre leur éducation, mais qui les aident aussi à soigner les blessures psychologiques et les traumatismes laissés par la guerre.

" L'éducation peutconstituer le moyen pour un enfant ou un adulte de se libérer, à travers une expression physique, écrite ou artistique ", explique Gonzalo Retamal, un chercheur spécialiste de l'éducation post-conflit de l'IUE. Des programmes conçus par l'Institut et sesdifférents partenaires ont ainsi formé des professionnels et aidé des individus en Somalie, au Libéria, au Rwanda, au Kosovo et au Sierra Leone. De tels programmes sont bâtis autour des réalités quotidiennes des individus en formation, et incluent l'apprentissage de connaissances de survie comme la détection des mines ou la prévention du sida, la nutrition et l'hygiène, mais aussi des sujets comme les droits des femmes et la démocratie.

" Le message sous-jacent à tout le travail de l'Institut, déclareAdama Ouane, c'est que l'éducation est l'aventure de toute une vie ; que les individus ont constamment besoin de mettre à jour leur savoir et les compétences qui leur sont nécessaires pour fonctionner dans la société moderne, et que les systèmes éducatifs - formels et non-formels - doivent pouvoir s'adapter pour satisfaire les besoins de ces individus. Le message est entendu et la demande d'une telle éducation permanente est à nouveau une urgence. Si l'Institut de l'UNESCO pour l'Education n'existait pas, il faudrait l'inventer ".

Malgré son travail important, une ombre plane sur le futur de l'Institut, qui a été financé en majeure partie par l'Allemagne au cours du dernier demi-siècle. Le gouvernement allemand a en effet annoncé qu'il ne pouvait pluspoursuivre cette politique et que son soutien financier cessera totalement à la fin 2006. Entre aujourd'hui et cette date, l'Institut doit trouver de nouveaux partenaires financiers.

Contact : Sue Williams
Bureau de l'information du public, Section éditoriale
Tél. : +33 (0) 1 45 68 17 06
e-mail : s.williams@unesco.org
ou Maren Elfert,
Institut de l'UNESCO pour l'Education
Tél. : +49 (40) 44 80 41 44
e-mail : m.elfert@unesco.org


Site Internet : Institut pour l'Education - UNESCO



Source Feature No.2002-12
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 3308 | guest (Lire) Mise à jour: 17-01-2005 11:23 am | © 2003 - UNESCO - Contact