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Remise du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix 2005 à Abdoulaye Wade
Contact éditorial : Jasmina Sopova, Section des relations avec la presse, tél. +33 (0)1 45 68 17 17 - Email
Contact audiovisuel : Ariane Bailey, Unité photo, tél. +33 (0)1 45 68 16 86 - Email

16-05-2006 8:00 pm Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, et Henry Kissinger, ancien Secrétaire d’Etat américain et Prix Nobel de la paix, ont remis aujourd’hui au siège de l’Organisation le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix 2005 au Président sénégalais Abdoulaye Wade. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs chefs d’Etat - Jacques Chirac (France), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), Olusegun Obasanjo (Nigeria), Mamadou Tandja (Niger), Marc Ravalomanana (Madagascar), Amadou Toumani Touré (Mali), João Bernardo Vieira (Guinée-Bissau), Jakaya Kikwete (Tanzanie). D’autres personnalités politiques étaient également présentes, notamment Adbou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie et ancien Président du Sénégal, et Henri Konan Bédié, ancien Président de la Côte d'Ivoire, tous deux parrains du prix, le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Amr Moussa, et le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.

Tous les intervenants ont salué l’ancien Président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, dont le Prix porte le nom, et ont souligné le rôle remarquable du Président Wade dans la gestion, la prévention et la médiation des conflits en Afrique.

« Le prix a été accordé au Président Abdoulaye Wade pour sa contribution à la démocratie dans son pays, et sa médiation lors des crises et litiges politiques en Afrique », a déclaré le président du jury, Henry Kissinger, en se félicitant que ce prix récompense cette année un fils de l’Afrique, le Président du Sénégal dont « le changement politique s’est opéré dans un climat de paix et de coopération » et « qui est devenu un exemple pour les autres pays en Afrique et dans le monde ».

« Depuis votre entrée dans la vie politique en 1974 […] qui vous a mené du statut d’opposant à celui de premier magistrat de votre pays, vous avez œuvré à la modernisation de la vie politique au Sénégal, en inscrivant l’éducation et la culture au cœur de l’action publique, a déclaré Koïchiro Matsuura dans son allocution. « Sous votre gouverne, le Sénégal est devenu à son tour un pays modèle en la matière [Education pour tous], en consacrant près de 40% de son budget national à l’éducation », a-t-il poursuivi. « Vous avez également su donner un nouveau souffle à la renaissance du continent africain en vous impliquant personnellement aux côtés de vos pairs dans l’élaboration du Nouveau partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), ce pacte de solidarité innovant et porteur d’espoir ».

Pour sa part, le Président Chirac a souligné que ce prix « récompense fort justement une pensée et une action mises au service de la paix et de la démocratie, et couronne un parcours politique consacré à la bonne intelligence entre les hommes ». « Chacun ici connaît votre détermination en faveur des droits de l’Homme et de la démocratie au Sénégal », a-t-il ajouté avant de saluer particulièrement sa « décision courageuse d’abroger la peine de mort au Sénégal ».

Considérant ce prix comme un geste de reconnaissance et d’encouragement, le Président du Nigeria, Olusegun Obasanjo a mis l’accent sur les conflits que connaît le continent africain : « Nous avons connu beaucoup trop de conflits en Afrique et nous continuons à faire face à de nombreux défis à l’intérieur et entre les nations. Malgré les succès notables que nous avons réalisés, le chemin vers une paix et démocratie véritables dans nos pays reste immense ».

En brossant le portrait de son successeur à la présidence du Sénégal, Abdou Diouf a déclaré : « Son implication positive, dans les nombreux foyers de tension sur notre continent, a forcé l’admiration. Cessez-le feu en Côte d’Ivoire, règlement des crises malgache et bissau-guinéenne, entre autres, sont à porter à son crédit ». Il a ajouté : « En vous décernant le Prix, le Jury présidé par le Docteur Henry Kissinger, vous confère une grande responsabilité que vous mesurez, j’en suis persuadé, à sa juste valeur : celle de poursuivre l’œuvre de paix, de concorde, de dialogue et de fraternité du Président Félix Houphouët-Boigny ».

« Il a été un des tout premiers leaders africains à se proclamer libéral et à combattre le régime du Parti unique en Afrique Francophone », a dit Henri Konan Bédié, avant d’ajouter : « Avec Léopold Sédar Senghor et mon ami et frère Abdou Diouf […], sa contribution à l’établissement du pluralisme politique au Sénégal a été essentielle dans l’émergence d’une démocratie sénégalaise moderne. »

« Cette distinction ne revient pas à ma seule personne », a déclaré Abdoulaye Wade lors de la remise du Prix. « L’homme étant déterminé aussi par son milieu culturel, le mérite en revient d’abord à mon peuple, le peuple sénégalais qui m’a inculqué les valeurs universelles de tolérance et de paix »

Le lauréat a précisé que « le montant du chèque qui accompagne ce Prix sera destiné à la Case des Tout-petits », une structure pré-scolaire destinée aux enfants de 2 à 6 ans dont il a proposé la création lors de la Journée internationale de l’Education, organisée par l’UNESCO à Dakar en 2003, et dont l’objet est de « mettre à la portée des enfants africains des jouets éducatifs ignorés dans leur milieu traditionnel [mais aussi] recevoir chaque jour le grand père ou la grand mère du village qui vient raconter une légende africaine »

Voyant dans ce Prix « une récompense et un encouragement, mais aussi une invite à persévérer dans la quête de la paix », Abdoulaye Wade a mis l’accent sur le rôle de l’éducation dans la création d’un monde de paix : « L’histoire nous a suffisamment prouvé que la paix, ce n’est pas seulement l’absence de guerre. L’absence de guerre n’est qu’un point de départ, une condition sine qua non […] La paix, c’est une vie faite d’harmonie, de respect réciproque, d’amour […] Pour vivre ensemble dans la paix, commençons d’abord par l’éducation et la formation de nos enfants »


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Source Communiqué de presse N°2006-42
Auteur(s) UNESCOPRESSE


 ID: 33002 | guest (Lire) Mise à jour: 19-05-2006 2:17 pm | © 2003 - UNESCO - Contact